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jeudi 18 avril 2019

AdopteUnTueur.com

Depuis quelques temps, les éditions Amazon Crossing me proposent régulièrement de découvrir certains de leurs titres. Attirée par le titre (qui fait penser à un célèbre site de rencontres - ce qui tombe bien, puisque cela fait partie des thèmes abordés dans ce livre) et le résumé, je me suis laissée tenter...

Lorsque le cadavre de Charles Maillard, chef d’entreprise sur le déclin, est repêché du canal de l’Ourcq, l’enquête du commandant Pascal Guilbert et du capitaine Guilhem Lanternier se tourne rapidement vers les activités professionnelles de la victime. Ils découvrent alors que l’emploi du temps de Maillard consistait principalement à visiter des sites où les rencontres peuvent s’avérer malsaines...

Je tiens une nouvelle fois à remercier le réseau francophone NetGalley et les éditions Amazon Crossing pour m'avoir permis de lire ce livre.
Il s'agit du 5è épisode des aventures de "Tonton" et du "Beau Gosse" (me regardez pas comme ça, c'est pas moi qui ai choisi leurs petits noms '') mais pour une fois ça ne m'a pas dérangée, je n'ai pas vraiment eu de mal à suivre et à me rappeler de qui était qui.

J'ai passé un bon moment en compagnie de ce livre, certes il ne révolutionne pas le genre et reste très soft, mais n'en demeure pas moins agréable à lire.
Un homme est retrouvé mort sur les berges du canal de l'Ourcq. Si son identité est vite établie, il semble que l'homme avait des choses à cacher: il menait en fait une double vie et était accro aux sites de rencontre.

Bon, rien de bien méchant en soi, mais très vite les enquêteurs découvrent que l'homme a volontairement effacé toute trace de lui et qu'il est plutôt du genre pervers et malsain.
Ils découvrent qu'il a fait de faux contrats à des femmes avec lesquelles il sortait, façon un peu détournée d'acheter leur silence rapport aux demandes assez "extravagantes" qu'il leur a imposées. Que son associé a préféré prendre le large, que sa secrétaire a des choses à cacher et que son ex a totalement pété les plombs et est désormais internée.

Petit à petit, les pièces du puzzle se mettent en place, jusqu'à un final que je n'avais pas vraiment vu venir. J'ai bien eu des soupçons, j'étais sur la bonne voie sans y être complètement, bref je suis contente de ce final qui a su me surprendre.

Pour le reste, c'est un bon roman policier, mais pas assez nerveux ou noir pour que je le qualifie de thriller. Certains moments sont un peu longuets, tandis qu'à d'autres il y a de vrais coups d'accélérateur qui m'ont tenue en haleine et où refermer ce livre était plus compliqué.
Cependant, je pense avoir lu trop de thrillers pour que celui-ci me reste longtemps en mémoire. J'aime les choses plus corsées, et ce titre est (malheureusement pour moi) un poil trop gentillet.

Je le recommande, mais plutôt pour des personnes ayant envie de se lancer dans le genre, qui n'en ont pas l'habitude, ou qui sont plutôt sensibles et qui n'ont pas envie de lire de scènes trop violentes.

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 lecture sympa, sans plus

samedi 15 décembre 2018

Nico Sirsky, tome 5 - Les Inconnues de la Seine

J'ai été gentiment contactée par mail par Nicole Wagner des éditions Amazon Publishing afin de lire cet ouvrage sur invitation via la plateforme NetGalley. Ayant trouvé le résumé plutôt sympathique, j'ai décidé de me lancer.

Paris, fin juin. Dans une ville écrasée par la chaleur, une série de meurtres sordides réveille une vieille légende urbaine et plonge la capitale dans l’effroi. 
Depuis les attentats, le commissaire Nico Sirsky, chef de la brigade criminelle de Paris, et ses hommes sont sous tension. Difficile de maintenir un semblant de vie ordinaire lorsque les effectifs réduits obligent l’équipe à enchaîner mission sur mission. Mais lorsqu’une jeune fille est enlevée en plein jour au cœur de la capitale, c’est tout l’équilibre précaire de leur quotidien qui bascule. Confronte? a? un adversaire redoutablement intelligent et pervers, l’affaire va prendre un tour personnel pour Nico Sirsky, rattrapé par d’anciens démons qu’il croyait enterrés depuis longtemps. Commence alors une course effrénée contre la montre qui va mettre le commissaire au pied du mur et le pousser dans ses derniers retranchements.

Je tiens une nouvelle fois à remercier le réseau francophone NetGalley et les éditions Amazon Publishing pour m'avoir permis de lire ce livre en avant-première.
 
Je dois avouer que j'ai eu du mal à entrer dans ce livre. Sans doute est-ce dû au fait qu'il s'agit d'un tome 5, que je n'ai pas lu les tomes précédents et que du coup j'ai été un peu perdue parmi les personnages. Certes, il n'est pas nécessaire de les avoir lus pour bien comprendre l'histoire, il n'y a pas de rappels incessants des anciens tomes ou autre, et l'accent est plutôt mis sur l'action que sur la psychologie des personnages. Mais honnêtement, à part Nico Sirsky, sa compagne Caroline et le tueur, ne me demandez qui est qui car je serais juste incapable de vous fournir la réponse, et j'en suis d'ailleurs la première désolée.

De même, malgré un rythme assez soutenu, servi par une plume incisive et efficace, j'ai bizarrement trouvé le début très lent avec l'impression de tourner en rond.
L'auteure prend le temps de nous expliquer le fonctionnement de la brigade, ce qui est très appréciable, mais comme je me suis totalement emmêlée dans qui était qui, ça ne m'a hélas pas beaucoup servie.
Ajoutez à cela le nom du personnage principal, Nico Sirsky: désolée mais moi j'ai pensé de suite à Indochine, et j'ai passé ma lecture à imaginer ce cher commissaire avec la tête du chanteur du groupe.

A part ces petits détails, une fois l'enquête véritablement lancée, j'avoue avoir plutôt bien accroché et facilement englouti les pages. J'étais suffisamment prise dans l'histoire pour tourner les pages sans vraiment m'en rendre compte, car j'avais bien envie de savoir qui était l'assassin de ces jolies filles retrouvées mortes noyées, la jambe perforée et vêtues de splendides robes de créateur.

Je me suis laissée prendre au jeu et petit à petit je me suis approchée de la fin, où un autre mystère concernant cette fois le commissaire lui-même semblait sur le point d'être résolu.
Et là, arrivée à la fin, j'avoue avoir poussé un cri de frustration en comprenant que ce mystère-là resterait entier, et qu'il faudra très certainement attendre le tome 6 afin d'en savoir plus. J'avoue m'être même demandé s'il ne me manquait pas des pages!

Bref, une lecture sympathique, sans réels temps morts même si le début m'a paradoxalement paru très long. Je pense cependant que je l'aurais beaucoup plus appréciée si j'avais lu les autres tomes avant, ce qui m'aurait permis de mieux connaître les personnages au lieu de rester dans un flou incessant.

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lecture sympa

vendredi 17 novembre 2017

Lucy Valentine, tome 1 - Follement

🎃 Très honnêtement, sans le Pumpkin Autumn Challenge je pense que je n'aurais jamais lu ce livre. Mais  force de le voir dans la majorité des PAL, j'ai fini par me laisser tenter...

🎃 Lucy Valentine remplace son père, directeur d'une agence matrimoniale. Dans la famille Valentine, on a, c'est un secret, un don de double vue héréditaire qui permet de réunir des personnes qui ont la même aura. Lucy a perdu ce don. Désormais, elle ne retrouve plus que des objets égarés et a des visions en touchant les gens.
Son premier client voudrait des nouvelles de Jennifer, son premier amour. Lucy "voit" alors la bague de fiançailles de celle-ci au doigt d'un squelette enterré dans un parc ! Désemparée, elle fait appel à Sam, l'ami de son père, installé au-dessus de l'agence. Sam est en voyage, c'est Sean, son neveu, qui l'accueille. Quand il lui serre la main, Lucy les "voit" tous les deux, nus dans un lit...

🎃 Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre en commençant ce livre, j'en avais vaguement entendu parler mais sans plus. Et je dois dire qu'au final ça a été une bonne surprise!
Lucy, l'héroïne, est attachante et drôle. Perdue dans une famille totalement loufoque où le don de double-vue est héréditaire, elle ne peut "que" retrouver des objets perdus alors que les autres membres, eux, peuvent former des couples grâce aux auras qu'ils sont seuls à voir.

🎃 Certaines scènes sont d'une drôlerie sans nom, notamment celles où les parents de Lucy sont présents. L'auteure nous offre une galerie de personnages déjantés et savoureux, aucun n'est oublié, chacun est croqué avec une verve saisissante.
Lucy tente par tous les moyens d'aider son père, qui s'est retrouvé en fâcheuse posture, alors même qu'elle se sait incapable de remplir sa mission. Elle va tenter de se donner les moyens de réussir, pleine d'une bonne volonté qui risque pourtant de ne pas suffire.

🎃 Ce qui est agréable ici, c'est qu'il y a de la romance, mais juste ce qu'il faut. Les visions de Lucy chaque fois qu'elle touche Sean font monter la température, mais sans non plus pousser à l'extrême. Alors oui parfois le jeu du chat et de la souris peut agacer, mais c'est aussi ce qui donne du piquant à cette histoire.

🎃 Le pendant de cette histoire, c'est l'enquête policière, qui permet d'apporter un ton un peu plus grave à ce tome, et qui surtout permettra à Lucy de sortir enfin de l'ombre.

🎃 Vous l'aurez compris, j'ai vraiment passé un très bon moment en compagnie de ce livre. Alors oui, on voit venir certaines choses à des kilomètres à la ronde, oui certains indices nous mettent facilement la puce à l'oreille et oui l'intrigue ne casse pas trois pattes à un canard, mais ce livre remplit sa part du contrat, et il le fait bien. Je cherchais une lecture rafraîchissante, je l'ai eue.

🎃 Est-ce que pour autant je lirai la suite? J'avoue que je ne me précipiterai pas dessus, mais si l'occasion se présente, pourquoi pas.

🎃 lecture agréable 🎃

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samedi 24 juin 2017

Justice soit-elle

J'ai vu passer ce livre chez une copinaute et j'avoue avoir été intriguée par sa couverture et surtout par son titre. Du coup, sachant qu'il était disponible sur NetGalley, j'ai été tenter ma chance afin de pouvoir le découvrir à mon tour. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que j'ai été franchement déroutée par son style...

Machos et salauds... Dix-sept meurtres de femmes non élucidés. Bienvenue en Bourgogne. Affaires classées ou non-lieu, la justice a depuis longtemps baissé les bras. Qui étaient toutes ces filles dont les cadavres ont été disséminés dans la région? Des filles faciles, qui n’ont eu que ce qu’elles méritaient? C’est ce que certains laissent entendre… 
Laurine, elle, voudrait simplement savoir qui a assassiné sa mère. Quand un nouveau meurtre est découvert, c’est, pour cette gamine déterminée, l’occasion de mettre un coup de pied dans la fourmilière. Gendarmes, médias, familles, juges, tout le monde en prend pour son grade. 
Au milieu de ce déchainement de violence qui confond victimes et coupables, l'avocate Déborah Lange, spécialiste des "cold cases", se bat pour faire éclater la vérité. Inspiré de faits réels, Justice soit-elle est un cri de colère d’une auteure engagée contre les violences faites aux femmes et le mépris d’une justice à deux vitesses.

Je tiens une fois encore à remercier le réseau francophone NetGalley et la collection Sang Neuf des Editions Plon pour m'avoir permis de lire ce livre.
J'avoue que je ne savais pas trop quoi penser de ce livre une fois terminé. C'est en effet assez difficile de mettre en mots ce que j'ai pu ressentir face à cette lecture, déjà car ce n'est pas vraiment mon style habituel, puis de savoir que cette histoire est inspirée de faits réels m'a encore plus fait froid dans le dos. Je  continue à penser que tous les malades sont loin d'être enfermés, et franchement ce que j'ai pu lire fait peur.

Dix-sept jeunes femmes ont disparu en vingt-six ans, pour la plupart des adolescentes. Sur tous ces cas, seuls quatre ont pu être élucidés. 
Il faut savoir que l'auteure s'est inspirée du travail de Corinne Hermann pour son personnage de l'avocate Déborah Lange, mandatée par un cabinet afin d'enquêter sur ces dossiers et si possible de les faire rouvrir. En effet, si des points communs entre ces morts venaient à être découverts, la prescription pourrait être levée.

En parallèle, nous suivons Laurine, une gamine d'une dizaine d'années qui est loin d'avoir sa langue dans sa poche. Ce qu'elle aimerait, c'est savoir qui a tué sa mère. Manque de chance, alors qu'elle est sortie en douce de nuit, elle tombe sur un dix-huitième cadavre, celui de la jeune Perrine.
Laurine va tenter de profiter de cette "opportunité" et de la présence de l'avocate pour tenter de savoir qui est l'assassin de sa mère.
Tandis que la police enquête de son côté, Déborah tente de faire parler les familles des autres victimes, chose malaisée s'il en est: en effet, rouvrir ces plaies qui ne se sont jamais vraiment refermées est une nouvelle souffrance pour ces gens, qui souhaitent désormais avoir le droit de faire le deuil de leur enfant.

A force d'acharnement, Déborah va peu à peu faire la lumière sur une bonne partie de cette affaire, et pourtant ça n'était pas gagné au départ. Certaines familles veulent avoir droit à l'oubli, d'autres ont fini par baisser les bras et on ne peut pas les blâmer: ils se sont sentis rejetés et laissés de côté par la police, et n'ont pas été mis au courant des avancées des enquêtes. Pour ma part, je peux comprendre qu'aujourd'hui ils n'aient pas envie de revivre tout ça.

Des similitudes ne vont pas tarder à apparaître, comme par exemple le fait que certaines jeunes filles avaient les mains liées dans le dos alors que d'autres ont été retrouvées près de plans d'eau. Autant d'indices qui n'ont pas été exploités alors qu'ils auraient pu fournir de nouveaux éléments à l'époque.
Et là, on s'aperçoit avec effarement que la police a volontairement (ou non) écarté certaines hypothèses, que des preuves ont été perdues, que certains suspects n'ont jamais été incriminés, ou encore que la thèse d'un tueur en série a tout bonnement été jugée inconcevable.

Au début, j'ai vraiment eu l'impression d'assister à une émission de cold case, mais version livre, surtout lorsque l'on énumère la liste des dix-sept jeunes filles et les circonstances de leur mort. 
Le style, que j'ai trouvé un peu froid et impersonnel, m'a du coup quelque peu déroutée. Ensuite, quand Déborah commence ses démarches, j'ai plus retrouvé le style enquête policière, comme si je lisais un thriller parmi d'autres. 
C'est assez journalistique par moments, très factuel et réaliste, parfois détaché, mais toujours dans le fond on sent bien la volonté de l'auteure de rendre leur dignité à ces femmes.

Bref, personnellement j'ai été déstabilisée par ce style que l'on rencontre peu, mais peut-être que mon interprétation est faussée, et que vous l'avez ressenti autrement si vous l'avez lu (et si c'est le cas n'hésitez pas à venir m'en parler, je serai heureuse d'avoir votre avis sur le sujet).

Lorsque la réalité a commencé à pointer le bout de son nez, j'ai été effarée de constater les ramifications de cette affaire et surtout le laxisme qui a pu avoir lieu à l'époque des faits. C'est juste... sordide. Voilà, je ne pense pas qu'il y ait d'autre mot pour décrire tout cela. 

Honnêtement, lisez ce livre. Non pas par voyeurisme ou par curiosité mal placée, mais pour rendre enfin justice (un peu tardive hélas) à ces femmes et à leur famille, pour que leur mort ne soit pas classée sans suite, pour qu'enfin on sache ce qui leur est arrivé et que les parents puissent enfin trouver une paix relative.


lecture agréable (enfin, vous voyez ce que je veux dire ^^')

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dimanche 9 avril 2017

Je m'appelle Requiem et je t'...

Quand j'étais ado et que je n'avais plus rien à lire, je me tournais vers les Frédéric Dard de mon père. Je n'en plus rouvert un seul depuis, mais ce bouquin-là avait l'air aussi déjanté que ce que j'avais pu lire à l'époque...

Moi, vous ne me connaissez pas encore, mais ça ne va pas tarder. Je m'appelle Estéban Lehydeux, mais je suis plus connu sous le nom de Requiem. Je suis curé, ça vous en bouche un coin? Oubliez tout ce que vous savez sur les prêtres classiques, je n'ai rien à voir avec eux, d'autant que j'ai un truc en plus: je suis exorciste. Je chasse les démons. Bon pas tous, parce que je dois d'abord gérer les miens, surtout quand ils font du 95 D, qu'ils dandinent du prose et qu'ils ont des yeux de biche. Chasser le diable et ses comparses n'est pas de tout repos, je ne vous raconte pas. Enfin si, dans ce livre. Ah, un dernier détail: Dieu pardonne, moi pas.

J'ai passé un très bon moment en compagnie de ce livre, qui n'a pas à rougir de la comparaison avec Frédéric Dard. L'exercice n'est pourtant pas simple, nombreux sont ceux à s'y être essayés et à s'être cassé les dents. Il est en effet difficile de ne pas sombrer dans la vulgarité, et c'est souvent là que le bât blesse.

Fort heureusement, rien de tout ça ici. Oui Requiem a la langue bien pendue, il a une sacrée gouaille, un humour décapant et un langage fleuri assez incroyable pour un prêtre, et c'est ce qui m'a plu.
Certains pourraient être choqués par les libertés que prend notre cureton face à la religion (surtout en matière de chair) et là je ne peux rien pour vous à part vous conseiller de passer votre chemin! Il a ses arrangements avec le "patron", ses excuses sont souvent bidon, mais elles ont le mérite de faire sourire.

Requiem va se retrouver mêlé à une sordide histoire en voulant aider Martine, actrice de films pour adultes qui a reçu une proposition de tournage pour le moins singulière et (n'ayons pas peur des mots) dégueulasse. Très vite, notre curé va se retrouver à s'occuper de très près de la jolie Martine et à naviguer du côté obscur d'internet afin de savoir qui se cache derrière tout ça.

Honnêtement, l'enquête par elle-même n'est pas ce qui m'a le plus intéressée dans ce roman. J'étais quand même curieuse de voir de quelle manière Requiem allait bien pouvoir s'occuper de ces démons-là (puisqu'il s'agit de son gibier préféré) sans attirer l'attention de la police, mais à part ça on reste plutôt en surface. 
Ce n'est pas l'intrigue de l'année, de celles qui vous tiennent en haleine ou autre: non, ce qui est intéressant ici, c'est de voir comment notre curé va s'en sortir, s'il va sortir l'artillerie lourde et dézinguer à tout va ou la jouer en finesse (chose qu'il ne semble pas connaître).

Bref, ça file à cent à l'heure, et à peine le temps de s'installer que c'était déjà terminé: dommage! Mais la bonne nouvelle, c'est que Requiem revient bientôt! J'espère que ses nouvelles aventures seront aussi déjantées mais aussi un poil plus creusées. J'ai envie de voir cet univers s'étoffer et de passer plus de temps avec ce curé qui a le mérite de tout faire bouger!

J'ai lu ce livre en LC avec Tautiton, pour lire son avis c'est par ici! 

lecture très agréable

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mardi 21 février 2017

Jeux de miroirs

Tout dans ce livre me faisait envie, de la couverture sobre à son résumé alléchant. Et pourtant, une fois encore, j'ai été déçue par le contenu de ce qui s'annonçait pourtant comme un succès phénoménal...

Un agent littéraire, Peter Katz, reçoit un manuscrit intitulé Jeux de miroirs qui l'intrigue immédiatement. En effet, l'un des personnages n'est autre que le professeur Wieder, ponte de la psychologie cognitive, brutalement assassiné à la fin des années quatre-vingt et dont le meurtre ne fut jamais élucidé. Se pourrait-il que ce roman contienne des révélations sur cette affaire qui avait tenu en haleine les États-Unis? Persuadé d'avoir entre les mains un futur best-seller qui dévoilera enfin la clef de l'intrigue, l'agent tente d'en savoir plus. Mais l'auteur du manuscrit est décédé et le texte inachevé. Qu'à cela ne tienne, Katz embauche un journaliste d'investigation pour écrire la suite du livre. Mais, de souvenirs en faux-semblants, celui-ci va se retrouver pris au piège d'un maelström de fausses pistes.

Je tiens avant tout à remercier NetGalley  et les Editions Les Escales pour m'avoir permis de découvrir ce livre. Merci également à miss Riz-Deux-ZzZ d'avoir été ma partenaire de lecture. Heureusement pour elle, je pense qu'elle a plus apprécié ce livre que moi, car malheureusement, c'est un flop pour moi, je suis totalement passée à côté de l'histoire. Heureusement également qu'au final il était assez court (315 pages) car hélas je me suis pas mal ennuyée...

J'avoue pourtant avoir été attirée par le résumé et surtout par ce bandeau rouge annonçant un "roman évènement". Du coup je l'ai demandé sans hésiter sur NetGalley mais pour une fois je me dis que j'aurais mieux fait de m’abstenir... Il s'agit du premier roman traduit en français de l'auteur, et j'avoue qu'il m'a fortement fait penser au Cercle de la croix de Iain Pears, dans lequel on recherche également le meurtrier d'un professeur empoisonné à l'arsenic et où quatre témoins donnent chacun une version contradictoire de l'histoire.

J'avoue que le principe de la narration multiple fonctionne très bien ici puisqu'il nous permet de découvrir différentes versions du meurtre d'une pointure de la psychologie cognitive.
Nous allons de mensonges en faux-semblants, entendons différentes versions, sauf qu'aucune ne concorde avec les autres et du coup on se demande qui ment et qui dit la vérité. 
L'auteur nous balade, nous amène à nous poser tout un tas de questions, et chaque fois que je pensais enfin approcher de la vérité, je voyais mes certitudes s'écrouler comme un château de cartes.

Petit point noir, je ne me suis attachée à aucun des personnages. La seule qui aurait pu m'être sympathique était Laura, mais une fois son vrai visage révélé, eh bien on n'a plus du tout envie de devenir son amie!
Autre détail, je me suis perdue parmi les autres personnages, je les confondais tous, ce qui ne m'a pas franchement aidée à bien comprendre cette histoire et à m'y retrouver. Je me suis mélangée dans les prénoms, professions, les liens des uns avec les autres, bref dans mon esprit c'était le flou total!

Et pour finir, le gros souci que j'ai rencontré avec ce livre c'est sa fin. Je ne suis pas fan des fins ouvertes, ce n'est pas nouveau, du coup ici ça m'a forcément crispée.
En effet, une fois la dernière page tournée, on s'aperçoit qu'en fait on n'a pas la solution à l'énigme proposée. On a plusieurs pistes, mais rien de vraiment tangible. Du coup, ce roman semble bâclé, inachevé, comme le manuscrit envoyé à Peter.

Je me souviens avoir eu le même sentiment en terminant le livre de Iain Pears, ce même goût d'inachevé, avec quatre récits, quatre points de vue, quatre personnes ayant assisté à la même scène mais qui en donnent une description différentes des autres. Vous me direz, réunissez quatre personnes qui se sont trouvées ensemble lors d'un évènement X ou Y, aucune ne vous décrira le responsable de la même manière: l'un le dira grand, l'autre plutôt de taille moyenne, l'un dira qu'il avait les yeux bleus et l'autre que non ils étaient verts, bref vous voyez le topo... Eh bien c'est exactement ce que j'ai ressenti ici.

Je dois lire La vérité sur l'affaire Harry Québert de Joël Dicker dans quelques jours, et à force de lire partout que ces deux livres se ressemblent pas mal j'avoue que je commence à prendre peur: déjà que le livre de J. Dicker est une jolie petite brique de 857 pages, si au final je dois me retrouver avec le même style de fin ou quelque chose dans le genre, j'avoue que cela entame pas mal mon envie de le lire...

Bref, je ressors mitigée de cette lecture dont j'attendais beaucoup. Je comprends que l'auteur veuille nous laisser tirer nos propres conclusions, mais ce choix ne m'a pas plu. J'aurais vraiment préféré avoir une "vraie" fin, avec le nom d'un coupable, mais peut-être est-ce là une volonté de l'auteur de rendre ce récit plus authentique encore, quand on sait qu'il y a quantité d'enquêtes qui restent encore non résolues à ce jour... Dommage, vraiment, car le point de départ était alléchant!

 lecture décevante

Pour voir l'avis de Riz-Deux-ZzZ, c'est par ici! :)

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lundi 13 février 2017

Le chat Catia mène l'enquête, tome 3 - Plumes... et emplumés!

En général, quand je participe à une masse critique je coche des livres susceptibles de me plaire, mais pas que. Je choisis toujours un livre qui se situe hors de ma zone de confort, un livre sur lequel en temps normal je ne me serais pas retournée. C'est justement ce type de livre qui a été choisi cette fois-ci, et je me dis que la prochaine fois je ferais peut-être mieux de m'abstenir... 

Dans cette nouvelle collection, qui s’écarte totalement de son style habituel, Gérard Chevalier propose une belle originalité: son héroïne et narratrice!
Catia, minette quimpéroise "surdouée", mène l’enquête en assistant son maître,

journaliste d’investigation, dans ses recherches. Elle maîtrise le langage humain et emploie parfois des termes fleuris pour juger les comportements des "bipèdes".
L’auteur signe un ouvrage à la fois tendre et très drôle, laissant la part belle au suspense, qui ravira les amateurs de romans policiers, de Bretagne et les amoureux des chats… Un remède à "la crise", une pause entre les soucis.
 

Je suis sur une grande poubelle dans la petite rue de la Providence. J’attends Gérard Chevalier... Ah, le voilà, avec sa dégaine de John Wayne anémié.
— Bonsoir Catia. Alors, pourquoi vouliez-vous me voir? dit-il en posant sa tablette à côté de moi.
Je tape à une vitesse stupéfiante le plan phénoménal que j’ai imaginé pour me rendre plus célèbre encore. Enfin... NOUS, hélas... À la fin de sa lecture il reste figé.
— Mais... C’est insensé! bredouille-t-il. Pourquoi voulez-vous disparaître aussi? Vous n’êtes que l’héroïne de mes romans ! Il n’y a que moi qui dois disparaître, si j’accepte votre combine fumeuse…
S'ensuivront des investigations et une pagaille médiatique hallucinante, de quoi atteindre une notoriété quasi-mondiale!


Je n'ai rien contre les romans loufoques, une fois de temps en temps lire un bouquin un peu barré ça fait du bien! Quand il est supposé être écrit par un animal, là encore ça ne me dérange pas, la preuve j'ai Demain les chats qui m'attend dans ma PAL. Seulement, il faut que ce soit bien écrit et qu'il y ait un minimum de cohésion, c'est le genre de narration où en général ça passe ou ça casse. Et là, malheureusement, ça casse.

Déjà, je m'attendais à ce qu'il y ait une enquête policière. A la lecture du résumé, on nous dit bien que Catia aide son "bipède" dans ses recherches. Sans doute est-ce le cas dans les 2 tomes précédents, qu'il n'est pas nécessaires d'avoir lus pour lire celui-ci.
Du coup, je m'interroge avant de me rendre à l'évidence: point d'enquête à proprement dit dans ce livre. Dommage, mais bon, il doit bien y avoir autre chose à se mettre sous la dent!

Alors oui, il y a Catia, mais attention car la minette a un caractère assez particulier et mieux vaut pour vous que vous la caressiez dans le sens du poil. Catia est narcissique, elle aime qu'on s'occupe d'elle, et depuis que son humain a une femme et, pire encore, un bébé nommé Rose, eh bien il s'intéresse moins à son chat. Certes, l'animal, fin gourmet aux goûts de luxe et surdoué, veut bien jouer les nounous, mais à la condition que personne ne lui vole sa place de numéro 1 dans le cœur des gens qu'elle aime. 
Car oui on la laisse seule veiller sur l'enfant, en cas de problème no souci, Catia n'a qu'à envoyer un message pour dire "hey, bébé a faim/la couche sale/se réveille de la sieste", c'est pratique, pas besoin de payer pour une "vraie" babysitter!
Mais quand Catia s'aperçoit que Rose a la préférence, elle décide de mettre au point son enlèvement.

Catia, capable de communiquer en langage humain via une tablette, va donc mettre au point un plan "infaillible" qui devrait lui rendre les faveurs de son "bipède". A partir de fausses lettres anonymes et avec l'aide de Gérard Chevalier, l'humain grâce à qui elle peut publier des livres dont elle est la narratrice, elle va faire croire à son enlèvement. Et par-là aussi à celui de l'auteur, lui apportant une gloire qu'à son avis il ne mérite pas.

Ce quiproquo aurait pu être très drôle, un peu comme un vaudeville ou une bonne pièce de théâtre de boulevard, sauf que c'est brouillon et un peu trop criard. Le policier, Yvon, passe son temps à hurler, quasiment tous ses dialogues sont en majuscules. Ca se dispute, ça crie, ça utilise un langage de charretier, bref ça m'a fatiguée et au final je suis passée totalement à côté.

Ajoutez à cela que Catia est limite détestable, qu'elle a un caractère de cochon (pour ne pas dire autre chose) et un langage assez fleuri, vous comprendrez que j'ai eu du mal. Le chat qui décide de faire croire à sa disparition et à celle de son nègre (je ne vois pas comment appeler l'auteur autrement pour le coup) afin de retrouver un amour qu'elle n'a jamais perdu et une notoriété qu'elle juge méritée, c'était un peu gros.

En fait, j'ai l'impression que l'auteur a volontairement grossi le trait: sa Catia n'est absolument pas sympathique, du coup dur dur de s'y attacher alors que c'est quand même le personnage principal! Sauf qu'à force de trop vouloir en faire, ça a fini par me lasser. Grossir le trait, ok, mais là c'était trop, du coup ce qui aurait dû être drôle ne l'était pas et c'était plus lourd qu'autre chose. A force de trop vouloir en faire, je trouve qu'il dessert finalement son livre, c'est dommage!

De ce fait, j'ai également eu l'impression que l'auteur cherchait à se faire mousser, entre les différents rappels de ses précédents textes et cette façon de se mettre lui-même en scène dans son livre. Peut-être n'est-ce pas son intention, mais c'est ainsi que je l'ai ressenti. Dommage une fois encore!
Restent les interventions en breton, chacune traduite en note de bas de page, que j'ai bien appréciées, et quelques scènes qui m'ont fait sourire. Autrement, j'ai trouvé le temps long (alors que le livre fait 167 pages) et j'étais contente d'en voir la fin. 

Le quiproquo était un peu gros, le "personnage" principal trop centré sur son nombril (chaque fois qu'elle pense aux conséquences de son acte et à l'affolement que pourrait causer sa disparition, hop magie quelque chose vient la distraire), du coup ça a été une petite déception, j'attendais plus de ce livre que les caprices de diva d'une minette jalouse. Dommage!

lecture décevante

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Encore merci à Babelio et à leur Masse Critique pour m'avoir permis de découvrir ce livre!


Merci également aux Editions du Palémon pour cet envoi!