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lundi 13 février 2017

Le chat Catia mène l'enquête, tome 3 - Plumes... et emplumés!

En général, quand je participe à une masse critique je coche des livres susceptibles de me plaire, mais pas que. Je choisis toujours un livre qui se situe hors de ma zone de confort, un livre sur lequel en temps normal je ne me serais pas retournée. C'est justement ce type de livre qui a été choisi cette fois-ci, et je me dis que la prochaine fois je ferais peut-être mieux de m'abstenir... 

Dans cette nouvelle collection, qui s’écarte totalement de son style habituel, Gérard Chevalier propose une belle originalité: son héroïne et narratrice!
Catia, minette quimpéroise "surdouée", mène l’enquête en assistant son maître,

journaliste d’investigation, dans ses recherches. Elle maîtrise le langage humain et emploie parfois des termes fleuris pour juger les comportements des "bipèdes".
L’auteur signe un ouvrage à la fois tendre et très drôle, laissant la part belle au suspense, qui ravira les amateurs de romans policiers, de Bretagne et les amoureux des chats… Un remède à "la crise", une pause entre les soucis.
 

Je suis sur une grande poubelle dans la petite rue de la Providence. J’attends Gérard Chevalier... Ah, le voilà, avec sa dégaine de John Wayne anémié.
— Bonsoir Catia. Alors, pourquoi vouliez-vous me voir? dit-il en posant sa tablette à côté de moi.
Je tape à une vitesse stupéfiante le plan phénoménal que j’ai imaginé pour me rendre plus célèbre encore. Enfin... NOUS, hélas... À la fin de sa lecture il reste figé.
— Mais... C’est insensé! bredouille-t-il. Pourquoi voulez-vous disparaître aussi? Vous n’êtes que l’héroïne de mes romans ! Il n’y a que moi qui dois disparaître, si j’accepte votre combine fumeuse…
S'ensuivront des investigations et une pagaille médiatique hallucinante, de quoi atteindre une notoriété quasi-mondiale!


Je n'ai rien contre les romans loufoques, une fois de temps en temps lire un bouquin un peu barré ça fait du bien! Quand il est supposé être écrit par un animal, là encore ça ne me dérange pas, la preuve j'ai Demain les chats qui m'attend dans ma PAL. Seulement, il faut que ce soit bien écrit et qu'il y ait un minimum de cohésion, c'est le genre de narration où en général ça passe ou ça casse. Et là, malheureusement, ça casse.

Déjà, je m'attendais à ce qu'il y ait une enquête policière. A la lecture du résumé, on nous dit bien que Catia aide son "bipède" dans ses recherches. Sans doute est-ce le cas dans les 2 tomes précédents, qu'il n'est pas nécessaires d'avoir lus pour lire celui-ci.
Du coup, je m'interroge avant de me rendre à l'évidence: point d'enquête à proprement dit dans ce livre. Dommage, mais bon, il doit bien y avoir autre chose à se mettre sous la dent!

Alors oui, il y a Catia, mais attention car la minette a un caractère assez particulier et mieux vaut pour vous que vous la caressiez dans le sens du poil. Catia est narcissique, elle aime qu'on s'occupe d'elle, et depuis que son humain a une femme et, pire encore, un bébé nommé Rose, eh bien il s'intéresse moins à son chat. Certes, l'animal, fin gourmet aux goûts de luxe et surdoué, veut bien jouer les nounous, mais à la condition que personne ne lui vole sa place de numéro 1 dans le cœur des gens qu'elle aime. 
Car oui on la laisse seule veiller sur l'enfant, en cas de problème no souci, Catia n'a qu'à envoyer un message pour dire "hey, bébé a faim/la couche sale/se réveille de la sieste", c'est pratique, pas besoin de payer pour une "vraie" babysitter!
Mais quand Catia s'aperçoit que Rose a la préférence, elle décide de mettre au point son enlèvement.

Catia, capable de communiquer en langage humain via une tablette, va donc mettre au point un plan "infaillible" qui devrait lui rendre les faveurs de son "bipède". A partir de fausses lettres anonymes et avec l'aide de Gérard Chevalier, l'humain grâce à qui elle peut publier des livres dont elle est la narratrice, elle va faire croire à son enlèvement. Et par-là aussi à celui de l'auteur, lui apportant une gloire qu'à son avis il ne mérite pas.

Ce quiproquo aurait pu être très drôle, un peu comme un vaudeville ou une bonne pièce de théâtre de boulevard, sauf que c'est brouillon et un peu trop criard. Le policier, Yvon, passe son temps à hurler, quasiment tous ses dialogues sont en majuscules. Ca se dispute, ça crie, ça utilise un langage de charretier, bref ça m'a fatiguée et au final je suis passée totalement à côté.

Ajoutez à cela que Catia est limite détestable, qu'elle a un caractère de cochon (pour ne pas dire autre chose) et un langage assez fleuri, vous comprendrez que j'ai eu du mal. Le chat qui décide de faire croire à sa disparition et à celle de son nègre (je ne vois pas comment appeler l'auteur autrement pour le coup) afin de retrouver un amour qu'elle n'a jamais perdu et une notoriété qu'elle juge méritée, c'était un peu gros.

En fait, j'ai l'impression que l'auteur a volontairement grossi le trait: sa Catia n'est absolument pas sympathique, du coup dur dur de s'y attacher alors que c'est quand même le personnage principal! Sauf qu'à force de trop vouloir en faire, ça a fini par me lasser. Grossir le trait, ok, mais là c'était trop, du coup ce qui aurait dû être drôle ne l'était pas et c'était plus lourd qu'autre chose. A force de trop vouloir en faire, je trouve qu'il dessert finalement son livre, c'est dommage!

De ce fait, j'ai également eu l'impression que l'auteur cherchait à se faire mousser, entre les différents rappels de ses précédents textes et cette façon de se mettre lui-même en scène dans son livre. Peut-être n'est-ce pas son intention, mais c'est ainsi que je l'ai ressenti. Dommage une fois encore!
Restent les interventions en breton, chacune traduite en note de bas de page, que j'ai bien appréciées, et quelques scènes qui m'ont fait sourire. Autrement, j'ai trouvé le temps long (alors que le livre fait 167 pages) et j'étais contente d'en voir la fin. 

Le quiproquo était un peu gros, le "personnage" principal trop centré sur son nombril (chaque fois qu'elle pense aux conséquences de son acte et à l'affolement que pourrait causer sa disparition, hop magie quelque chose vient la distraire), du coup ça a été une petite déception, j'attendais plus de ce livre que les caprices de diva d'une minette jalouse. Dommage!

lecture décevante

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Encore merci à Babelio et à leur Masse Critique pour m'avoir permis de découvrir ce livre!


Merci également aux Editions du Palémon pour cet envoi!

dimanche 29 janvier 2017

Joyeux suicide et bonne année!

J'ai commencé ce roman pleine d'optimisme, ne sachant pas trop à quoi m'attendre mais persuadée que j'allais passer un bon moment. Si les choses n'ont pas été catastrophiques, ça n'a pas non plus été l'éclate totale.

"Tu fais quoi à Noël?
Moi je me suicide, et toi?"
Bien sûr, dit comme ça, ça peut paraître sinistre, mais à quarante-cinq ans c’est ma meilleure option. Ce n’est pas comme si je faisais des malheureux autour de moi. Comme si j’abandonnais mari et enfants. Je n’ai ni chien ni chat. Même pas un perroquet pour me pleurer.
Et puis ça me laisse deux mois pour faire connaissance avec mon vrai moi.
Deux mois c’est court. Ou long, ça dépend de ce qui se passe, en fait.

Dans ce livre, nous faisons donc connaissance avec Sylvie, une femme qui a une carrière bien remplie mais qui, côté cœur, connaît plutôt une traversée du désert. Ne supportant plus sa solitude et déprimée à l'approche de Noël, elle décide de se suicider. Cependant, afin d'être vraiment sûre de faire le bon choix, elle décide d'aller consulter un psy, des fois qu'elle ferait erreur, on ne sait jamais.

Ce roman nous amène à découvrir une femme malheureuse qui ne sait plus apprécier la vie et qui pense que tout ce qui lui reste, c'est la mort. Sa thérapie va cependant lui permettre de réviser son jugement et nous allons assister à la renaissance de Sylvie, qui va comprendre que le travail ne représente pas tout et qu'avoir une vie privée est nécessaire pour parvenir à un certain équilibre.

Là où le bât blesse, c'est que ce portrait est réalisé de manière un peu trop grossière. Les ficelles sont un peu trop grosses, surtout en ce qui concerne la jeune collègue de Sylvie, assez stéréotypée, et la rencontre avec l'homme qu'elle va lui présenter et qui va devenir son petit ami.
Mais le pire, c'est que le vocabulaire choisi est beaucoup trop familier et même vulgaire. La scène chez l'esthéticienne aurait pu être franchement drôle, mais l'effet retombe à plat du fait de cette vulgarité déplacée.

Dommage donc que ce petit roman sympathique, qui met en scène la renaissance d'une femme qui se découvre plus vivante qu'elle ne le croyait et qui va réussir grâce aux autres à s'ouvrir, à s'assumer et à dépasser ses complexes, soit gâché par un style qui, à force de vouloir la jouer provoc', a fini par me lasser.

lecture sympa, sans plus...

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vendredi 4 novembre 2016

Les pétillantes

Ce roman moisissait sur mes étagères depuis une éternité, je l'avais acheté un peu par hasard et il ne me faisait plus vraiment envie. Mais cet été, à la recherche d'une lecture sympa, courte et sans prise de tête, je l'ai sorti un peu par hasard...

Un week-end fou au Patio Secret!
Dans cette luxueuse et calme gentilhommière, quelques phénomènes de femmes seules, toutes veuves ou divorcées, ont choisi de vivre en communauté. Trois visiteurs vont, pendant trois jours, venir troubler l'ordonnance de ce petit paradis: le frère et la sœur du défunt mari d'une des "résidentes" (ils veulentrégler un dernier petit problème d'héritage!) et une jeune journaliste qui, pour sa première enquête, vient étudier tous les secrets de la cohabitation entre femmes. Dans la plus grande fantaisie, bavardages et confessions se succèdent, au rythme des agapes. Toutes ces fringantes retraitées vont alors se surprendre à raconter les aléas de leurs vies mouvementées et finalement dévoiler, sans pudeur, leurs secrets les plus croustillants. Mais, de surprises en fous rires, rien ne se passera comme prévu ! Le récit, heure par heure, de ces trois folles journées, prouvera que le destin, lui aussi, peut se jouer du temps qui passe.

Très honnêtement, quand j'ai été zieuter les (rares) avis sur ce livre, j'ai eu peur. Les notes n'étaient pas folichonnes, les avis non plus. J'ai quand même décidé de passer outre, après tout ce qui ne plaît pas à certains peut bien souvent en contenter d'autres.
J'ai vraiment cru que mes craintes allaient être fondées quand est arrivée le moment de rencontrer nos pensionnaires, au cours d'une scène délirante où celles-ci arrivent en dansant sur un air de flamenco, vêtues de jupes à scratch colorées. Je me suis dit "non mais j'hallucine là c'est pas possible", en me disant que si tout le livre était dans le même style, alors je comprenais qu'effectivement les avis soient plutôt négatifs.

J'ai bien failli poser mon livre en cet instant pour ne plus le reprendre, cette première rencontre avait tout d'une farce, ces pauvres mamies étaient ridicules, ça ne me donnait franchement pas envie. Mais voilà, il me restait au moins 1 heure de pause déjeuner, je n'avais pas prévu d'autre livre, alors j'ai continué. Et j'ai bien fait.

Alors oui, ce livre contient pas mal de clichés, oui j'ai parfois levé les yeux au ciel, oui j'ai vu la fin arriver gros comme une maison, mais franchement peu importe. Parce que j'ai quand même passé un bon moment. J'ai souvent souri, parfois ri, mais surtout j'ai trouvé ces mamies attachantes, Ladygold en tête.
C'est vrai qu'elles font un peu cliché, les anecdotes sexuelles sont parfois un peu too much, j'aurais pu me passer des surnoms qu'elles se donnent (Bridgette, Souris, Grenouillette et j'en passe), mais chacune passe sur le grill à tour de rôle et on en apprend plus sur elles, leur passé, leur histoire, parfois triste, parfois caustique, mais qui toujours finissent par faire sourire.

Certes, on croise peu de mamies comme elles, friquées, maquillées, parfumées, pochtronnées aussi (parce que ça picole sec au Patio Secret, et que les mamies ont une sacrée descente!), mais comme le dit Chloé, la petite journaliste qui écrit un article sur ces retraitées d'un nouveau genre, "moi vieillir comme ça, j'achète illico!".

Car qui sait comment nous, nous vieillirons? Serons-nous seules, abandonnées de tous, dans une maison de retraite tristounette, ou bien choisirons-nous de vivre en communauté, avec certes chacune nos caractères, mais nous soutenant mutuellement, faisant en sorte de repousser le grand âge et la sénilité le plus loin et le plus tard possible? Ferons-nous en sorte de nous rendre la vie plus belle, ou resterons-nous là à nous morfondre en attendant la fin?

Nos pétillantes ont clairement fait leur choix, et moi aussi j'achète (Jean-Marc sors de ce corps!), même si c'est parfois cliché! 
Et même si cette lecture s'est avérée au final plus agréable que ce que j'en attendais, je ne pense pas lire le tome 2, car je crains que l'accumulation de clichés n'y soit encore plus grande. De plus, je pense que l'on a fait le tour des histoires de nos mamies déjantées, et je crains que ce tome 2 ne les desserve.


lecture sympa

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samedi 16 avril 2016

L'homme idéal existe. Il est Québécois.

A force de voir ce livre fleurir sur bon nombre de blogs, j'avoue avoir eu envie de me pencher sur son cas. On nous promettait un bon moment de détente, plein d'humour, et j'avoue que l'idée d'une histoire d'amour entre une parisienne d'origine basque et un Québécois était plutôt séduisante...

Bonne nouvelle: l’homme idéal existe! Il ne parle pas: il jase. Il n’embrasse pas: il frenche. Il ne se déshabille pas: il se criss à poèlle. Vous l’aurez deviné: il estQuébécois. Diane Ducret rhabille le mythe du Prince Charmant. L’homme idéal? Satisfaite ou remboursée!

Ce livre est une romance sympathique à lire, dans laquelle la narratrice, française, nous raconte ses déboires sentimentaux et nous parle de ses ex. Or, voilà qu'un soir, elle rencontre un homme tout à fait charmant, mais qui hélas après une unique soirée doit rentrer chez lui... au Canada! Il invite notre héroïne, qui sur un coup de tête accepte de traverser la moitié du globe pour le retrouver. Et si là-bas l'homme est toujours aussi charmant, niveau communication c'est un peu plus compliqué...

Que dire, si ce n'est que j'attendais autre chose de ce livre. Je pensais lire une romance sympa, pleine d'humour, avec quelques jeux de mots histoire de nous faire rire sur les différences de langage entre français et québécois. Et des jeux de mots et des quiproquos, j'en ai eu. Seulement, un peu ça va, mais ne baser son livre que sur ça, bonjour les dégâts.
Il est vrai que pour nous autres, le parler québécois peut faire rire: ils ont leurs expressions bien à eux, et pour quelqu'un qui ne s'y connaît pas c'est un peu la galère! Mais bon, c'est un peu comme mettre face à face deux patois totalement distincts, je ne pense pas qu'un corse et un ch'ti réussiraient à bien se comprendre si chacun se mettait à parler dans son patois local!

Le vrai souci, c'est qu'ici notre héroïne ne fait pas vraiment d'efforts pour comprendre son homme: par exemple, quand vous faites les courses, que vous arrivez à la voiture et qu'on vous demande d'ouvrir la valise, mis à part le coffre je ne vois pas ce que ça peut être d'autre!
Il est vrai que certaines expressions restent un poil obscures, j'avoue que parfois, quand le Québécois ne traduit pas, ça n'aide pas! Mais bon, la narratrice préfère rester dans le flou et tenter de tout décrypter seule, ce qui donne lieu à des situations assez drôles.

Oui, oui, j'ai bien dit drôle. Je dois tout de même avouer qu'il m'est arrivé de rire pendant ma lecture. Seulement, à force de répétitions, ce qui au début était cocasse finit par devenir franchement lourd.
De même, ce livre fait la part belle aux clichés: le basque soit surfeur, soit accro au rugby, le parisien branché, le geek et son t-shirt à l'effigie d'un super-héros... 

Pour faire court, à part des difficultés à se comprendre entre notre narratrice et son Québécois, il n'y a pas grand chose d'autre à se mettre sous la dent: dommage! Ajoutez à cela une héroïne assez girouette et tête à claques, ainsi qu'une fin bâclée, et vous comprendrez qu'au final ce livre a été une petite déception: j'attendais franchement mieux!

lecture sympa, sans plus

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jeudi 17 mars 2016

Cinquante nuisances d'Earl Grey

Je trouve que la parodie est un genre difficile où le savant dosage entre rire, ridicule et respect de l’œuvre originale n'est pas toujours réussi. Certaines y arrivent très bien, d'autres beaucoup moins...

Comme le hasard fait bien les choses, Anna, étudiante naïve aux mensurations idéales, a rencontré un homme incroyablement riche, divinement mystérieux, etdélicieusement plus âgé qu’elle. Depuis, elle passe son temps à soupirer et à se mordre la lèvre inférieure. Surmonter les cinquante nuisances d’Earl Grey ne sera pas une mince affaire. Entre son admiration sans bornes pour le groupe Nickelback, son insupportable penchant pour le goût de la Bud Light et sa singulière addiction au BDSM (Bardes, Dragons, Sorcellerie et Magie), Anna n’est pas au bout de ses surprises... et vous non plus.

Nous sommes donc ici en présence d'une parodie qui se veut déjantée de Cinquante nuances de Grey. Je me répète une fois encore, je manque de points de comparaison avec ce livre, puisque je n'ai absolument pas l'intention de le lire un jour. Mais sachant déjà plus ou moins ce que raconte l'histoire et appréciant que l'on s'en moque un peu, je me suis lancée.

Je sais que le but de la parodie est de grossir le trait, d'amplifier les défauts du texte original, mais là... Autant je m'étais régalée avec Deux nuances de brocoli de Marie Laurent, autant là pfiou! Je pense que l'auteur a volontairement exagéré le côté ridicule du roman d'origine, sauf que là c'était vraiment trop. Ce récit, bien que court (224 pages dans le format Milady) m'a paru d'une longueur insensée, et bien souvent je regardais sur ma tablette combien de pages il me restait pour enfin en venir à bout.

J'avoue avoir ri à certains passages, comme la description de la longueur des doigts d'Earl Grey, la déesse intérieure d'Anna devenue une pétasse, ou encore les références à Twilight (coucou vampire qui brille et autre regard de merlan frit de Kristen Stewart!), mais dans l'ensemble j'ai trouvé ça très lourd et vulgaire.
Pour ceux que la manie d'Anastasia de se mordre la lèvre agace, sachez qu'ici notre belle demoiselle... se cure le nez! Amis de la poésie bonjour! La sexualité de M. Grey est également moquée, entre déguisements elfiques ridicules, strings argentés et culte à Tom Cruise on finit par se demander de quel bord il est...

Bref, vous l'aurez compris, cette parodie et moi ça ne l'a pas fait. Du tout. Je pensais passer un bon moment, au final cette lecture a été un calvaire. C'était absurde, je me suis ennuyée, et les quelques passages drôles n'ont pas suffi à rehausser le tout. Fanny Merkin a semble-t-il décidé de ridiculiser volontairement le livre, ce que je peux comprendre, mais là vraiment trop c'est trop.
Et quand je pense qu'il y a apparemment une suite (avec Anna et Earl dans l'espace... WTF?), je peux dire que je passe définitivement mon tour!

 lecture décevante

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mardi 23 février 2016

Hospice & love

J'ai découvert ce livre totalement par hasard chez une blogueuse (mais impossible de me souvenir qui, shame on me!) et je dois avouer que malgré une couverture on ne peut plus moche (mais qui il est vrai colle parfaitement à l'atmosphère du livre) j'ai décidé de me laisser tenter lors de la dernière masse critique de Babelio. Et bien pour une fois je ne regrette pas mon choix, même si je suis loin d'avoir eu le coup de cœur que cette lecture a déclenché chez d'autres...

Faute des ressources nécessaires pour le placer en maison de retraite, la famille d’Armand Bouzies se résout à lui trouver une place dans un Établissement Collectif de Séjour pour Personnes Dépendantes, une nouvelle forme d’hospice mise en place pour faire face au papy-boom. À Nogent-le-Rotrou, l’octogénaire ne se résout pas à se laisser mourir. Ancien flic, Parisien fort en gueule, il refuse de partager sa chambre avec un vieux et il met en œuvre mille et une astuces pour se débarrasser de ses voisins, dont le dernier en date, Pierre, n’échappera à aucun de ses pièges. Mais toutes ces morts alertent la directrice qui confie à ce bougon misogyne et égoïste aux mœurs bipolaires la charge d’une enquête discrète sur ces étranges disparitions et quelques trafics au sein de l’établissement. La fin de vie d’Armand semble jouée jusqu’au jour où Élisabeth Löturz fait son apparition. Cette toute nouvelle pensionnaire, femme élégante et discrète, attise la curiosité de l’ancien fonctionnaire de Police qui mettra tout en œuvre pour percer le mystère de sa présence dans le mouroir. Handicapé à vie du sentiment, Bouzies réussira-t-il à aimer avant l’inéluctable?

Nous voici donc en 2024, le papy-boom atteint son apogée, et pour y faire face de nouvelles formes d'hospice ont vu le jour. C'est dans un de ces charmants établissements que Camille décide de placer son père, Armand, ancien flic pas très commode au caractère de chien.
Notre papy a bien du mal à se faire à l'établissement, il y instaure un trafic de médicaments et fait tout pour se débarrasser de ses voisins, mais quand arrive la mystérieuse Élisabeth, tout change...

Quelle lecture! A peine avais-je lu 10 pages que j'avais déjà ri 3 fois, ce qui est plutôt bon signe. Autre point non négligeable, le personnage principal est ici un papy irascible, égoïste et misogyne et honnêtement, je l'ai adoré! Ce n'est pas tous les jours qu'on nous offre un héros aussi tête à claques, j'ai eu l'impression qu'on nous avait transféré Raymond de Scènes de ménages à Nogent-le-Rotrou! Bien sûr, il y a des fois où il en fait un peu trop, parfois il dit des choses un peu bêtes et méchantes qui font forcément de la peine, mais on n'arrive pas à lui en vouloir.

J'ai aimé le couple qu'il forme avec la discrète Élisabeth, que j'ai aussitôt imaginée comme une vieille dame très chic et élégante, bien loin du côté parfois un peu beauf d'Armand. Celui-ci se retrouve maladroit devant elle, un peu comme un adolescent qui découvre ses premières amours et ne cesse de faire des gaffes en voulant bien faire. Leur couple est charmant, les voir s'aimer alors qu'ils sont en fin de vie m'a émue, un peu comme ces couples de personnes âgées que l'on peut croiser et qui ont encore des gestes tendres l'un pour l'autre trente, quarante ou cinquante ans après.

Armand le misogyne se découvre romantique et tendre. Certes il a du mal à se défaire de ses mauvaises habitudes, il ne peut s'empêcher d'enquêter sur Élisabeth quand bien même celle-ci fait tout pour ne pas attirer l'attention sur elle.
Leur escapade est touchante, l'idée de s'offrir comme ça une petite virée tant qu'ils le peuvent encore est une très jolie preuve d'amour. Ils tentent de profiter de ce que la vie peut encore leur offrir et je trouve qu'ils ont bien raison!

La plume de l'auteur m'a beaucoup plu, je pense lire un autre de ses livres si d'aventure je réussis à mettre la main dessus. Il y a un savant dosage d'humour bien noir et de scènes plus émouvantes et ce mélange fonctionne parfaitement bien, d'autant que l'on ne verse jamais dans le pathos.

Bref, ce livre nous prouve qu'il ne faut pas toujours se fier aux apparences, et que parfois une couverture pas tip top peut révéler un vrai petit bijou! Je vous le recommande, que vous ayez ou non un "vieux" dans votre entourage!

lecture agréable

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Encore merci à Babelio et à leur Masse Critique pour m'avoir permis de découvrir ce livre!

Merci également à Hugo & Cie pour cet envoi!

jeudi 1 octobre 2015

Je suis 1 Femme Parfaite! Le livre pour devenir aussi épanouie qu'une lapine en Louboutin dans un champ de carottes "bio" laissé sans surveillance!

J'ai été contactée par l'auteur, Oliver Catt, afin de lire et chroniquer deux de ses ouvrages humoristiques, deux livres façon bien-être avec une pointe d'humour et d'auto-dérision... Je suis désolée d'avoir mis autant de temps, mais voici déjà ce que j'ai pensé du premier!

Avis aux complexées du tour de hanche et à celles qui ne le sont pas, aux têtes en l’air et aux terre à terre, aux rigolotes et aux sérieuses, aux coincées du sexe et aux délurées, aux filles à papa et aux mères poules, aux femmes au foyer et aux maîtresses désabusées, et à toutes celles en général qui pensent qu’être parfaite ce n’est pas de rentrer dans un slim taille 34 et répondre toujours "oui bien sûr" à son chéri, ce livre est fait pour vous!
Pour percer enfin les secrets de la perfection et vivre une vie épanouie en assumant avec bonheur vos rôles de fille, de mère, d’épouse, de maîtresse, d’amie et de collègue, ce livre va vous donner les clés de la réussite!
Vous aurez ainsi à votre disposition de nombreux exercices pratiques pour mettre en œuvre les multiples conseils contenus dans cet ouvrage, et ce, toujours dans la bonne humeur et le second degré! Enfin, un "Perfect Quizz" vous permettra de tester vos connaissances et validera votre nouveau statut de Femme Parfaite!

Je dois avouer qu'au vu du résumé de ce livre, j'avais de grandes attentes. Je m'attendais à me tordre de rire, et si je ne suis pas déçue de ma lecture, disons que j'en attendais un peu plus.
Il y a en fait un petit détail qui me gêne: ce livre est sensé être une sorte de livre "bien-être", comme on en voit souvent, mais avec un petit côté loufoque et comique. Alors certes, il y a de l'humour dans ce livre. Je ne me suis peut-être pas tordue de rire, mais j'ai souvent souri. Certains conseils sont franchement loufoques, d'autres m'ont laissée plus dubitative, surtout ceux sur le monde du travail.

L'auteur nous apprend donc dans ce livre à devenir une femme parfaite, et pour ce faire, il faut bien sûr commencer par devenir une fille parfaite, celle que tous les parents rêvent d'avoir, qui réussit haut la main ses examens et qui ne tombe pas enceinte à quinze ans.
Ensuite, nous abordons le côté sexe: devenir un sex-symbol, une bombe qui sait rester naturelle mais qui parle de ses exploits sans pour autant passer pour une mytho ou un nympho, avant de devenir une épouse parfaite qui reste sexy, imprévisible et attentive aux désirs de son mari, avant de finalement devenir la mère parfaite, qui aime son enfant tout en sachant le corriger à bon escient. Et en plus de tout ceci, il faut également être une très bonne amie, ainsi qu'une collègue exceptionnelle, parce que c'est ça aussi être une femme parfaite!

Petit hic: je ne me suis pas sentie plus proche des "femmes parfaites" citées dans ce livre, à savoir par exemple Beyoncé, Jessica Alba ou autres Natalie Portman, car entre ce que l'on voit d'elles et la réalité, je pense qu'il y a un grand gouffre difficile à combler! Et je ne pense vraiment pas que leur quotidien soit le reflet du nôtre, femmes lambda (sans que ce soit péjoratif): en effet, je vois mal ces starlettes faire elles-mêmes leurs courses, leur ménage, jongler entre mari, enfants, collègues... 

Je pense également que raccourcir le titre aurait pu être une bonne chose. Juste Je suis 1 Femme Parfaite! Ou comment devenir une femme épanouie aurait été suffisant, car je ne vois pas vraiment ce que les lapines en Louboutin viennent faire ici! Ou alors, j'ai vraiment perdu tout sens de l'humour...

Bref, il y a pas mal de bonnes idées dans ce petit livre, Oliver Catt a de l'humour, il n'y a pas à en douter, mais pour ma part je trouve que certaines idées auraient pu être mieux exploitées, et d'autres au contraire laissées de côté.
J'ai parfois trouvé que l'auteur faisait trop dans le style "livre bien-être" et restait trop terre-à-terre, ça manquait parfois de piquant, de mordant, ça aurait pu être bien plus drôle et ironique. Pour ma part, j'aurais poussé le concept encore plus loin! Alors est-ce par peur d'en faire trop, de paraître trop "lourd"? Je ne sais pas, mais je trouve ça un peu dommage, car l'idée de base est vraiment très bonne... 

Ce livre n'en reste pas moins une lecture agréable, qui vous fera sourire à de nombreuses reprises, et qui vous permettra de vous vider la tête tout en vérifiant (grâce au test en fin d'ouvrage) que vous aussi, vous êtes une femme parfaite! :)

lecture agréable
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lundi 9 février 2015

Maudit karma

J'ai acheté ce livre un peu hasard, je le voyais depuis un bon bout de temps sans oser franchir le pas. C'est chose faite, et je ne le regrette pas!

Kim Lange est animatrice de talk-show et au sommet de sa gloire. Alors que sa fille fête ses cinq ans, Kim choisit de se rendre à une cérémonie de remise de prix. Manque de chance, cette nuit-là elle est écrasée par une météorite, qui s'avère en fait être un lavabo de station spatiale.
Dans l'au-delà, elle apprend qu'elle a accumulé beaucoup trop de mauvais karma au cours de son existence: elle a négligé sa fille, trompé son mari, et n'a pas hésité à écraser ses rivales pour parvenir à ses fins. Pour sa punition, Kim se réincarne en fourmi, et de ses minuscules yeux d'insecte, voit bientôt une autre femme la remplacer auprès de sa famille. 
Elle doit donc au plus vite remonter l'échelle des réincarnations, seulement de fourmi à humain, le chemin est plutôt long...

J'ai passé un très bon moment avec ce livre, et je ne regrette absolument pas mon achat! Certes, ce n'est pas le roman de l'année, mais ça reste néanmoins très agréable et rapide à lire.
Je suis passée par toute une palette d'émotions, j'ai très souvent eu le sourire aux lèvres, j'ai parfois ri car certains des passages sont vraiment très drôles, mais il y a aussi des scènes touchantes et tout en finesse.

Je me suis attachée au personnage principal, Kim, une jeune femme haute en couleurs bien que détestable qui, au fur et à mesure de ses réincarnations, apprend à devenir meilleure et à redéfinir ses priorités. Peu à peu, elle va ouvrir les yeux sur ce qui compte réellement dans sa vie, et tout faire pour l'obtenir. Certes, ses bonnes actions ne partent pas toujours d'un bon sentiment, Kim agit souvent par égoïsme, mais elle a au moins le mérite de faire des efforts.
Ce n'était pas gagné d'avance avec une telle héroïne, mais le pari de l'auteur est gagné: malgré son égoïsme et ses réactions farfelues, j'ai apprécié Kim, j'ai ri de ses travers, je me suis émue de ses faiblesses. 

L'autre personnage a avoir emporté mon adhésion est Casanova. Certes, ce n'est pas le genre de personnage que je m'attendais à voir dans ce genre de livre, mais sa présence était rafraîchissante et ses digressions, sous forme d'extraits de ses Mémoires en notes de bas de page, pleines d'humour. J'avoue que je ne m'attendais pas à voir le Signore réincarné en fourmi, même si sa vie passée explique sans doute cela!
Nina est le personnage à m'avoir fait le plus de peine. Je ne cautionne pas sa façon de s'immiscer dans la vie de famille de Kim, même si elle est amoureuse d'Alex, pourtant j'avoue avoir été triste de la voir se faire évincer de cette manière.

Le seul petit point noir de ce livre, c'est sa fin. Certes, je m'attendais à un happy end, mais je l'ai trouvée un petit peu guimauve. La réincarnation finale ne m'a pas vraiment convaincue, c'était prévisible, et c'est un peu dommage. Cependant, cela n'enlève en rien au capital sympathie de cette histoire, et c'est avec le sourire aux lèvres que j'ai refermé ce livre.


lecture très agréable

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