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jeudi 27 avril 2017

Nuit

Quand j'ai vu l'annonce de la parution imminente de ce livre, j'ai su qu'il faudrait que je le lise. Bernard Minier fait partie de mes valeurs sûres en matière de thriller, et sachant qu'en plus il réunissait enfin Martin Servaz et Julian Hirtmann dans le même livre... Il n'en fallait pas plus pour que cela me donne encore plus envie!

Nuit de tempête en mer du Nord. Secoué par des vents violents, l'hélicoptère dépose Kirsten Nigaard sur la plate-forme pétrolière. L'inspectrice norvégienne enquête sur le meurtre d'une technicienne de la base off-shore.
Un homme manque à l'appel. En fouillant sa cabine, Kirsten découvre une série de photos. Quelques jours plus tard, elle est dans le bureau de Martin Servaz.
L'absent s'appelle Julian Hirtmann, le tueur retors et insaisissable que le policier poursuit depuis des années. Étrangement, sur plusieurs clichés, Martin Servaz apparaît. Suivi, épié.
Kirsten lui tend alors une autre photo. Celle d'un enfant. Au dos, juste un prénom: GUSTAV. Pour Kirsten et Martin, c'est le début d'un voyage terrifiant. Avec, au bout de la nuit, le plus redoutable des ennemis.

Je tiens avant tout à remercie Mélanie des Editions XO de m'avoir contactée afin de recevoir ce livre. Je suis ravie d'avoir pu lire la suite des aventures de Martin Servaz (😍) sans avoir eu à attendre la sortie poche (impatiente, moi? Meuh non!).
Une fois encore, Bernard Minier nous offre une enquête mitonnée aux petits oignons, dans laquelle les nerfs de Servaz vont encore être mis à rude épreuve.

La météo est cette fois encore mise à l'honneur, presque un personnage à part entière, c'est un peu la "patte" de l'auteur, un petit clin d’œil que j'apprécie de retrouver livre après livre.
J'ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de ce nouveau roman, l'enquête est menée tambour battant, on ne s'ennuie pas une seule seconde, mais je l'ai tout de même trouvé plus sombre.

Servaz se lance de nouveau à la poursuite de son plus grand ennemi, qui reste toujours aussi insaisissable. Sauf que cette fois-ci, il y a la vie d'un enfant en jeu.
Alors que cela fait 5 ans que Martin n'a plus entendu parler d'Hirtmann, savoir qu'il se rapproche de lui ne le rassure pas. Il se pose tout un tas de questions: pourquoi revient-il? Se peut-il que le petit Gustav soit son fils? Marianne en est-elle la mère? Marianne, d'ailleurs, est-elle toujours en vie?

Servaz comprend très vite que tout est lié et qu'il s'agit avant tout de leur passé commun.

Je disais que j'avais trouvé ce tome plus sombre, que ce soit dans l'ambiance et dans l'enquête, mais aussi dans les personnages. Martin se retrouve une fois de plus obligé de faire des choix et de désobéir à sa hiérarchie, les situations s'enchaînent sans temps morts, une fois encore c'est très bien écrit et mené tambour battant. D'indices en indices, Martin remonte la piste de Julian, et ce qu'il va découvrir va le toucher au plus profond de lui.

Ce que j'ai aimé ici, c'est que l'on s'attarde un peu plus sur la psychologie des personnages. Depuis plusieurs années, Martin est mis à mal, ce n'est pas de tout repos. Ici, il va vivre un drame puisqu'il va se faire tirer dessus et presque y laisser sa peau. Il ne ressortira pas tout à fait indemne de cette expérience et cela va s'en ressentir.
J'ai d'ailleurs eu un peu de mal avec cette nouvelle facette de Martin, il ne voit plus vraiment les choses comme avant, mais finalement c'est une bonne idée car cela permet de redécouvrir le personnage sous un nouveau jour sans non plus le dénaturer.

Les relations de Martin avec sa fille Margot et avec ses collègues va être mise à mal, il va plus faire affaire avec la nouvelle, Kirsten, qu'avec son équipe habituelle et là aussi ça m'a manqué un peu. J'étais déçue de ne pas plus voir Samira et Vincent, mais cela se comprend aussi. J'éviterai par contre le sujet Charlène, je suis frustrée que rien n'avance avec elle mais bon je crois que je vais devoir en faire mon deuil!
Par contre le duo Martin-Kirsten fonctionne à merveille, j'ai adoré les suivre. Elle est chargée de retrouver Gustav et sait qu'elle ne peut rien sans Martin, ce qui explique qu'elle déboule (et chamboule) dans sa vie sans crier gare.

Certains retournements de situation m'ont laissé un goût un peu amer, certains étaient prévisibles et d'autres absolument pas, une fois encore je me suis laissée mener par le bout du nez et j'ai adoré!
La fin laisse présager que l'on retrouvera (prochainement?) notre duo, cette histoire est loin d'être finie et j'en suis ravie!

lecture très agréable

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Merci aux Editions XO pour cet envoi!

lundi 10 octobre 2016

N'éteins pas la lumière

Ce livre a atterri dans ma PAL depuis plus d'un an, attendant tranquillement son heure, me narguant avec sa couverture magnifique et la promesse de retrouver un de mes héros préférés. Challenges aidant, je me suis finalement décidée à le sortir...

 "Tu l'as laissée mourir..." Christine Steinmeyer croyait que la missive trouvée le soir de Noël dans sa boîte aux lettres ne lui était pas destinée. Mais l'homme qui l'interpelle en direct à la radio, dans son émission, semble persuadé du contraire... Bientôt, les incidents se multiplient, comme si quelqu'un avait pris le contrôle de son existence. Tout ce qui faisait tenir Christine debout s'effondre. Avant que l'horreur fasse irruption. Martin Servaz, de son côté, a reçu par la poste la clé d'une chambre d'hôtel, une chambre où une artiste s'est donné la mort un an plus tôt. Quelqu'un veut le voir reprendre du service... ce qu'il va faire, à l'insu de sa hiérarchie et de ses collègues...

Mais quel plaisir ça a été de retrouver la plume de Bernard Minier! J'ai longtemps hésité à ouvrir ce livre, allez savoir pourquoi! Je savais que je passerais forcément un bon moment, un opus avec Martin Servaz c'est forcément du tout bon, et pourtant... Je mentirais si je disais que j'ai été déçue, mais je referme ce livre avec un sentiment de frustration. 

Ouais, voilà, c'est ça: frustrée je suis. Si j'ai beaucoup aimé l'histoire, malgré le thème récurrent - voire banal - du harcèlement, il m'a manqué un petit quelque chose. Ou plutôt quelqu'un. Je vous le donne en mille: Martin Servaz himself. Alors oui, il est présent, oui c'est lui qui résout l'enquête, mais il n'empêche qu'il n'apparaît que trop peu. Je dois être accro à ce perso, je sais pas, mais il m'a manqué. Christine Steinmeyer est bien gentille, mais moi je voulais que l'histoire tourne autour de Servaz, donc de ce côté-là bah c'est pas trop ça, Martin il fait plutôt de la figuration pour le coup.

J'espérais également un face à face avec Hirtmann, qui bien sûr n'a pas lieu, et quelque part tant mieux. Bien sûr, cette histoire reste présente en toile de fond, un peu comme un fil rouge que l'on retrouve tome après tome, mais qu'ici il ne soit pas question du bonhomme m'arrange. Je me dis que comme ça, au moins, on peut espérer voir les deux adversaires s'affronter dans un prochain tome qui leur serait uniquement dédié...

A part ça, une fois encore M. Minier m'a tenue en haleine d'un bout à l'autre de son roman. Alors oui, j'ai trouvé le début longuet, je n'appréciais pas vraiment Christine, je ne sais pas vraiment pourquoi en plus, car vu ce qui lui arrive par la suite j'aurais plutôt dû la plaindre!
Car Christine va voir sa vie basculer petit à petit: tout commence par une lettre qu'elle trouve dans sa boîte aux lettres et qui semble s'y trouver par erreur. Le lendemain, à la radio, un homme l'appelle: il semble lui reprocher de ne pas avoir réagi suite à la réception de cette lettre, qui annonce tout de même un suicide! 

Et à partir de ce moment, tout se dégrade: Christine perd son boulot, son fiancé, se rend compte qu'un inconnu rentre chez elle et qu'il semble savoir bien des choses sur sa vie... Bref, l'existence de Christine se fissure et il semble ne pas y avoir d'échappatoire.
Pourtant, elle ne va pas se laisser abattre, et va démontrer à son harceleur qu'elle est pleine de ressources. Même quand tout paraît désespéré, Christine tente de ne pas perdre pied, de ne pas donner la satisfaction de la voir à terre, et rien que pour ça, elle m'a bluffée!

De son côté, Martin Servaz est en arrêt maladie, dans une maison de repos pour flics dépressifs. Il reçoit un paquet contenant la clef d'une chambre d'hôtel, chambre qui a abrité le suicide d'une jeune photographe un an auparavant. Bien vite, Servaz comprend que son correspondant souhaite le voir reprendre du service, mais est-il prêt à revenir?

Bien évidemment, les deux enquêtes vont se recouper, et j'ai attendu ce moment avec impatience. Sauf qu'on ne sait pas encore comment les deux affaires vont pouvoir se rapprocher, jusqu'à ce petit indice qui sème le trouble.
A partir de là, impossible de décrocher: j'avais un vrai page turner entre les mains, il était très difficile de m'en sortir afin de m'occuper des autres choses de la réalité tant je voulais savoir la suite. J'ai échafaudé tout un tas de théories, persuadée d'avoir (pour une fois) trouvé le coupable très tôt dans le livre. Evidemment, j'avais tort, toutes mes théories se sont effondrées les unes après les autres, mais pas grave, j'aime qu'on me mène par le bout du nez (dans les livres s'entend, hein ^^).

Bon par contre, j'avoue, la fin ne m'a pas plu tant que ça: c'était un poil trop capillotracté pour moi. Toute cette histoire de vengeance m'a laissée sceptique, c'était limite trop rapide pour que j'y adhère totalement. Reste le dernier et très malin retournement de situation, qui m'a laissée gonflée d'espoir: c'est bien trouvé et cela laisse augurer le meilleur. J'attends, donc, et j'espère ne pas être déçue! (ceux et celles qui ont lu le livre comprendront ^^)

lecture très agréable

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une couverture bleue

mercredi 28 octobre 2015

Une putain d'histoire

Je voulais lire ce roman depuis un petit bout de temps déjà, et il aura fallu le LDPA pour que je me décide à le sortir de ma PAL... Merci à Alhoa de l'avoir inclus parmi ses 3 choix :)

Une île boisée au large de Seattle...
"Au commencement est la peur. La peur de se noyer. La peur des autres, ceux qui me détestent, ceux qui veulent ma peau. Autant vous le dire tout de suite:
ce n'est pas une histoire banale. Ça non. C'est une putain d'histoire. Ouais, une putain d'histoire..."

Quand j'ai commencé ce livre, j'avoue que je ne savais pas du tout à quoi m'attendre: il faut dire que pour le coup, le résumé en dévoile très peu, voire même rien du tout sur l'intrigue! Le tout début m'a laissée perplexe, je n'y comprenais pas grand chose et je dois dire que j'avais un peu peur pour la suite. Bien évidemment, une fois qu'on a terminé le livre ce prologue paraît limpide, puisqu'on a toutes les cartes en main, mais au début, euh... 

Nous suivons donc Henry, un adolescent élevé par un couple de lesbiennes sur Glass Island. Au début du livre, il se dispute avec sa petite amie Naomi sur le ferry car celle-ci veut le quitter. Les paroles de cette dernière sont étranges ("je sais qui tu es"), elle est quasiment hystérique, on sent qu'elle a peur, mais impossible de savoir de quoi.
Le lendemain, on retrouve le corps sans vie de Naomi sur une plage de l'île, et Henry devient le suspect numéro 1, car les caméras du ferry ont filmé leur dispute de la veille. 
Avec ses amis, Henry décide donc de mener l'enquête afin de savoir qui a bien pu assassiner Naomi...

A partir de là, le récit décolle vraiment, les rebondissements s'enchaînent. En fait, nous suivons deux enquêtes bien distinctes: d'un côté, Henry et ses amis cherchent qui peut être le meurtrier de Naomi; de l'autre, un riche homme d'affaires, Grant Augustine, qui recherche son fils perdu. Les deux affaires vont bien évidemment se croiser, les pistes se multiplient, des détails qui en apparence n'ont rien à voir avec l'une ou l'autre affaire finissent par trouver tout leur sens, bref Bernard Minier sème le doute et n'épargne rien à ses personnages.

Certes, ce roman est très différent de ce que j'ai déjà lu de l'auteur, rien à voir avec Glacé ou Le cercle, mais finalement Une putain d'histoire se laisse lire et se révèle très agréable.
J'ai bien sûr été très étonnée par le choix de la narration, à la première personne lorsqu'il s'agit d'Henry ou d'un point de vue externe pour Augustine ou les autres personnages, et plus étonnée encore en voyant que le héros de ce roman est un ado de seize ans.

Par contre, la météo joue un rôle toujours aussi important: ici, la pluie tombe sans discontinuer, orage, tempête et mer déchaînée sont de la partie, les éléments se liguent contre les personnages et rendent l'atmosphère encore plus angoissante. Les îles ne sont pas en reste, Glass Island m'a un peu fichu les chocottes, une chose est sûre, vivre sur l'archipel, très peu pour moi! ^^

Niveau personnages, j'ai beaucoup apprécié Henry, j'ai trouvé cet adolescent très mûr pour son âge, même s'il a parfois des réactions insensées, quant à Charlie, son meilleur ami, il m'a souvent fait sourire.
Je me suis posé pas mal de questions au sujet de Naomi, certaines révélations faites à son sujet ont titillé ma curiosité, tout comme les secrets qui semblent entourer Liv et France, les mamans d'Henry.
Quant à Jay, c'est vraiment le personnage que j'ai préféré. Au début, je l'ai trouvé froid et antipathique, mais peu à peu j'ai compris qu'il allait occuper une position centrale dans le récit. Il est méthodique, calculateur, il ne fait quasiment aucune erreur, bref le bras droit d'Augustine est un élément crucial dont il lui est impossible de se passer.

Dernier et non des moindres bons points: la fin. J'avoue que je n'avais rien vu venir, pourtant Bernard Minier nous lance régulièrement des indices, mais je me suis fait avoir en beauté! Bon en même temps, je ne suis pas la reine des déductions ^^'
En tout cas, c'est très malin et très bien trouvé, pour ma part je l'ai trouvée très bonne, chacun a le sort qu'il mérite, bref à rien à redire! 

L'auteur sort des sentiers battus avec ce livre, s'éloignant de son registre habituel et de son personnage fétiche Martin Servaz pour nous servir une histoire suffisamment alambiquée pour nous tenir en haleine du début à la fin.
Bref une chose est sûre, Une putain d'histoire porte bien son nom!

lecture très agréable

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J'ai participé à ce challenge en duo avec Alhoa Livres. Pour découvrir le livre qu'elle a lu, c'est par ici!

lundi 28 juillet 2014

Le Cercle

J'ai découvert Bernard Minier avec Glacé l'hiver dernier, et j'ai eu un véritable coup de cœur pour l'écriture, les personnages, et l'ambiance si particulière que l'auteur a réussi à instiller à son livre. C'est donc avec grand plaisir que je me suis plongée dans cette nouvelle aventure du commandant Servaz, en commun avec La tête dans les livres et L'imaginaire de Supy.

Un crime a été commis à Marsac, petite ville universitaire du Sud-Ouest, qui réunit l'élite des étudiants de la région: une professeur est retrouvée morte, noyée dans sa baignoire. Un de ses étudiants est retrouvé sur les lieux, et tout porte à croire qu'il est coupable.
Suite à un coup de fil surgi du passé, le commandant Martin Servaz se retrouve chargé de l'enquête. Après qu'il ait reçu un mail énigmatique, il se demande si le plus pervers des serial-killers ne serait pas de retour...
Revenu sur les lieux qui ont marqué sa jeunesse, le voilà embarqué dans ce qui va se révéler être l'enquête la plus personnelle de sa vie, et il fera l'apprentissage de la peur, pour lui-même comme pour les siens...

J'ai lu la première enquête du commandant Servaz il y a un peu plus de 6 mois, et passé la première surprise avec l'histoire du cheval décapité, ça avait été une très bonne lecture.
C'est donc avec grand plaisir que je me suis lancée, avec La tête dans les livres et Supy, dans la lecture du Cercle.

Comme pour Glacé, l'auteur prend le temps de poser les bases de son intrigue, de planter le décor, et de nous présenter les protagonistes de cette nouvelle histoire.
Ce livre peut très bien être lu même si l'on a pas lu Glacé, bien qu'il y ait de fréquents rappels tout au long du roman.

Nous retrouvons donc, en plus de Servaz, son adjoint et ami Vincent Espérandieu, Irène Ziegler, Pujol, et Margot. Cette dernière voit son personnage s'étoffer dans ce livre, et je trouve que c'est là un très bonne idée: c'est une jeune fille sympathique, qui ressemble beaucoup à son père, dont elle a hérité de la forte tête et du goût pour les livres: tout comme lui, elle a entrepris des études littéraires à Marsac, et tout comme lui elle décide d'enquêter de son côté, se mettant en danger, mais ne semblant pas s'en préoccuper. La digne fille de son père, quoi ^^
J'ai apprécié cette plongée dans le passé de Servaz. On en apprend plus sur lui, ses amours, ses amis, mais aussi les malheurs qui l'ont conduit à rompre avec ce passé et à devenir flic.

J'ai un peu moins accroché avec Marianne, il y avait un je ne sais quoi chez elle qui ne me plaisait pas. Il en a été de même avec Hugo: Servaz, persuadé de son innocence, va tout faire pour prouver qu'il n'est pas le meurtrier, et pourtant je ne sais pas, lui et ses copains ne me paraissaient pas clairs.

Servaz reçoit un coup de fil de Marianne, son ex, dont il n'a pas eu de nouvelles depuis des années. Celle-ci lui demande un service: s'occuper de son fils Hugo, retrouvé sur les lieux d'un meurtre.
Arrive ensuite sur son ordinateur un mail mystérieux, apparemment signé Julian Hirtmann, le psychopathe suisse évadé de l'institut Wargnier à la fin de Glacé.
Commence alors pour le commandant une lente descente aux enfers, où jouent les ombres du passé.
Tout est soigné, l'écriture, l'atmosphère (qui une fois encore fait partie intégrante du récit), les personnages... Mais que ceux qui espèrent de l'action à chaque page passent leur chemin! Ici, on joue plutôt la carte du suspense, certes, mais surtout psychologique!

Tout petit point négatif: Charlène Espérandieu, qui n'apparaît presque pas dans ce roman. Vu ce qu'il s'était passé dans Glacé, je m'attendais à ce que sa relation avec Servaz prenne une autre tournure, et j'ai été déçue que ce ne soit pas le cas!
De même, la fin m'a un peu déçue, le mobile du meurtre ne m'a pas paru très convaincant. Par contre, le rebondissement final est très bien trouvé, chapeau bas, je ne m'y attendais absolument pas! ^^

En bref, Bernard Minier nous offre encore une fois un très bon récit: ça a été un véritable plaisir de retrouver ses personnages, et c'est avec plaisir que je me plongerai dans la troisième aventure du commandant Servaz, qui m'attend d'ores et déjà dans ma tablette! :)

L'avis de La tête dans les livres, c'est ici! Et celui de L'imaginaire de Supy, c'est ici! Encore merci à vous les filles, c'était bien sympa!


lecture très agréable

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jeudi 19 décembre 2013

Glacé

J'ai longtemps hésité à me procurer puis à lire ce livre, malgré les critiques enthousiasmantes de certaines blogueuses. J'avais peur de ne pas aimer, cette histoire de cadavre de cheval décapité accroché à une falaise me faisait un peu peur, dans le sens où je ne savais pas du tout à quoi m'attendre...


Dans une vallée des Pyrénées, à Saint-Martin-de-Comminges, les ouvriers d'une centrale hydroélectrique découvrent le cadavre décapité d'un cheval accroché au sommet du téléphérique.
Le même jour, une jeune psychologue suisse prend son poste au sein de l'institut psychiatrique de haute sécurité qui se trouve dans la vallée.
Le commandant Servaz, en charge de l'affaire, se retrouve plongé dans l'enquête la plus étrange de sa vie: y aurait-il un lien entre la mort du cheval et l'asile psychiatrique?

Je dois dire que je ne regrette absolument pas ma lecture: j'ai été littéralement transportée au cœur de cette enquête, une fois le livre commencé, il a été difficile de m'arrêter!
J'ai certes trouvé le début un peu bizarre, surtout avec ce cheval accroché en haut de la falaise, mais une fois le commandant Servaz entré en scène, j'ai été scotchée: il reste d'ailleurs mon personnage préféré dans ce livre, avec Espérandieu.

Les deux personnages que j'ai le moins appréciés dans le roman sont le Dr Xavier et le juge Confiant (qui porte très mal son nom!). Je les ai trouvés louches, imbus d'eux-mêmes, ce n'est pas pour rien qu'ils sont amis! Quant à vous dire s'ils sont coupables, haha lisez le livre et vous saurez! ;)
J'ai beaucoup apprécié Charlène, la femme d'Espérandieu: belle, troublante, elle fait tourner la tête de Servaz. Elle incarne une véritable tentation, et j'ai aimé la possibilité d'un triangle amoureux (on en saura sans doute plus à ce sujet dans Le cercle, le nouveau roman de l'auteur ^^).
Irène Ziegler, partenaire de Servaz sur l'enquête, est un personnage intéressant car assez complexe: c'est une femme discrète, qui a des secrets à cacher, qui porte des zones d'ombres en elle, et à qui il faudra beaucoup de courage pour oser enfin les affronter... Je l'ai beaucoup aimée, j'ai compris certaines de ses réactions, même si elles ont parfois quelque peu ralenti l'enquête.

Il est un personnage dont je n'ai pas parlé, car je me suis posé des questions à son sujet tout au long de ma lecture: Diane Berg, la psychologue. Je n'ai pas arrêté de me demander ce qu'elle fichait là. Je me suis même demandé pourquoi elle figurait dans le résumé de quatrième de couverture, tant j'ai trouvé son personnage fade et presque inutile: dommage en effet qu'il faille attendre la toute fin du livre pour connaître sa véritable utilité, je l'ai trouvée sous-exploitée...

Je me suis posé beaucoup de questions, j'ai forgé tout un tas d'hypothèses (certaines valables, d'autres un peu plus farfelues), j'ai eu mes personnages chouchous, j'en ai soupçonné certains (à tort ou à raison)...
Je me suis demandé quel était le rôle de Julian Hirtmann, l'un des sociopathes enfermé à l'institut psychiatrique, dans toute cette affaire, s'il avait un(e) complice, s'il était vraiment coupable ou s'il servait juste de bouc émissaire...

Bref, vous l'aurez compris, j'ai vraiment apprécié ma lecture. Pourtant, ce livre n'est pas exempt de quelques défauts: je lui ai trouvé quelques longueurs et répétitions, certains passages auraient pu être écourtés, par moments j'ai trouvé qu'on tournait en rond, mais peut-être est-ce fait exprès, pour nous faire ressentir que l'enquête piétine... Mais fort heureusement, ces petits détails sont de moindre importance!

J'ai aussi beaucoup aimé la place accordée à la météo: à force de lire des descriptions de tempête de neige et autres bourrasques de vent (sans compter les chambres glaciales), j'ai passé ma lecture sous ma couette, avec la sensation de sentir le froid s'infiltrer jusque chez moi: Glacé porte très bien son nom!

Glacée, je l'ai été aussi à la fin, lorsque toutes les cartes m'ont enfin été révélées. Je ne l'ai pas vu arriver, ça a été une très bonne surprise! Certes, j'avais deviné certains éléments, mais certains de mes soupçons se sont avérés être complètement faux!
D'autres personnages, que je trouvais extrêmement sympathiques (non, je ne vous dirai pas de qui il s'agit!), se sont finalement révélés être coupables, et là aussi grosse surprise, je ne m'y attendais pas!

En bref, Glacé est un roman surprenant, dont les pages se tournent toutes seules, avec un style fluide et une atmosphère oppressante, et qui porte vraiment très bien son nom: sueurs froides garanties! Je vous le recommande chaudement! (haha ^^)


 lecture agréable

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