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samedi 11 novembre 2017

Le Paris des Merveilles - L'intégrale

🎃 J'ai (trop) longtemps repoussé la lecture de cette intégrale, échaudée par ma précédente (et unique et pas du tout concluante) rencontre avec l'univers steampunk et effrayée à l'idée de ne pas aimer quand tant d'autres autour de moi l'avaient appréciée...

🎃 Paris, début du XXe siècle.
Les messieurs ont de fières moustaches, des chapeaux melons; les dames portent des corsets, des jupons, des bottines à boutons. Déjà, de rutilants tacots pétaradent parmi les fiacres le long des Grands Boulevards aux immeubles haussmanniens. Mais ce n’est pas le Paris de la Belle Époque tel que nous l’entendons: la tour Eiffel est en bois blanc, les sirènes ont investi la Seine, les farfadets, le bois de Vincennes, des chats-ailés discutent philosophie et une ligne de métro permet de rejoindre le pays des fées.
Occupé à enquêter sur un trafic d’objets enchantés, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan, se retrouve mêlé à une série de meurtres. Confronté à des gargouilles immortelles et à un puissant sorcier, Griffont n’a d’autre choix que de s’associer à Isabel de Saint-Gil, une fée renégate que le mage ne connaît que trop bien...

🎃 Là vraiment je me demande pourquoi j'ai autant tardé à lire ce livre, j'y allais à reculons tellement j'avais des préjugés à l'idée d'un Paris empli de créatures d'un autre monde et un peu steampunk. Il faut dire que ma seule expérience de la chose a été Le drake mécaniste de Lilith Saintcrow, livre auquel je n'ai rien compris et que j'ai abandonné très vite.
J'ai reculé pour finalement mieux sauter, le Pumpkin Autumn Challenge était le moment idéal pour enfin oser me lancer. Et je me dis qu'en fait j'aurais dû lire ce livre bien plus tôt et que j'ai été bien bête de me laisser influencer par mes stupides préjugés.

🎃 Nous voilà donc dans le Paris de la Belle Epoque, du moins en apparence, car ce Paris-là est un poil différent de celui que nous connaissons. En effet, mages et fées se promènent librement, les chats-ailés font montre d'une rare érudition, et la Tour Eiffel est faite d'un bois blanc enchanté qui luit dans l'obscurité. Le monde des fées a accepté de nous révéler son existence et il n'est donc étonnant pour personne de croiser un ogre ou un gnome au détour d'un chemin.
Bref c'est un Paris magique et enchanteur qui s'offre à nous.

🎃 J'ai adoré cette lecture, j'ai été transportée dans un Paris magique et féérique et honnêtement je n'aurais pas été contre à l'idée de prolonger encore le voyage, car je suis sûre qu'une certaine baronne ne nous a pas encore dévoilé tous ses secrets...

🎃 Car c'est là le point fort de cette histoire: ses personnages. Si j'avoue, à ma grande honte, que je n'ai pas forcément tout retenu des différentes intrigues qui ont occupé ces pages, j'avoue que les personnages, eux, me sont bien restés e tête, et ce pour encore un bon bout de temps (j'espère).

🎃 Force est d'avouer que le couple formé par Griffont et la baronne Isabel de Saint-Gil est très attachant, mais aussi haut en couleurs. J'ai aimé leurs prises de bec, leurs disputes qui n'en sont pas vraiment, leurs réconciliations, mais aussi la tendresse qui émane d'eux, l'inquiétude qu'ils ont l'un pour l'autre, et la jalousie de la baronne pour Cécile de Brescieux est on ne peut plus savoureuse! 
Ces deux-là sont faits pour être ensemble, c'est aussi évident que le nez au milieu de la figure, et pourtant ils ne cessent de se chamailler (sans doute pour mieux se retrouver!).

🎃 Les autres personnages ne sont pas en reste, que ce soit le duo Auguste-Lucien, qui suit la baronne dans toutes ses aventures, ou Etienne, le domestique pince-sans-rire de Griffont, sans oublier Delveccio ou Gélancourt, doyens des Cercles Cyan et Magenta, Falissière ou encore Troisville.
Bon par contre j'avoue, j'ai eu un peu plus de mal avec les dragons, leurs noms ont une fâcheuse tendance à se mélanger dans mon esprit. 

🎃 C'est vraiment cette galerie de personnages savoureux qui est au premier plan, et même si les intrigues sont bien pensées, j'avoue qu'elles ne m'ont pas plus marquée que cela.
Il faut dire qu'elles se déroulent un peu de la même façon: Isabel et Griffont enquêtent chacun de leur côté sur un mystère qui leur est soumis par untel, et très vite ils se rendent compte qu'ils poursuivent la même personne, même si leurs raisons sont différentes.

🎃 S'ensuivent alors des rebondissements échevelés, des courses-poursuites, avant que tout ne se termine bien, même si le tome 3, bien plus sombre, m'a laissé une petite touche d'amertume et quelques questions sans réponses (d'où mon envie furieuse de voir un tome 4 être publié afin d'avoir des réponses!).

🎃 J'avoue avoir eu un petit pincement au cœur quand est arrivé (bien trop vite!) le moment de tourner la dernière page. J'étais si bien dans ce monde enchanteur que j'y serais bien restée un peu plus...

🎃 lecture très agréable 🎃

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dimanche 26 mars 2017

Haut-Royaume, tome 1 - Le chevalier

Cela faisait un bon moment que je souhaitais découvrir la plume de Pierre Pevel. Alors que j'ai Les Lames du Cardinal dans ma tablette depuis des lustres, j'ai finalement choisi de m'attaquer au destin du Haut-Royaume...

Un homme, un royaume, un destin. Il avait nom Lorn Askariàn. Certains disent que le malheur arriva par lui et d'autres qu'il fut celui par qui tout fut sauvé. Dans ses veines coulait le sang noir des héros condamné. 
Le Haut-Royaume connaît sa période la plus sombre. Le roi est affaibli et la rébellion gronde aux frontières du territoire. En dernier recours, le souverain libère Lorn de ses geôles et le nomme Chevalier du Trône d’Onyx, chargé de protéger l’autorité royale. Héros valeureux et juste, Lorn est une figure d’espoir pour le peuple, mais il poursuit également un but secret: retrouver ceux qui l’ont maintenu en captivité, les uns après les autres… et leur faire sentir le goût de la vengeance. 

Pour une première tentative, je dois avouer que c'est plutôt réussi. Le style est fluide, la plume agréable et assez addictive, pourtant j'ai eu des moments de flottement dus à quelques longueurs qui ont fait retomber le rythme. Rien de bien grave cependant et globalement j'ai vraiment apprécié ma lecture.

J'ai eu un peu de mal avec Lorn, le personnage principal. Accusé à tort de trahison, il a passé plusieurs années dans une geôle soumise aux caprices de l'Obscure, une forme de magie noire très puissante qui rend fous ceux qui vivent à son contact. Quand il en sort, il n'est plus que l'ombre de lui-même, rongé par l'Obscure et bien décidé à en faire voir à ceux qui l'ont enfermé.
Je l'ai trouvé un peu je-m’en-foutiste, souvent il agit parce qu'il y est obligé et pas parce qu'il en a envie, bref c'est un détail qui m'a un peu gênée.
Les choses s'améliorent lorsqu'il commence à reconstruire la Tour Noire et à recruter la nouvelle Garde d'Onyx. 

En fait, Lorn est un peu un anti-héros: accro malgré lui à l'Obscure qui manifeste son pouvoir où et quand bon lui semble, c'est un homme sombre et taciturne, qui aurait préféré mourir plutôt que vivre en étant plus que l'ombre de lui-même. Il se détourne de ses amis, comprend qu'il ne plus faire confiance qu'à une poignée d'hommes (et encore) et surtout il a perdu l'amour de sa vie, conscient qu'il ne peut plus se présenter à elle tel qu'il est désormais, affaibli et soumis à l'Obscure.

Le Royaume est lui aussi affaibli, la guerre menace d'éclater, et pourtant seul Lorn semble être en mesure de le sauver. Le Roi, gravement malade, a renoncé à gouverner et il compte sur Lorn pour devenir son bras droit: il le nomme donc Chevalier d'Onyx et protecteur du royaume.
On assiste à la mise en place d'un échiquier politique où chacun va avoir un rôle à jouer. Sauf que Lorn a un peu tendance à être le grain de sable qui enraye la machine...
  
On comprend bien vite que la Reine est détestable, le bien-être du peuple est le cadet de ses soucis, elle préfère asseoir son pouvoir et céder des cités durement acquises durant la guerre à l'ennemi afin de remplir les coffres vides. Tout ce qui l'intéresse, c'est gouverner à n'importe quel prix et si le Roi pouvait mourir ce serait encore mieux.
Le Prince héritier, lui, n'est pas vraiment populaire non plus, tous lui préfèrent son jeune frère, un jeune homme solaire et au sourire facile quand son aîné est plus sombre et réservé.

Bref, les choses ne vont pas bien, mais je n'en dirai pas plus afin de ne rien spoiler involontairement. Par contre, je trouve que le côté vengeance dont il est question dans la résumé de quatrième n'est pas suffisamment exploité. 
Ce premier tome n'en reste pas moins un excellent roman d'aventures, qui possède un vrai souffle épique. Ajoutez à cela un univers rempli de magie et de créatures telles que les dragons ou les wyvernes, et une fin que je n'avais pas vue venir, qui m'a laissée sur les fesses et fait hurler de frustration de ne pas avoir la suite sous la main.
C'est désormais chose faite, et j'avoue être impatiente de connaître quel sort va être réservé à la Garde d'Onyx.
lecture agréable

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