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dimanche 31 mars 2013

Le Prince de la brume

Ce livre fait partie des premières œuvres de Carlos Ruiz Zafòn, mais qui n'ont été publiées que l'année dernière en France. Premier roman d'une série de trois, initialement écrit pour la jeunesse, il bénéficie de deux éditions différentes, une pour la jeunesse et l'autre en version adulte.

Fuyant la ville ravagée par la guerre, la famille Carver emménage dans un village perdu de la côte ouest de l'Angleterre, dans une maison abandonnée depuis dix ans. A peine la porte est-elle franchie, que des évènements étranges se produisent. 
Les enfants Carver ne tardent pas à se faire un ami, Roland, dont le grand-père est le gardien du phare de la plage.Ensemble, ils vont percer les secrets de la maison, mais également celui d'un ancien cargo échoué, et apprendre l'existence d'un certain Caïn, surnommé le Prince de la brume, personnage maléfique revenu régler une ancienne dette...

Une fois encore, j'ai passé un très bon moment en compagnie de ce roman. Le style de Carlos Ruiz Zafòn est reconnaissable dès le début, avec cette l'atmosphère si particulière qui se dégage de ses livres, où l'on a l'impression que le décor lui-même a un rôle à jouer. Brume, tempête, légendes et personnages mystérieux: tous les ingrédients sont réunis pour faire frissonner le jeune lecteur, et même ceux qui sont un peu plus âgés devraient y trouver leur compte ^^

Je ne sais pas quoi vous dire d'autre sur ce roman, car j'ai un peu peur de vous spoiler, alors je ne peux que vous conseiller de le lire afin de vous faire votre propre idée.

Alors certes, ce n'est pas le meilleur roman de l'auteur, on sent que l'histoire n'est pas aussi aboutie que dans ses œuvres ultérieures, mais pour ma part une fois ce livre commencé j'ai eu beaucoup de mal à le lâcher. Même si on se doute assez rapidement des raisons qui poussent le docteur Caïn à revenir, même si certaines ficelles sont un peu grosses, ce court roman reste un moment de lecture très agréable.

lecture agréable

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mardi 24 avril 2012

Marina

Ce roman de 1999 est l'un des premiers de Carlos Ruiz Zafòn. Publié en 2011 pour la première fois en France, il est disponible en deux éditions: une version jeunesse, et une adulte. Cependant, pour un roman "jeunesse", il n'est à mon avis pas à mettre dans toutes les mains, car il pourrait heurter les plus sensibles. 
 
Oscar a quinze ans, et il aime fuir son pensionnat pour aller flâner dans les rues de Barcelone. Au hasard de ses pérégrinations, il est attiré par une maison apparemment abandonnée, mais où vivent en réalité Marina et son père German. 
Marina entraîne son nouvel ami dans un cimetière oublié, attirée là par un mystère qui l'intrigue: qui est la dame en noir qui vient régulièrement se recueillir sur une tombe anonyme, où il n'est gravé qu'un papillon noir aux ailes déployées? Que signifie ce symbole?
En suivant cette femme, ils se retrouvent dans une vieille demeure, jouxtant une serre désaffectée renfermant des mannequins affligés de diverses difformités.
A partir de cet instant, Oscar et Marina mènent l'enquête, réveillant le souvenir d'un certain Mihaïl Kolvenik, sorte de savant fou immigré à Barcelone trente ans auparavant.
 
Dès les premières pages, on devine à qui l'on a affaire, l'ambiance est reconnaissable entre toutes, et le récit porte indubitablement la marque de l'auteur. 
Comme dans les autres romans de Zafòn,  on retrouve ici un ambiance mystérieuse, et Barcelone occupe une place de choix, avec ses vieilles demeures où règnent les fantômes du passé, son labyrinthe de ruelles, et son ambiance si particulière, entre ombres et lumière...

 On devine de suite ce qui va se passer, et si vous avez déjà lu du Zafòn, sans doute éprouverez-vous une sensation de déjà-vu, voire de la lassitude, car Marina possède la même construction narrative que ses prédécesseurs.
Pour résumer: un personnage principal un peu trop curieux, qui découvre par hasard un mystère et décide de mener l'enquête, remuant les ombres du passé, allant parfois jusqu'à mettre sa vie en danger, car il est prêt à tout pour résoudre l'énigme qu'il a involontairement déterrée. 
Au final, le mystère est résolu, et les fantômes qu'il a dérangés peuvent désormais reposer en paix.

Marina est finalement un bon livre, quoique à mon sens inférieur à L'ombre du vent. Il souffle sur ce roman un vent de mystère, alimenté par l'histoire tragique de Kolvenik, les ruines d'une Barcelone souterraine, et d'un théâtre désaffecté. Il y plane l'ombre de Maria (Mary?) Shelley, et le fantastique occupe une bonne place dans ce récit.
Un bon roman donc, auquel il manque pourtant le souffle qui habite ceux qui le suivront, et c'est là ce qui est dommage. 
 

lecture agréable
 
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