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mercredi 15 février 2017

Famille parfaite

De Lisa Gardner, j'avais déjà lu et beaucoup apprécié Jusqu'à ce que la mort nous sépare. Du coup, quand j'ai vu celui-ci avec sa couverture très jolie et son résumé accrocheur, je n'ai pas pu résister...

Les Denbe semblaient sortir des pages des magazines glamour: un mariage modèle, une belle situation, une ravissante fille de quinze ans, une demeure somptueuse dans la banlieue chic de Boston... une vie de rêve. Jusqu'au jour oùils disparaissent tous les trois. Pas d'effraction, pas de témoin, pas de motif, pas de demande de rançon. Juste quelques traces de pas et des débris de cartouches de Taser sur le sol de leur maison. Pour la détective privée Tessa Leoni, l'enlèvement ne fait aucun doute. Mais que pouvait bien cacher une existence en apparence aussi lisse?

Ce que j'aime dans ce genre de livres, ce sont les secrets de famille, ceux que l'on croit bien cachés, dont on est persuadés que personne n'en saura jamais rien et qui, le jour où ils sont dévoilés, explosent telle une bombe en causant des dégâts souvent irréparables.
Prenez donc une famille en apparence parfaite, heureuse et unie. Et si les apparences étaient trompeuses? Que se cache-t-il derrière le masque de la félicité conjugale?

Lorsque la violence fait irruption chez eux, les Denbe ne comprennent pas pourquoi on s'en prend à eux. Le mari, pourtant du genre grand costaud, s'écroule sous les décharges de Taser. Pourtant, on ne leur vole rien: le sac à main de la femme, son argent, son alliance en diamants, les smartphones dernier cri et autres tablettes sont rassemblés sur le plan de travail de la cuisine.
Certes, les Denbe sont beaux et riches, ils font forcément des envieux, mais pourquoi ne rien leur prendre? Et surtout, pourquoi n'y a-t-il pas de demande de rançon? C'est à cette étrange question que vont devoir répondre les enquêteurs...

Au fur et à mesure que l'on avance dans la récit, on comprend que chacun des membres de cette famille si parfaite a un secret qu'il tenait bien gardé, mais rien cependant qui explique le pourquoi de cet enlèvement. Les ravisseurs sont des pros, cependant on sent bien que quelqu'un d'autre tire les ficelles en coulisses.
La narration à plusieurs voix donne du rythme à ce roman, nous permettant de suivre tour à tour les différents personnages et de comprendre les petits secrets de chacun. J'ai été complètement happée par cette histoire, cherchant à comprendre le pourquoi du comment, j'ai tourné les pages de plus en vite jusqu'au final, qui ne m'a pas totalement surprise puisque j'avais déjà plus ou moins compris comment cela allait se finir. Il me manquait quand même quelques petits éléments et ce sont eux qui ont créé l'effet de surprise.

Bon par contre, ce livre n'échappe pas aux clichés habituels, d'ailleurs l'épouse elle-même l'avoue: "Ce qui était une vraie famille est aujourd’hui réduit à trois clichés: la femme qui se bourre de comprimés, le mari infidèle et l’adolescente enceinte" (oups petit spoiler, il vous suffit de surligner pour en savoir plus).
Les ravisseurs aussi ont droit à leurs petits travers, comme le fou de la gâchette ou encore le méchant plein de compassion.
Mais ça fonctionne et ça ne m'a pas empêchée de dévorer ce livre et de m'attacher à cette famille qui se désagrège sous nos yeux. Une fois tous les secrets révélés au grand jour, personne n'en sortira indemne, et je crois que c'est ce qui fait la force de ce livre.

Une dernière petite précision: ce livre est une suite, puisqu'il semble que Tessa Leoni et D.D. Warren apparaissent dans un autre livre de l'auteur, Preuves d'amour. Même s'il y a quelques petits rappels de cette affaire, il n'est pas indispensable de l'avoir lu pour bien comprendre Famille parfaite, aucun risque d'être largué donc! 

Bref vous l'aurez compris, j'ai passé un excellent moment en compagnie de ce livre que je vous recommande, et je compte bien en lire d'autres de cet auteur! 

lecture très agréable

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dimanche 1 janvier 2017

Thérapie

Sebastian Fitzek est un auteur que je voulais lire depuis pas mal de temps, pourtant allez savoir pourquoi je n'osais pas me lancer dans ce livre...

Josy, la fille du psychanalyste Viktor Larenz, souffre d'une maladie inconnue et disparaît mystérieusement. Quatre ans ont passé, Larenz s'est retiré sur une île au nord de l'Allemagne et reçoit la visite d'une romancière qui souffre d'une forme rare de schizophrénie: les personnages qu'elle invente prennent vie et son dernier roman ressemble étrangement à l'histoire de Josy...

J'ai beaucoup aimé cette lecture, c'est un vrai page turner qui m'a tenue en haleine jusqu'à la fin. J'ai douté de tout et de tout le monde, je ne savais plus à qui me fier, comme Viktor j'étais complètement perdue.
Il faut dire que l'auteur réussit  construire une histoire haletante à partir d'un fait quelque peu "banal": la disparition d'une petite fille. Mais il faut avouer que la construction est très habile, les révélations s'enchaînent, et pour ma part la fin m'a laissée sur les fesses.

J'ai tourné les pages très rapidement, voulant absolument connaître la fin. J'ai échafaudé tout un tas d'hypothèses, persuadée dès le départ d'avoir trouvé le coupable. Mais chaque fois l'auteur a su insinuer le doute dans mon esprit, en semant de-ci de-là des indices qui me laissaient penser que j'avais fait fausse route et qu'en fait le coupable n'était pas celui ou celle que je croyais.

Je n'ai par contre pas compris l'attitude de la femme de Larenz, je ne comprenais pas comment cette mère, qui a pourtant perdu sa fille, pouvait se replonger dans le travail comme si de rien n'était, presque comme si la disparition de sa fille ne l'affectait en rien. Il faudra attendre d'avancer dans l'histoire pour que ce comportement nous apparaisse sous un autre jour, mais j'avoue avoir pensé que cette femme avait une drôle de manière de vivre cette situation...

Bien sûr, je l'ai soupçonnée, et j'ai également pensé à Anna, cette romancière schizophrène qui prétend que ses personnages prennent vie et dont le dernier roman ressemble étrangement à l'histoire de Josy. Il faut quand même avouer que l'une comme l'autre feraient un coupable idéal!
Alors que j'ai ressenti de l'empathie pour Viktor, ce père de famille brisé, j'ai par contre tout de suite détesté le personnage d'Anna, je trouvais qu'il y avait quelque chose de faux en elle, un petit je-ne-sais-quoi qui me la rendait presque antipathique.
C'est pourtant grâce à elle que Viktor va peu à peu comprendre la vérité sur la disparition de sa fille, ses allusions et son comportement étrange vont nous éclairer peu à peu, jusqu'à la vérité.

Mais cette vérité est-elle vraie? Est-ce vraiment la fin de l'histoire? Viktor a-t-il toute sa raison ou est-il lui aussi plongé dans son délire? C'est une véritable histoire à tiroirs que nous offre Sebastian Fitzek, et pour ma part si j'avais plus ou moins deviné la fin, j'avoue qu'il m'a manqué des détails pour l'appréhender en totalité. Mes soupçons étaient justes, il me manquait juste le mobile pour que toutes les pièces du puzzle s'emboîtent parfaitement.

Il n'empêche que l'auteur frappe fort avec ce premier roman, et c'est avec plaisir que je lirai les autres qui m'attendent déjà dans ma tablette. 

lecture agréable

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mardi 20 décembre 2016

Après la fin

J'ai longtemps hésité avant de sortir ce livre de ma PAL tant j'avais peur d'être déçue: en effet, rares sont les suites qui réussissent à être aussi bonnes que le premier tome. Alors, pari réussi ou gros flop?

Tiphaine et Sylvain vivent ensemble depuis presque 20 ans. Ils ont connu des moments merveilleux et ont surmonté main dans la main des épreuves difficiles. Comme tant d’autres époux… Aujourd’hui leur couple bat de l’aile et élever Milo,
leur fils de 15 ans, n’est pas une partie de plaisir. Une situation qui pourrait être très classique… Si Milo n’était pas leur fils adoptif. Si Milo n’était pas le fils de leur ancien voisin David qui s’est suicidé dans sa propre maison. Si Milo n’était pas le meilleur ami de Maxime, leur fils, décédé brutalement à l’âge de 7 ans. Si Milo n’avait pas hérité de la maison de son père dans laquelle vit désormais la nouvelle famille recomposée. Et si une nouvelle voisine n’était pas venue s’installer précisément dans leur ancienne maison, de l’autre côté de la haie, avec un petit garçon de 7 ans… 

Une fois encore, Barbara Abel frappe très fort. J'ai mis très longtemps avant de me décider à lire cette suite, tellement j'avais peur d'être déçue suite à l'immense coup de cœur qu'avait été le premier tome. Cette suite allait-elle être à la hauteur? Eh bien oui, et même si je la trouve un tout petit peu en-dessous de son prédécesseur, ce roman n'a pas démérité.

C'est avec plaisir que j'ai retrouvé Sylvain, Tiphaine et Milo environ 8 ans après le drame qui s'est joué dans Derrière la haine. 
Milo a grandi, c'est désormais un ado de 15 ans qui a un peu de mal à trouver sa place. Il a gardé des séquelles de son lourd passé, je l'ai vu se débattre avec des sentiments pas faciles à vivre et à avouer, j'ai ressenti beaucoup de peine pour ce garçon qui ne sait plus aimer. Ses relations avec Tiphaine et Sylvain sont conflictuelles, quand on sait le pourquoi du comment on ne peut que comprendre, mais comme l'ado préfère se réfugier dans le silence, c'est un peu tendu et compliqué.

Sylvain est resté aux côtés de sa femme, pour le meilleur mais surtout pour le pire. Le drame qu'ils ont vécu a eu raison de leur couple, il aimerait partir mais se sent enchaîné à sa femme: complices un jour, complices toujours... On sent une grande lassitude chez lui, et lorsque Tiphaine frôle de nouveau le pétage de plomb il se demande avec raison s'il aura encore la force de subir tout cela.

Quant à Tiphaine, elle est toujours aussi givrée. J'ai rarement croisé un personnage aussi malsain, qui sous des dehors policés cache bien son jeu. Elle aussi est en souffrance, je ne peux que la plaindre mais pas lui pardonner. Surtout qu'ici, elle persiste et signe en repartant dans ses délires psychotiques envers sa nouvelle voisine.

Cette histoire aurait pu être une réécriture du premier tome, mais il n'en est rien. Alors oui, c'est vrai, on prend les mêmes personnages et on recommence, mais il y a bien plus que cela en jeu. La présence du fils de 8 ans de sa voisine va éveiller la douleur de Tiphaine, qui va s'immiscer dans sa vie et chercher à tout prix à se rapprocher de ce petit garçon qui lui rappelle si cruellement Maxime.
Tiphaine ne va pas bien, ça c'est clair, son attitude fait froid dans le dos. On se demande jusqu'à quand elle va pouvoir tout garder sous contrôle tout en sachant que la rupture est proche et que la soupape ne va pas tarder à lâcher. Et quand l'explosion finale va avoir lieu, on sait déjà que beaucoup n'en sortiront pas indemnes... 

La vengeance est un plat qui se mange froid, et Nora, la voisine de Tiphaine et Sylvain, va l'apprendre à ses dépens. La pauvre a juste le malheur d'arriver au mauvais endroit au mauvais moment et elle va se retrouver malgré elle la cible de la folie de sa voisine. 
En effet, l'ex-mari de Nora a été à l'époque l'avocat commis d'office de David, le père de Milo. Cette affaire lui trotte dans la tête bien malgré lui et il se sent presque l'envie de rouvrir le dossier, sauf que tout ne va pas se passer comme prévu...

Je n'en dirai pas plus, si ce n'est que ce tome est au moins aussi bon que le premier. Certes, la recette reste un peu la même, on garde des personnages givrés qui vont faire basculer le quotidien dans l'horreur, tout en modifiant suffisamment les choses pour que l'ennui ne nous guette pas.  
La grande force de Barbara Abel est de réussir à plonger son lecteur dans l'horreur à partir de faits on ne peut plus banals, la vie de tous les jours devient le théâtre de la folie humaine dans toute sa splendeur.

La fin est explosive, il s'y passe des choses auxquelles je ne m'attendais pas, c'est un final en apothéose mais qui je trouve appelle clairement un troisième tome. J'ignore s'il verra le jour, mais cependant j'avoue que j'espère que oui, car certains faits restent encore dans l'ombre et j'espère qu'il pourra nous délivrer toutes les réponses aux questions que je me pose encore.

lecture très agréable

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vendredi 18 novembre 2016

La mort en tête

Lire un roman de Sire Cédric est toujours un vrai plaisir, et je trouve que Halloween est sans conteste la période idéale pour me plonger dans un de ses livres. Je me suis donc réservé ce tome exprès pour pouvoir le lire cet automne...

Le duo d’enquêteurs Eva Svärta/Alexandre Vauvert est en bien mauvaise posture… Ils traquent sans relâche les tueurs psychopathes, mais cette fois ce sont eux les proies d’un criminel sadique.
Tout commence en banlieue parisienne, la séance d’exorcisme d’un enfant de huit ans a tourné au drame. Eva Svärta, policière à la Brigade criminelle, enceinte de quatre mois, se rend sur les lieux. Est-ce un accident? Comment est vraiment mort cet enfant?
Sur place, la policière rencontre Dorian Barbarossa, un journaliste à sensation qui vit depuis des années avec une balle de calibre 22 dans le crâne.
Eva ne se doute pas encore de la descente aux enfers qui l’attend…

Que dire, si ce n'est qu'une fois encore je me suis régalée avec ce roman, même si j'avoue avoir un peu moins accroché avec la pointe de fantastique présente dans les romans de l'auteur. Enfin non, pas le fantastique en lui-même, mais plutôt son explication et son origine. Mais cela n'est qu'un détail, car j'ai littéralement dévoré ce roman, comme à peu près tout ce que j'ai pu lire de Sire Cédric.

J'ai commencé ce livre avec une pointe d'appréhension: Alexandre et Eva sont en couple, malgré la distance qui les sépare ils sont heureux ensemble, Eva est même enceinte. Elle est fatiguée, stressée, son instinct ne fonctionne plus aussi bien, elle a des sautes d'humeur, bref je craignais qu'un la retrouve diminuée, mais il n'en est rien. Elle continue à assurer, et ça vaut mieux pour elle, vu ce qui l'attend!

Car il semblerait bien qu'un taré l'a prise pour cible. Il la suit, est au courant de ses moindres mouvements, essaie de la tuer à plusieurs reprises en réussissant toujours à fuir. Mais le pire, c'est qu'il réussit à chaque fois à retourner les apparences en sa faveur, si bien que ce sont Eva et Alexandre qui se retrouvent pris au piège et ciblés: de victimes, on les prend alors pour les bourreaux, et c'est une vraie chasse à l'homme qui commence.

Je n'ose pas en dire plus de peur de vous spoiler, sachez cependant que ce roman est un vrai page turner qu'il est difficile de reposer une fois qu'on l'a commencé. Le rythme est soutenu, les rebondissements s'enchaînent, c'est trépidant, haletant, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Ajoutez à cela la plume si particulière de l'auteur (oui je suis définitivement fan de son style!) et vous avez tous les ingrédients réunis pour passer un excellent roman.

Alexandre et Eva forment un couple attachant, tous les deux se sont bien trouvés! La grossesse d'Eva la rend plus forte et aussi plus fragile, j'ai compris ses angoisses, ses peurs et ses doutes, elle suit une belle évolution, tout comme Alexandre, que j'ai aimé voir protecteur tout en conservant son côté ours des cavernes. Bref, ce tome bouscule les codes, et j'ai adoré ça!

Seul petit bémol: le tueur. Certes, c'est un vrai psychopathe et il m'a fait froid dans le dos! Seulement, il passe limite pour un surhomme à sans cesse réussir à se dérober et à s'en sortir indemne. Il faut attendre un bon moment avant qu'Eva ne comprenne ce qui lui arrive, et même alors elle ne réussit pas à inverser la tendance. Le fait qu'il réussisse toujours à passer entre les mailles du filet m'a parfois agacée, c'était presque trop.

Cela ne m'a pas empêchée de me régaler une fois encore, et vu la surprise qui nous attend à la fin, je n'ai qu'un espoir, c'est qu'une suite soit bientôt au rendez-vous! J'ai vraiment hâte de découvrir la suite des aventures du duo Eva/Alexandre et de les découvrir parents!

lecture très agréable

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lundi 10 octobre 2016

N'éteins pas la lumière

Ce livre a atterri dans ma PAL depuis plus d'un an, attendant tranquillement son heure, me narguant avec sa couverture magnifique et la promesse de retrouver un de mes héros préférés. Challenges aidant, je me suis finalement décidée à le sortir...

 "Tu l'as laissée mourir..." Christine Steinmeyer croyait que la missive trouvée le soir de Noël dans sa boîte aux lettres ne lui était pas destinée. Mais l'homme qui l'interpelle en direct à la radio, dans son émission, semble persuadé du contraire... Bientôt, les incidents se multiplient, comme si quelqu'un avait pris le contrôle de son existence. Tout ce qui faisait tenir Christine debout s'effondre. Avant que l'horreur fasse irruption. Martin Servaz, de son côté, a reçu par la poste la clé d'une chambre d'hôtel, une chambre où une artiste s'est donné la mort un an plus tôt. Quelqu'un veut le voir reprendre du service... ce qu'il va faire, à l'insu de sa hiérarchie et de ses collègues...

Mais quel plaisir ça a été de retrouver la plume de Bernard Minier! J'ai longtemps hésité à ouvrir ce livre, allez savoir pourquoi! Je savais que je passerais forcément un bon moment, un opus avec Martin Servaz c'est forcément du tout bon, et pourtant... Je mentirais si je disais que j'ai été déçue, mais je referme ce livre avec un sentiment de frustration. 

Ouais, voilà, c'est ça: frustrée je suis. Si j'ai beaucoup aimé l'histoire, malgré le thème récurrent - voire banal - du harcèlement, il m'a manqué un petit quelque chose. Ou plutôt quelqu'un. Je vous le donne en mille: Martin Servaz himself. Alors oui, il est présent, oui c'est lui qui résout l'enquête, mais il n'empêche qu'il n'apparaît que trop peu. Je dois être accro à ce perso, je sais pas, mais il m'a manqué. Christine Steinmeyer est bien gentille, mais moi je voulais que l'histoire tourne autour de Servaz, donc de ce côté-là bah c'est pas trop ça, Martin il fait plutôt de la figuration pour le coup.

J'espérais également un face à face avec Hirtmann, qui bien sûr n'a pas lieu, et quelque part tant mieux. Bien sûr, cette histoire reste présente en toile de fond, un peu comme un fil rouge que l'on retrouve tome après tome, mais qu'ici il ne soit pas question du bonhomme m'arrange. Je me dis que comme ça, au moins, on peut espérer voir les deux adversaires s'affronter dans un prochain tome qui leur serait uniquement dédié...

A part ça, une fois encore M. Minier m'a tenue en haleine d'un bout à l'autre de son roman. Alors oui, j'ai trouvé le début longuet, je n'appréciais pas vraiment Christine, je ne sais pas vraiment pourquoi en plus, car vu ce qui lui arrive par la suite j'aurais plutôt dû la plaindre!
Car Christine va voir sa vie basculer petit à petit: tout commence par une lettre qu'elle trouve dans sa boîte aux lettres et qui semble s'y trouver par erreur. Le lendemain, à la radio, un homme l'appelle: il semble lui reprocher de ne pas avoir réagi suite à la réception de cette lettre, qui annonce tout de même un suicide! 

Et à partir de ce moment, tout se dégrade: Christine perd son boulot, son fiancé, se rend compte qu'un inconnu rentre chez elle et qu'il semble savoir bien des choses sur sa vie... Bref, l'existence de Christine se fissure et il semble ne pas y avoir d'échappatoire.
Pourtant, elle ne va pas se laisser abattre, et va démontrer à son harceleur qu'elle est pleine de ressources. Même quand tout paraît désespéré, Christine tente de ne pas perdre pied, de ne pas donner la satisfaction de la voir à terre, et rien que pour ça, elle m'a bluffée!

De son côté, Martin Servaz est en arrêt maladie, dans une maison de repos pour flics dépressifs. Il reçoit un paquet contenant la clef d'une chambre d'hôtel, chambre qui a abrité le suicide d'une jeune photographe un an auparavant. Bien vite, Servaz comprend que son correspondant souhaite le voir reprendre du service, mais est-il prêt à revenir?

Bien évidemment, les deux enquêtes vont se recouper, et j'ai attendu ce moment avec impatience. Sauf qu'on ne sait pas encore comment les deux affaires vont pouvoir se rapprocher, jusqu'à ce petit indice qui sème le trouble.
A partir de là, impossible de décrocher: j'avais un vrai page turner entre les mains, il était très difficile de m'en sortir afin de m'occuper des autres choses de la réalité tant je voulais savoir la suite. J'ai échafaudé tout un tas de théories, persuadée d'avoir (pour une fois) trouvé le coupable très tôt dans le livre. Evidemment, j'avais tort, toutes mes théories se sont effondrées les unes après les autres, mais pas grave, j'aime qu'on me mène par le bout du nez (dans les livres s'entend, hein ^^).

Bon par contre, j'avoue, la fin ne m'a pas plu tant que ça: c'était un poil trop capillotracté pour moi. Toute cette histoire de vengeance m'a laissée sceptique, c'était limite trop rapide pour que j'y adhère totalement. Reste le dernier et très malin retournement de situation, qui m'a laissée gonflée d'espoir: c'est bien trouvé et cela laisse augurer le meilleur. J'attends, donc, et j'espère ne pas être déçue! (ceux et celles qui ont lu le livre comprendront ^^)

lecture très agréable

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une couverture bleue

dimanche 24 juillet 2016

Maman a tort

Depuis ma lecture de Un avion sans elle, j'ai plusieurs romans de Michel Bussi dans ma PAL, mais je ne me décidais pas à les ouvrir. J'ai finalement jeté mon dévolu sur celui-ci, séduite par son résumé prometteur d'une lecture sans temps morts...

Quand Malone, du haut de ses trois ans et demi, affirme que sa maman n’est pas sa vraie maman, même si cela semble impossible, Vasile, psychologue scolaire, le croit. Il est le seul… Il doit agir vite. Découvrir la vérité cachée. Trouver de l’aide. Celle de la commandante Marianne Augresse par exemple. Car déjà les souvenirs de Malone s’effacent, ils ne tiennent plus qu’à un fil, qu’à des bouts de souvenirs, qu’aux conversations qu’il entretient avec Gouti, sa peluche. Le compte à rebours a commencé. Avant que tout bascule. Que l’engrenage se déclenche. Que les masques tombent. Qui est Malone?

Il s'agit de mon deuxième essai avec Michel Bussi, et j'ai été ravie de retrouver la plume de cet auteur. Comme dans Un avion sans elle, l'auteur s'amuse à nous promener d'un côté puis de l'autre, disséminant des indices l'air de rien, jusqu'à ce que la révélation finale nous tombe dessus, nous laissant sur les fesses.

Comme bien souvent, nous démarrons avec deux intrigues bien distinctes: d'un côté, nous avons Malone, trois ans et demi, qui clame haut et fort que sa maman n'est pas sa vraie maman. Malone, qui ne se sépare jamais de son doudou, Gouti, une peluche toute usée en forme de rat, dont il prétend qu'il peut lui parler et qu'il lui raconte des histoires, une pour chaque jour, avec un bateau pirate, un château et une forêt des ogres... 
Bien sûr, tous les papiers officiels sont en règle, et personne ne croit Malone, à part Vasile Dragonman, psychologue scolaire, qui va à son tour se confier à la commandante Marianne Augresse.

Marianne, elle, est sur une affaire de braquage qui a mal tourné à Deauville. Le principal suspect a réussi à s'enfuir, mais il est blessé: tout porte donc à croire qu'il sera bientôt forcé de sortir de sa tanière, et Marianne veut être prête quand ce moment arrivera.
Elle n'a donc pas le temps d'écouter les propos de Vasile, qui lui paraissent irréels. Puis tout est en règle, donc pourquoi se préoccuper de ce gosse qui semble juste avoir un peu trop d'imagination?
Oui, mais Vasile est envoyé par Angie, l'amie de Marianne, or cette dernière cherche un amant qui pourrait lui faire un enfant, et le psy est plutôt craquant... 

De fil en aiguille, on s'aperçoit bientôt que les deux affaires sont évidemment liées, mais pas forcément de la manière dont on pourrait le croire...
Michel Bussi tisse son intrigue comme une araignée sa toile, et très vite on se retrouve pris au piège. Malgré quelques petites longueurs, j'ai été happée par ce récit, tournant les pages avec frénésie afin de comprendre qui est vraiment Malone et si celle qu'il appelle Maman-da est (ou pas) sa vraie maman.

Alors oui, certains détails sont facilement devinables, et je pensais vraiment que ce roman ne m'apporterait aucune réelle surprise. J'étais sûre d'avoir tout deviné dès le début, et je me disais que j'allais continuer ma lecture juste pour savoir comment tout avait été orchestré. 
Grossière erreur! Je me suis laissée complètement prendre au jeu, et si j'avais en effet quelques éléments de réponse, il me manquait quand même un certain nombre de détails pour que le puzzle soit complet.

De plus, certains rebondissements de la fin m'ont totalement prise au dépourvu, l'auteur nous réserve un twist final très bien fait et que je n'avais absolument pas vu venir. Les indices ne manquaient pourtant pas, mais pour le coup j'étais tellement obnubilée par une autre théorie (fausse, bien sûr) que je suis passée à côté: bien joué, M. Bussi!

Alors oui, parfois l'auteur se perd un peu et tourne en rond, parfois je me suis moi aussi un peu perdue dans les explications de Vasile à propos de la mémoire infantile, parfois l'insistance mise sur les hormones en furie de Marianne m'a fait lever les yeux au ciel, mais rien de bien méchant. 
Dernier point, mais là vraiment je pinaille: la couverture. Je sais qu'il y a une espèce de charte graphique dans les versions poche des romans de l'auteur, mais là vraiment j'aurais préféré qu'ils gardent la couverture originale...

Il n'empêche que j'ai passé un très bon moment en compagnie de Maman a tort (et là par contre je ne remercie pas l'auteur, grâce à qui j'ai la chanson de Mylène Farmer dans la tête) et je vous le conseille, c'est vraiment une lecture idéale pour l'été!

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