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samedi 22 octobre 2016

Rose Morte, tome 2 - Trois épines

Je l'avoue, le sort de cette saga se jouait lors de cette lecture: si une fois encore j'avais envie d'encastrer Rose dans un mur, alors la suite se jouerait sûrement sans moi...

France, fin du XVIIIe siècle. Alors que la révolte gronde aux quatre coins de la France, Rose est rappelée de la cour de Russie. De retour aux côtés de son mentor, elle découvre que la situation vacille également dans l’univers occulte d’Artus. 
Les Arimath doivent faire face à de sauvages attaques sur leurs terres, tandis que la grogne contre la noblesse croît d’instant en instant parmi le peuple. Entre la révolution naissante et les prémices d’une guerre au sein du monde obscur, les bouleversements dans l’existence de Rose s’annoncent cataclysmiques. Leurs conséquences risquent fort de faire sombrer en un même chaos les existences des humains aussi bien que des immortels...

Je sais que j'avais dit que je serais sans nul doute de la partie lorsque le tome 3 de cette série sortirait en poche, mais plus je réfléchissais à ma lecture du premier volet, plus j'avais de doutes et plus les détails négatifs qui m'avaient chiffonnée me revenaient sans cesse, occultant du coup tout ce que j'avais pu apprécier... Quoi de mieux alors que de sortir ce volume 2 et donner une nouvelle chance à Artus et Rose? Surtout que j'avais ouï dire qu'un certain Vassili allait certainement faire pencher la balance en sa faveur...

Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette lecture-ci s'est beaucoup mieux passée que la précédente. Rose a gagné en maturité, elle semble avoir pris son parti face à la froideur qu'Artus peut parfois lui témoigner, bref j'ai beaucoup plus apprécié ce personnage que j'ai trouvé bien moins geignard.
Elle n'hésite pas rabrouer/provoquer son mentor, tout en cachant (plus ou moins bien) à quel point il lui fait de la peine. Artus boude? Grand bien lui fasse, elle ne veut plus se monter la tête ou laisser attendrir. Elle sourit, pirouette, minaude, charme, mais ne laisse plus éclater sa mauvaise humeur pour un oui ou pour un non et ça, ça fait du bien! 
 
Artus, lui, continue de faire passer le bien-être de son clan avant le reste, c'est un chef de meute et il entend le rester. Je ne peux qu'être d'accord, mais de là à se barricader tout le temps et à ne rien partager avec les autres, il y a quand même un monde! Je sais qu'il est volontairement dans sa nature d'être taiseux, mais honnêtement à force c'est un peu... gonflant.

J'ai compris la douleur de Rose, les atermoiements d'Artus, sa jalousie, pour autant j'espère vraiment que le chef Arimath va réussir à s'ouvrir un peu plus dans le tome 3!
J'ai été également ravie de retrouver Adelphe, toujours pris entre sa loyauté pour son frère et son amitié pour Rose. Il ne sait sur quel pied danser, aimerait satisfaire les deux sans trop savoir comment, et du coup cela joue sur son caractère, que j'ai un peu moins apprécié cette fois. Cette froideur, cette absence de dialogues lui ressemblent si peu que j'ai bien cru à un moment m'être trompée de livre!

Mais il reste Vassili, si énigmatique et flegmatique, et j'avoue que là pour le coup je brûle d'en apprendre plus sur lui (et sur ses futures relations avec Adelphe!!). Je le plains de n'être au fond qu'un pâle substitut pour Rose, mais bon je ne pense pas qu'elle lui ait mis le couteau sous la gorge non plus! Bref, pour moi ce personnage gagne à être mieux connu, et j'espère vraiment qu'il aura un rôle à sa véritable mesure dans le tome 3.

Car oui, je peux désormais le clamer haut et fort, je lirai le troisième volume de Rose Morte. Ce n'était pas gagné, mais vu le plaisir que j'ai pris à lire celui-ci, je gage qu'il devrait en être de même avec le suivant.
J'avoue que je place de hauts espoirs dans la suite de cette saga, mais la guerre entre immortels amorcée ici, ainsi que les jeux de pouvoir auxquels ils se livrent m'ont semblé suffisamment prometteurs pour que je rempile pour un tome supplémentaire.
Les scènes d'action se sont enchaînées, les petites trahisons et les jalousies ont jalonné un récit plus politique et plus sombre, bref j'ai beaucoup aimé ce que j'ai lu, et j'espère que la suite sera encore meilleure!

lecture agréable

un livre de plus de 500 pages

jeudi 17 septembre 2015

Rose Morte, tome 1 - La floraison

J'ai entendu tellement de bien de ce livre, les tentatrices et leurs critiques élogieuses étaient si nombreuses et les couvertures tellement belles (enfin sauf celle du tome 3, mais ça c'est une autre histoire), qu'il était impensable que je passe à côté. Quand la publication en poche a été annoncée par Milady, je n'ai pas hésité une seconde à sauter sur l'occasion pour me le procurer...

France, fin du XVIè siècle. C’est dans ce pays en proie à de terribles dissensions religieuses que se réfugient les Greer, fuyant l’Angleterre élisabéthaine.
Eileen, seule enfant du comte, est une jeune femme vive et de caractère. Mais son âge avance, et son père la met au pied du mur: elle doit se marier. Et c’est en faisant tout pour éviter cette terrible obligation à l’aide de sa fidèle amie Charlotte que Rose fera connaissance d'Artus de Janlys.
Le séduisant et mystérieux comte l’entraînera dans un univers dont elle ne soupçonnait pas l’existence, où les crimes terribles qui secouent Paris trouveront une explication apparemment inconcevable, mais bel et bien réelle...

Eh bien, quelle lecture! J'avoue que je ne lis (quasiment) jamais de livres de ce style, mais là j'avoue avoir été très agréablement surprise.
J'avais lu les avis de Bouch' ou de La tête dans les livres (pour ne citer qu'elles), mais je ne m'étais pas vraiment attardée sur le résumé: je savais que j'avais affaire à un roman historique mâtiné de fantastique, mais sans plus. Forcément, quand j'ai compris que vampires il allait y avoir, je me suis posé quelques questions, ce qui fait que je ne me suis pas jetée de suite sur cette lecture. Car il faut savoir qu'avec moi en général les créatures de la nuit ça ne passe pas: pour moi, les vampires, ce sont ceux de Anne Rice ou rien. 

Bref, le défi était donc de taille, surtout que j'ai eu du mal au départ à m'attacher à l'héroïne, Eileen dite Rose. Elle a un petit côté frondeur que j'ai bien aimé, mais trop de rébellion tue la rébellion, et la voir se disputer sans cesse avec ses parents commençait vraiment à me lasser. 
J'ai bien cru halluciner quand j'ai lu qu'elle avait vingt-huit ans, car pour ma part au vu de son comportement d'enfant gâtée je lui en aurais donné dix de moins. Je l'ai trouvée bien trop libre pour une jeune femme de son époque, je reconnais qu'un peu d'impertinence ne fait pas de mal, mais parfois c'était un peu trop pour moi.

Puis la fameuse scène du bal est arrivée, où Rose doit rencontrer son prétendant, et là la magie a enfin opéré. Sans doute est-ce dû au charme magnétique du comte Artus de Janlys! C'est un personnage mystérieux, sombre, qui cache bien des secrets. 
Rose se sent de suite attirée par cet homme (on le serait pour bien moins!), et si à un moment j'ai eu peur que l'histoire tourne à la romance fleur bleue ce n'est fort heureusement pas le cas. 

Le gros point fort de ce récit, c'est son contexte historique. On sent que l'auteur a fait un énorme travail de recherches, tout sonne vrai, des tournures de phrases aux détails, j'ai vraiment eu l'impression d'y être! Le côté fantastique arrive petit à petit, sans qu'on s'en rende compte, et l'intrigue gagne encore en intensité. Nous pénétrons dans un autre univers, avec ses propres codes et ses lois.

La vie de Rose prend un autre tournant, elle n'a pas vraiment le choix et se retrouve catapultée bien malgré elle dans un nouvel univers. J'ai trouvé Artus un poil égoïste, dans le sens où il laisse Rose dans l'ignorance de sa nouvelle condition, et celle-ci laisse alors exploser sa colère lorsqu'elle comprend enfin ce qui lui est arrivé. 
Bien que légitime, sa rancœur m'a fait de la peine et je me suis demandée pourquoi elle n'avait une explication franche avec son mentor afin de crever l'abcès. De même, plutôt que de jouer les amoureuses éplorées, pourquoi ne pas lui demander clairement ce qu'il en est et où ils en sont? Les non-dits empoisonnent leur relation, et heureusement qu'il y a Adelphe, le frère d'Artus, pour alléger quelque peu ce climat tendu.

J'ai trouvé le cadet des de Janlys particulièrement affable et adorable, il est aux petits soins pour Rose et j'en viens à me demander s'il n'éprouverait pas pour elle un peu plus que de l'amitié...
Pour en finir avec les personnages, j'ai trouvé que Charlotte était particulièrement écervelée, même si ce trait de caractère lui va comme un gant. Elle apporte un peu de fraîcheur et de pétillant, ce qui nous change de Lady Mary, la mère de Rose, insupportable à force d'hystérie et de geignements (quel changement d'ailleurs avec la femme que nous rencontrons dans le prologue!).

Bref, ce premier tome pose les bases solides et cohérentes d'une intrigue qui a su piquer ma curiosité. J'ai l'impression d'avoir surtout souligné les défauts qui m'ont quelque peu gênée dans ma lecture, pourtant même si ce n'est pas le coup de cœur que j'espérais, je ressors conquise par l'histoire, l'univers, et le contexte historique. 
Je serai bien évidemment au rendez-vous le 18 septembre pour la sortie poche du tome 2!


lecture très agréable

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Ce livre a été lu dans le cadre du challenge de l'été 2015

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Et aussi pour le challenge Des pavés sur la plage

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