dimanche 3 septembre 2017

Le berceau de la peur

J'ai un peu hésité avant de solliciter cette lecture, car ma première expérience avec la plume de Mark Edwards n'avait pas été des plus concluantes. Mais le résumé me donnait vraiment envie, du coup je me suis laissée tenter...

La première enfant a été enlevée chez elle.
Le deuxième, dans la voiture de sa mère.
Et la troisième, dans sa propre chambre à coucher…
Lorsqu’un soir, Helen et Sean Phillips sortent en laissant leur fille aînée de 15 ans garder sa petite sœur Frankie, ils ignorent qu’ils s’apprêtent à vivre le pire cauchemar de tous les parents.
Quand l’enquête démarre, l’inspecteur principal Patrick Lennon a bon espoir de retrouver les trois enfants sains et saufs. Mais un premier corps est retrouvé dans un parc de Londres, et Lennon comprend que le temps est compté. Dans cette affaire, les apparences sont trompeuses…

Je tiens avant tout à remercier Amazon Crossing et le réseau francophone NetGalley pour m'avoir permis de lire ce livre.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce roman démarre fort dès les premières pages, s'ouvrant sur une scène d'horreur que je ne souhaite de vivre à personne. L'inspecteur Patrick Lennon vient en effet de vivre un drame, et cela va affecter sa façon de voir la nouvelle affaire qui lui est confiée.

On le voit vaciller plusieurs fois, et j'avoue que je me suis demandée s'il était vraiment le mieux placé pour résoudre ces mystérieuses disparitions d'enfants, tant il est à fleur de peau. 
J'ai aimé ce personnage de flic avec ses failles et ses faiblesses, même si au fond c'est un peu cliché car à force tous les flics dans les romans finissent par se ressembler. Mais je n'ai pas pu m'empêcher de le trouver très humain et très touchant, alors que j'ai eu énormément de mal avec le personnage d'Helen, la mère de la troisième enfant disparue, Frankie. Je l'ai trouvée antipathique, et il en a été de même avec Alice, le sœur aînée.

Les seconds rôles sont presque meilleurs, de la supérieure hiérarchique qui souffle le chaud et le froid au collègue qui se la joue solo parce qu'il se croit supérieur, en passant par le petit caïd de banlieue (bon lui j'avoue il était limite too much et ridicule, même si je pense que c'est volontaire), ils ont chacun un caractère bien défini et ont tous un rôle à jouer dans cette histoire.

L'alternance des points de vue donne du rythme au récit, et du coup je n'ai pas vu les pages défiler. Ce roman est écrit à quatre mains, mais je n'ai pas senti de "différences" dans le style ou l'écriture, si je ne l'avais pas lu sur la couverture je ne l'aurais pas deviné!

Dommage juste que la fin ne m'ait pas plus convaincue que cela. L'arrivée tardive d'un dernier personnage m'a fait l'effet d'un cheveu tombé sur la soupe, dommage! 
Le point positif, c'est que je n'ai rien vu venir, la surprise a été totale car je m'attendais à ce que ce soit un autre personnage le/la coupable. J'aime ne pas réussir à deviner la fin et de ce point de vue ce roman remplit parfaitement son contrat.

Il semblerait que ce tome soit le premier d'une série, et si la suite se montre à la hauteur de celui-ci, alors il y a de fortes chances que je la lise!
 
lecture agréable
                   


   
                       
             

                 
                       
             
                   

vendredi 1 septembre 2017

Et si...

Je l'avoue, je n'étais pas vraiment inspirée par le mot choisi pour cette nouvelle session du challenge "Un mot, des titres". J'avais du choix, mais aucun ne me donnait réellement envie. Du coup, c'est un peu par hasard que j'ai décidé de donner sa chance à celui-ci...

Quand Cal pense avoir retrouvé Nicole, l'amie d'enfance dont il a toujours été amoureux, il n'en croit pas ses yeux. Cependant, malgré sa ressemblance frappante avec Nicole, cette jeune femme prétend s'appeler Nyelle, et son caractère est à l'opposé de celui que Cal a toujours connu...

Quand j'ai commencé ce livre, j'étais un peu larguée, je n'arrivais pas à comprendre qui nous parlait (puisque ce livre est écrit à la première personne). Il m'a fallu un petit temps d'adaptation, j'avoue ne pas avoir l'habitude d'un narrateur masculin dans ce type de livres.
Une fois ma surprise passée, je me suis doucement laissée embarquer dans cette aventure toute douce, où Cal (le narrateur, donc) tombe sous le charme d'une jeune femme qui ressemble étrangement à son amour de jeunesse. 

Je ne vous expliquerai pas en détail comment tout s'est passé, mais Cal était ami avec Rae et Richelle. Nicole est venue se greffer à leur petit groupe suite à un déménagement. Si Cal et Rae sont restés proches, Richelle a déménagé avant de ne plus donner de nouvelles et Nicole a radicalement changé, au point de ne plus adresser la parole à ses anciens amis. 
La fac éloigne encore tout ce petit monde, certains liens se distendent quand d'autres restent forts, et bientôt c'est au tour de Nicole de ne plus donner signe de vie.
Jusqu'à ce que Cal rencontre la jolie Nyelle, dont il est vite persuadé qu'elle est en fait Nicole...

J'avoue, je me suis posé tout un tas de questions. Tout comme Cal, je me demandais si Nyelle et Nicole n'étaient pas qu'une seule et même personne, si Nicole n'avait pas par hasard reçu un choc ou perdu la mémoire, bref l'auteur dissémine tout un tas de petits détails et nous mène exactement où elle le veut, nous fait douter et nous poser tout un tas de questions, ce qui est vraiment quelque chose que j'adore.
Il y a également de nombreux flashbacks qui nous permettent d'en apprendre plus sur ce qu'il s'est passé, et la parole est donnée cette fois aux filles du groupe, et principalement à Nicole.

Plus j'avançais dans l'histoire, plus j'avais des doutes, notamment sur une chose qui s'est finalement avérée fondée et qui m'a fait mal au cœur. Bon du coup j'avoue, j'étais un peu déçue d'avoir deviné la fin avant qu'elle n'arrive, mais ce n'est qu'un détail.

Ce qui est dommage, c'est que ce roman manque de rythme. Certains passages sont longs et pas forcément utiles, quelques coupes auraient été nécessaires! Du coup, quand parfois je pouvais engloutir plusieurs dizaines de pages d'affilée, à d'autres moments je m'ennuyais un peu et je n'avais qu'une hâte, que l'histoire rebondisse de nouveau. 
Il y a pas mal de répétitions, on comprend vite que Cal est obsédé par Nyelle et qu'il veut absolument la retrouver, mais parfois ça tournait en rond et ça ne donnait pas vraiment envie de continuer.

Et pourtant, paradoxalement, j'ai dévoré ce livre en à peine 2 ou 3 jours tellement je voulais connaître la vérité à propos de Nyelle et vérifier si ma théorie était juste. J'étais curieuse de savoir pourquoi elle se comportait de cette façon et j'appréciais aussi de voir sa relation avec Cal évoluer petit à petit. 
J'avoue avoir lu certains passages un peu plus rapidement que d'autres, pressée de voir si j'avais raison ou pas, et malheureusement la fin m'a laissée un peu sur ma faim, justement. Le fait d'avoir découvert trop tôt la vérité m'a un peu gâché le sentiment de surprise, j'espérais autre chose. En plus, c'était un peu trop mièvre à mon goût.

Bref, je ne peux pas dire que cette lecture a été mauvaise, bien au contraire, c'est juste dommage que de petits détails soient venus gâcher un peu cette belle histoire qui permet à un couple de se former sous nos yeux.

lecture sympa

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Ce livre a été lu dans le cadre du challenge "Un mot, des titres" chez Azilis.
https://aziquilit.wordpress.com/
Tous les billets pour cette session "Et" sont disponibles ici!



           
   

vendredi 4 août 2017

Code 93

Voilà, ça y est, depuis le temps que je voulais découvrir la plume d'Olivier Norek (en même temps j'en ai entendu tellement de bien qu'il était impossible que je résiste!) c'est enfin chose faite! Alors, les éloges sont-ils mérités ou bien m'a-t-on survendu la chose?

Coste est capitaine de police au groupe crime du SDPJ 93. Depuis quinze ans, il a choisi de travailler en banlieue et de naviguer au cœur de la violence banalisée et des crimes gratuits.
Une série de découvertes étranges - un mort qui ouvre les yeux à la morgue, un toxico qui périt par auto-combustion - l’incite à penser que son enquête, cette fois-ci, va dépasser le cadre des affaires habituelles du 9-3.
Et les lettres anonymes qui lui sont adressées personnellement vont le guider vers des sphères autrement plus dangereuses…

Enfin! Je me suis décidée à découvrir le sieur Norek. Bon ça partait plutôt mal, puisque je m'étais d'abord procuré Territoires, soit le second livre consacré au personnage de Victor Coste. Tant qu'à faire, autant bien faire les choses, je me suis donc procuré le premier tome, et hop je n'avais plus qu'à!

Je ressors conquise de cette lecture. L'auteur a bien su me hameçonner, je n'ai pas pu résister au charme de Coste, ce flic dévoué à son équipe et prêt à se sacrifier pour elle. Bon certes il ne fait pas forcément dans la dentelle (remarquez c'est pas ce que je lui demande ni ce que j'attends de lui) mais j'aime bien les flics un peu bourrins.

Bon en fait Coste il est surtout désabusé et ça ressent dans l'écriture. Le réalisme pointe au détour des phrases, ça sent le réel, le vécu, c'est assez brut de décoffrage et même un peu déstabilisant par moments. Heureusement, il y a des petites pointes d'humour bien senties et bienvenues qui permettent d'alléger une atmosphère parfois lourde et menaçante, et ça, ça fait vraiment du bien! 
J'aime les polars noirs, mais je ne suis pas contre une petite touche de légèreté de-ci de-là!

Mais bon, cette noirceur ne m'a vraiment pas dérangée, et je me suis retrouvée à tourner les pages à toute vitesse afin de comprendre ce que pouvait bien signifier les lettres anonymes que reçoit Coste. Le fait que les chapitres soient courts donne du rythme à ce roman qui n'en manque pourtant pas, c'est direct et efficace et je ne me suis pas ennuyée un instant! 
Je ne suis pourtant pas fan de politique ou de complots, les blablas autour des chiffres et des statistiques m'ennuient d'habitude au plus haut point, mais l'auteur présente et explique si bien les choses qu'il est impossible de s'y perdre.

Alors oui, c'est vrai que la fin m'a laissée un peu sur ma faim, justement. Pas de grosse surprise, mais un goût de reviens-y franchement pas désagréable. Ca tombe bien, les 2 tomes suivants sont d'ores et déjà dans ma PAL...

lecture très agréable

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samedi 22 juillet 2017

Ne dis rien à papa

Cela fait un bon moment que je souhaite découvrir l'auteur. Cela aurait pu être chose faite depuis bien longtemps puisque j'ai son autre roman Fais-le pour maman dans ma PAL, mais je ne suis finalement laissée tenter par celui-ci...

L'instinct maternel est l'arme la plus puissante au monde. Surtout quand on la retourne contre ses propres enfants.
Quatre jours et quatre nuits se sont écoulés avant que la police ne retrouve la victime dans cette ferme isolée. Quatre jours et quatre nuits de cauchemars, de douleurs et de souffrances, peuplés de cris et de visons imaginaires en face de ce jardin dans lequel elle a été enterrée vivante.
Sur un autre continent, loin de cet enfer, Fanny vit avec son mari et leurs jumeaux Victor et Arno. Leur existence bien réglée serait parfaite si elle ne percevait pas, au travers des affrontements qui éclatent sans cesse entre ses enfants, chez l'un, une propension à la mélancolie et, chez l'autre un véritable penchant pour le mal. Chaque jour elle se dit qu'elle ne pourra plus supporter une nouvelle crise de violence, ces cris qui la replongent au cœur d'images qu'elle voudrait tant oublier... À n'importe quel prix...
Et lorsqu'un nouveau voisin s'installe dans la grande maison, elle souhaite offrir le portrait d'une famille parfaite. Mais chaque famille a son secret et le sien est le plus terrible qui puisse exister.

Je tiens une fois encore à remercier le réseau francophone NetGalley et les éditions Belfond pour m'avoir permis de lire ce livre. Et attention, c'est une vraie petite bombe! J'avoue que je ne m'attendais pas à apprécier autant cette lecture, mais c'est un vrai page turner et un vrai régal!
Le gros point fort, c'est la narration éclatée ainsi que les allers-retours entre présent et passé. L'auteur nous livres des petits bouts de son puzzle de-ci de-là, nous laissant nous débrouiller pour dépatouiller le tout, et c'est un vrai sac de nœuds! 

Je me suis pourtant fait une petite frayeur quand j'ai vu qu'une fois arrivée à environ 30% j'avais déjà plus ou moins compris qui était qui et par conséquent où l'auteur voulait m'emmener. Je me demandais un peu à quoi me servirait de lire la suite, mais c'est tellement bien fait, bien écrit et prenant que je me suis de nouveau laissée prendre au jeu, même si bien sûr j'étais un peu déçue de ne pas avoir été menée en bateau plus longtemps.

En fait, le plus intéressant dans ce livre n'était pas de savoir qui sont vraiment les personnages mais plutôt pourquoi et comment tout cela est arrivé. Ajoutez à cela un retournement final que je n'avais pas venu venir, et au final ma satisfaction a été totale: j'aime quand un auteur réussit à me surprendre dans les toutes dernières pages! Cela a amplement rattrapé la mini-déception que j'avais pu ressentir au début.

Je ne sais vraiment pas comment vous en dire plus sans vous spoiler, sachez juste que les chapitres sont courts, percutants, et que du coup ce bouquin est très rythmé, les actions s'enchaînent,une fois qu'on l'a commencé il est difficile de décrocher.
Les secrets et les non-dits s'accumulent, et très vite on sent que les personnages, et surtout Fanny, ont de plus en plus de mal à faire face, un peu comme s'ils se retrouvaient écrasés sous le poids de leurs mensonges.

Le final est brillant, je ne m'attendais pas à ça. Je me doutais qu'il y avait et embrouille, sans pour autant parvenir à mettre le doigt sur le petit détail qui clochait. C'est donc avec grand plaisir que je lirai l'autre roman de l'auteur en ma possession!

lecture très agréable

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lundi 17 juillet 2017

Tout n'est pas perdu

Ce livre traîne dans ma PAL depuis je ne sais plus combien de temps, je voulais à tout prix le lire sans en prendre le temps. C'est désormais chose faite, et je ressors assez perturbée de cette lecture...

Alan Forrester est thérapeute dans la petite ville cossue de Fairview, Connecticut. Il reçoit en consultation une jeune fille, Jenny Kramer, quinze ans, qui présente des troubles inquiétants. Celle-ci a reçu un traitement post-traumatique afin d’effacer le souvenir d’une abominable agression dont elle a été victime quelques mois plus tôt. Mais si son esprit l’a oubliée, sa mémoire émotionnelle est bel et bien marquée. Bientôt tous les acteurs de ce drame se succèdent dans le cabinet d’Alan, tous lui confient leurs pensées les plus intimes, laissent tomber leur masque en faisant apparaître les fissures et les secrets de cette petite ville aux apparences si tranquilles. Parmi eux, Charlotte, la mère de Jenny, et Tom, son père, obsédé par la volonté de retrouver le mystérieux agresseur.

Je me suis pris une claque en lisant ce thriller. C'est dense, très noir, je ne m'attendais pas vraiment à ça. Sachant qu'en plus je n'avais pas relu la quatrième depuis son arrivée dans ma PAL, j'avoue du coup avoir été surprise par le côté très psychologique. En effet, nous ne quittons pas le cabinet d'Alan Forrester de tout le livre, et c'est lui qui nous raconte cette histoire via les confessions qui lui ont été faites.

Du coup, j'ai eu un peu de mal au début à me plonger dans le récit, je me demandais où il voulait en venir et surtout quand enfin l'action allait commencer. Car oui, ce début est franchement longuet, et quand en plus le narrateur nous balance des termes techniques auxquels je n'ai pas tout compris (heureusement qu'il y a des explications!), ça complique encore davantage les choses.

Et pourtant, je me suis laissée prendre au jeu. Peu à peu, on nous livre les confessions des parents de Jenny et là enfin mon intérêt s'est réveillé. On s'aperçoit bien vite que chacun a quelque chose à cacher, aucun personnage n'est ni tout blanc ni tout noir, chacun compose avec son passé, ses secrets et c'est de loin ce que j'ai préféré.

Plus j'avançais dans ce livre, plus je prenais conscience des diverses ramifications de l'histoire, et j'avoue avoir été bluffée. Les confessions sont dures, parfois à la limite du soutenable, et une fois encore j'ai pu me rendre compte qu'en fait on ne connaît jamais vraiment les gens, même si on vit avec eux depuis des années.  

J'ai douté du début à la fin, me méfiant de tout le monde. J'ai soupçonné beaucoup de gens d'être l'auteur du viol de Jenny, mais rien ne m'avait préparée à la révélation finale. C'est la très bonne surprise de ce livre, et si au début ça paraît confus, quand enfin on comprend toutes les implications impossible de ne pas se dire que certaines personnes sont totalement givrées!

L'autre côté très prenant du livre, c'est le travail effectué sur la mémoire. A la fin du  livre, on nous dit bien que le traitement qu'a reçu Jenny pour oublier son viol n'existe pas dans sa totalité, mais que l'altération des souvenirs est au premier rang des recherches dans la science de la mémoire. 
A la base, ce traitement est réservé aux soldats victimes du syndrome de stress post-traumatique, mais que son utilisation dans le monde civil a commencé et risque d'être sujet  controverse, ce que je ne peux que comprendre.

Les scientifiques sont capables d'altérer des souvenirs factuels et d'atténuer leur impact, mais quand on voit le résultat obtenu sur Jenny, ça fait froid dans le dos! 
La pauvre n'a aucun souvenir de son viol, mais son esprit et sa chair restent marqués par le traumatisme, sans pour autant être capables de le ressentir. Si elle pourrait tout à fait passer à autre chose et vivre sa vie comme si de rien n'était, elle s'en retrouve incapable car elle est comme freinée malgré elle et ne peut aller de l'avant.

Dans un sens, je comprends l'envie de la mère de Jenny de faire administrer le traitement à sa fille: je suppose que les victimes de viol aimeraient oublier avoir un jour subi une telle horreur, et pourtant je comprends aussi le père qui souhaite que sa fille se souvienne afin que le coupable soit puni.
Le problème, c'est que du coup Jenny ne se souvient de rien, alors qu'elle a justement besoin de se souvenir pour aller de l'avant. Paradoxe? Oui et non, mais le narrateur vous explique les tenants et aboutissements bien mieux que je ne saurais le faire.

Bref, j'avoue que ces manipulations sur la mémoire font froid dans le dos, les souvenirs de ces personnes sont-ils réels ou fabriqués de toutes pièces? Jusqu'où peut-on aller dans le travail sur la mémoire? Les traumatismes sont-ils vraiment effacés ou restent-ils enfouis, attendant le moment opportun pour resurgir?

Toutes ces questions m'ont interpellée, et j'avoue que j’ignore quel serait mon choix si jamais je devais être confrontée à une telle situation. Et vous?

lecture agréable

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Ce livre a été lu dans le cadre du challenge "Un mot, des titres" chez Azilis.
https://aziquilit.wordpress.com/

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