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lundi 28 septembre 2015

Rome, tome 3 - Les Héritières de Rome

Ayant adoré les deux premiers tomes de la saga Rome, il était impensable que je passe à côté de celui-ci! Et même si je l'ai trouvé un chouïa moins bon, j'ai quand même passé un très bon moment...

Elégante et ambitieuse, Cornelia, l'aînée de la famille Cornelii, incarne la parfaite épouse romaine. Lorsque l'empereur Galba choisit son mari pour héritier, elle se voit déjà impératrice. Sa sœur, Marcella, se passionne pour l'histoire et consacre ses journées à l'écriture. Lollia, leur cousine, se marie et se remarie au gré des valses du pouvoir, garantissant ainsi la sécurité des siens et s'assurant les faveurs des puissants. Sa petite sœur, Diana, n'a quant à elle d'yeux que pour les chevaux et les courses de chars.
Mais un coup d'Etat meurtrier bouleverse leurs vies: Cornelia voit ses rêves brisés, tandis que Lollia devient la première dame de l'Empire; Diana se renferme encore plus, au contraire de Marcella, qui se découvre un goût pour l'intrigue. Dorénavant, il n'est plus question pour elle d'observer l'histoire en marche, mais d'y participer, pour le meilleur et pour le pire.
Mais, à la fin, il ne peut y avoir qu'un empereur... et une seule impératrice. Les quatre cousines l'apprendront à leurs dépens.

Quatre cousines, quatre caractères, quatre destins en cette année 69 aussi connue comme "L'année des quatre", qui voit se succéder quatre empereurs.
Ce tome-ci n'est pas vraiment un tome 3, même s'il a été publié en tant que tel en France, puisqu'il s'agit là d'un préquel aux deux autres livres, La Maîtresse de Rome et L'impératrice des sept collines. C'est l'occasion de retrouver des personnages que nous avons déjà croisés, comme Domitien, Marcella, le sénateur Marcus Norbanus ou encore Diane.

Ce tome est également beaucoup politique: après nous avoir montré les jeux du cirque et les gladiateurs, puis nous avoir emmené en voyage avec les légions, ici Kate Quinn nous emmène visiter les arcanes du pouvoir, dans le tourbillon de la succession de quatre empereurs.
Si la plume de l'auteur est toujours aussi fluide, et si j'ai eu plaisir à retrouver son univers, j'avoue avoir eu du mal à m'attacher aux héroïnes. Chacune va voir son destin bouleversé d'une manière ou d'une autre, ses rêves brisés, aucune n'en sortira indemne, mais finalement chacune connaîtra le sort qu'elle mérite. Récompense ou malédiction, je vous laisse le découvrir par vous-mêmes...

Cornelia, l'aînée, si grave, si parfaite, voit son mari se faire assassiner sous ses yeux. Accablée de douleur, elle se renferme sur elle-même, laissant sa hargne et sa tristesse prendre le pas sur le reste.
Marcella, elle, préfère écrire et se consacre à l'histoire, qu'elle consigne sur des tablettes. Mais bientôt le rôle de spectatrice ne lui suffit plus, elle veut participer activement, et les conséquences seront des plus funestes...
Diane est une férue de courses de chevaux, sauvage et indomptable comme la déesse dont elle porte le nom.
Quant à Lollia, dix-neuf ans et déjà quatre maris à son actif, elle cache sa sensibilité derrière une apparence de fille frivole dont le grand-père, ancien esclave parvenu, la marie au gré des diverses alliances qui lui sont avantageuses. Tour à tour première dame de l'Empire ou épouse battue, elle sort grandie des épreuves qui lui sont imposées.

Ca a été un réel plaisir de retrouver les personnages des autres tomes, de découvrir ceux qui ont déjà commencé à écrire l'Histoire avant eux, et de retrouver la plume de Kate Quinn qui nous plonge une fois encore dans une Rome plus vraie que nature.
Le rythme est effréné, le livre se déroule sur une unique année, mais quelle année! Ce ne sont pas moins de quatre empereurs qui vont se succéder, avant qu'enfin le calme succède à la tempête. Chacun d'entre eux va avoir un rôle prépondérant à jouer, et chacun laissera des traces dans la vie de nos héroïnes. 

Humiliations, gloire, revers de fortune, rien n'est épargné à Cornelia, Marcella, Diane et Lollia. Je suis satisfaite des conséquences que tout cela aura sur la vie de chacune d'elles, je trouve que tout est brillamment mis en scène, chacune reçoit sa part, en bien ou en mal, chacune est récompensée ou punie, bref Kate Quinn leur réserve un sort à leur mesure. 
Si au début j'appréciais Marcella, très vite son goût pour l'intrigue m'a laissée perplexe, avant de franchement me lasser. En arriver à jouer avec des vies et y prendre goût, j'ai du mal... Diane m'a parue n'avoir aucun sens des priorités, et Cornelia me fatiguait à force de geindre et de se plaindre de son sort.

Celle dont l'évolution est la plus flagrante est sans doute Lollia. De simple poupée que l'on marie au gré des alliances, elle devient une femme plus mûre, plus posée, et surtout une vraie mère qui s'inquiète de sa fille. Elle apprend à se soucier des autres, les malheurs qui vont se succéder vont l'obliger à grandir, et si au début j'avais envie de secouer cette petite écervelée, très vite on s'aperçoit qu'elle a bon cœur et qu'elle mérite qu'on la traite mieux que du vulgaire bétail.

Au final, même si j'ai eu un peu de mal à m'attacher aux quatre héroïnes de ce livre, j'avoue avoir une fois encore passé un excellent moment avec ce nouveau tome de la série Rome. J'attends désormais avec impatience la suite des aventures de Vix et Sabine, ainsi que la nouvelle série de l'auteur, sur les Borgia cette fois.

lecture très agréable

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Mon avis sur les autres tomes:
Tome 1 - La Maîtresse de Rome 
Tome 2 - L'Impératrice des sept collines

dimanche 21 septembre 2014

Rome, tome 2 - L'Impératrice des sept collines

Dire que j'attendais la sortie en poche de ce roman est faible, tant mon coup de cœur pour le premier volet avait été grand. J'attendais beaucoup de cette suite, et comme promis elle a été à la hauteur de mes espérances, voire même un peu plus...

Empire Romain, Ier siècle de notre ère, sous le règne de Trajan. Le jeune Vercingétorix, dit Vix, ancien gladiateur, revient à Rome en quête de gloire. Fille de sénateur, l'insaisissable Sabine a soif d'aventure. Tous deux se connaissent depuis l'adolescence, et nourrissent une passion réciproque.
Mais si elle aime s'amuser avec Vix, Sabine rêve de parcourir le monde – ce que le garçon ne pourra jamais lui offrir, contrairement au tribun Hadrien, qui semble bien décidé à la courtiser et à l'épouser.
Alors que Rome se prépare à de grands changements, Vix et Sabine, happés chacun de leur côté par le tourbillon de l'histoire, sauront-ils se retrouver ?

Kate Quinn récidive, et signe une fois encore un roman historique d'une grande intensité: s'étendant sur plusieurs années, il nous permet de suivre Vix et Sabine, déjà rencontrés dans La Maîtresse de Rome, de l'adolescence à l'âge adulte.
Si l'auteur se permet de prendre quelques libertés avec l'Histoire, son récit n'en demeure pas moins véridique à plusieurs points de vue, comme démontré dans le dossier disponible à la fin du livre. Personnages réels et fictifs se mêlent donc pour notre plus grand plaisir, servis par une plume toujours aussi fluide, efficace et agréable. 
Autre point non négligeable: si dans La Maîtresse de Rome l'action se déroulait essentiellement dans la capitale, ici Kate Quinn nous offre l'occasion de voyager, puisque nous suivons Vix et les légions lors de leurs campagnes.

Je ne me suis pas ennuyée une seconde, et plus d'une fois j'ai eu du mal à poser mon livre, tant mon envie de connaître la suite des aventures de Vix et Sabine était forte.
Nos deux héros se retrouvent donc au retour de celui-ci à Rome. Engagé comme garde du corps par Marcus Norbanus, le père de Sabine, il ne tarde pas à entamer une liaison avec cette dernière. D'étreintes passionnées en disputes acharnées, de séparations déchirantes en retrouvailles émouvantes, leur liaison est faite de hauts et de bas, et l'amour finira par le disputer à la rancœur et à l'amertume.

Sabine est jeune femme un peu étrange, peu attirée par ce qui est censé intéresser les jeunes filles de bonne famille de son époque, comme le tissage ou encore le mariage. Son père l'a toujours laissée libre de ses choix, et Sabine n'est pas prête à y renoncer: si elle doit se marier, il faut que ce soit avec un homme érudit, ouvert d'esprit et rêvant de voyages, comme elle. Les prétendants sont nombreux, et parmi eux se trouvent Titus et Hadrien, les deux autres grandes figures masculines de ce livre.

Si j'ai eu un petit faible pour Vix, j'avoue avoir également eu un coup de cœur pour Titus: modeste, érudit, patient, il a tout de l'anti-héros au premier abord, mais se révèle finalement un allié de poids pour Sabine. J'ai aimé suivre son histoire, son cheminement, ses doutes, et le voir finalement trouver le bonheur m'a ravie, même si c'était un peu prévisible ^^

Vix est un vrai barbare, un peu brut de décoffrage, qui aime le vin et les femmes, et dont la liaison avec Sabine sera des plus tumultueuses et tourmentées. Pour l'oublier, il finira par s'engager dans les légions, mais le destin se chargera de faire se croiser de nouveau leurs routes, et ce pour notre plus grand plaisir.

Hadrien, lui m'a déplu: eh oui, il en fallait un! Je l'ai trouvé froid, envieux et arrogant: alors qu'au début du livre il m'était plutôt sympathique, son évolution n'a pas été des plus heureuses! Et cela, il le doit à l'impératrice Plotine, sa tutrice, grande manipulatrice qui cache bien son jeu sous des airs de sainte et de grande dame, mais qui se révèle peu à peu au fur et à mesure que défilent les pages. C'est LA garce du roman, et comme avec Lepida dans le premier tome j'ai adoré la détester! C'est la reine des coups bas, elle est prête à tout pour que son cher Hadrien accède aux plus hautes sphères du pouvoir, elle ne recule devant rien, une vraie mère poule qui se transforme en louve enragée si on ose contrarier ses projets.

Ce roman a donc été un coup de cœur, Kate Quinn a réussi haut la main le défi de faire encore mieux avec cette suite qu'avec le premier tome, ce qui est tout de même assez rare! Je n'ai donc qu'une hâte: pouvoir me délecter de la lecture du dernier volet de sa trilogie, qui chronologiquement se situe avant les deux autres.
Je n'espère qu'une chose: un quatrième tome! Car au vu des révélations qui nous sont faites à la fin de celui-ci, l'histoire de Vix n'est à mes yeux pas terminée, et elle a encore beaucoup de potentiel! J'avoue qu'après avoir tourné la dernière page, j'ai crié "Mais c'est quoi cette fin, c'est pas possible!" 
Je pense que Vix a encore beaucoup de choses à nous révéler, et j'espère qu'il le fera, car honnêtement je me suis sentie frustrée, positivement bien sûr, puisque j'en veux encore! ^^


coup de cœur!

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Mon avis sur les autres tomes:
Tome 1 - La Maîtresse de Rome 
Tome 3 - Les Héritières de Rome

lundi 12 août 2013

Rome, tome 1 - La Maîtresse de Rome

Après avoir lu les avis plus que positifs de Cajou et de Bouchon des Bois, je n'avais qu'une envie: lire à mon tour La Maîtresse de Rome afin de me faire ma propre opinion! Et pourtant, c'est avec une pointe d'appréhension que je l'ai commencé, car quand il y a autant d'avis positifs, en général je suis la seule à ne pas aimer: pour preuve, mon avis plutôt mitigé sur Hunger Games ou encore La sélection... ^^
Mais fort heureusement pour moi, même si ce roman ne se déroule pas tout à fait comme je me l'étais imaginé, ça ne l'a pas empêché d'être un énorme coup de cœur!

Thea, jeune fille juive, est l'esclave de Dame Lepida Pollia, dont le père organise les jeux du cirque pour le compte de l'empereur Domitien. 
Soumise aux caprices de son arrogante maîtresse, c'est dans les bras du gladiateur Arius le Barbare, la nouvelle coqueluche de Rome, que Thea connaît pour la première fois le bonheur. Lepida, jalouse, va tout faire les séparer.
Mais elle ne sera pas le seul obstacle sur leur route: Thea, grâce à ses dons de musicienne, se fait bientôt remarquer par l'aristocratie romaine, mais surtout par l'empereur, un homme cruel qui fera d'elle sa favorite et sa maîtresse.
Parvenue aux plus hauts sommets, Thea fera tout pour protéger son amour secret pour Arius...

Eh bien, quel roman! Intense, poignant, violent, j'ai eu énormément de mal à le lâcher, et j'attendais avec impatience la moindre occasion de pouvoir l'ouvrir.
Les rebondissements s'enchaînent, le récit est rythmé et sans temps morts, on a à peine le temps de reprendre son souffle que déjà l'intrigue repart de plus belle. De ce fait, les pages se tournent toutes seules, et je n'ai pas vu passer le temps.
Le style fluide de l'auteur et ses descriptions très riches en détails contribuent également à la réussite du récit. On sent que Kate Quinn s'est documentée et qu'elle maîtrise parfaitement son sujet. Personnages historiques et fictifs se côtoient pour notre plus grande joie, et j'avoue n'en avoir rien eu à faire de la réalité historique: respectée ou pas, peu importe, tellement j'ai passé un bon moment ^^

Je me suis beaucoup attachée aux personnages, et j'ai adoré détester les méchants.
J'ai ressenti beaucoup d'émotions différentes avec le personnage de Thea: j'ai souffert avec elle, sa relation avec Arius m'a rendue heureuse, bref j'ai vécu ses aventures à 100% à ses côtés. C'est un personnage très fort, je me suis d'ailleurs demandé comment elle réussissait à se relever à chaque épreuve qu'elle traversait. A sa place, j'aurais certainement baissé les bras!
J'ai également beaucoup aimé le personnage de Lepida: réussir un méchant n'est pas évident, et là elle est juste parfaite! Belle, arrogante, orgueilleuse, arriviste, sublime, manipulatrice, cruelle, perverse, les mots me manquent pour décrire cette vipère. Et quelle fin pour elle! Je trouve que tout n'est que mérité ^^
Quant à Domitien et Arius, leur rivalité m'a comblée. Chacun occupe une part importante du récit, et leur relation m'a rappelée celle de Maximus et Commode du film Gladiator...

Ce qui est sûr, c'est que ce livre prouve bien à quel point les esclaves ne sont rien: Lepida n'hésite pas à malmener et à battre ses serviteurs, Domitien considère Thea comme un bel objet qu'il peut exposer... C'est à peine si on les traite comme des êtres humains!

La Rome sanglante qui est décrite dans ces pages, les orgies, les jeux, les banquets, m'ont donné l'impression de revoir certaines scènes de la série Spartacus, sur laquelle j'étais tombée par hasard un soir: Lepida me rappelait Lucretia, jouée par Lucy Lawless: toutes deux sont aussi belles qu'arrogantes, sûres d'elles et de leur charme... Je trouve même qu'Arius a ce petit côté sombre et barbare de Spartacus ^^ Bref, j'ai adoré cette atmosphère!

En fait, je crois que je peux dire que j'ai tout aimé dans ce roman. La fin est certes un peu facile, mais ça ne m'a pas dérangée: on peut y voir une fin en soi et s'arrêter à ce tome, puisque les aventures de Thea et Arius sont terminées.
Mais pour ma part je suis très heureuse de savoir que je pourrai suivre les aventures de la génération suivante, en la personne de Vix et Sabine, et c'est avec très grand plaisir que je lirai L'impératrice des sept collines, qui me paraît tout aussi prometteur.


coup de cœur!


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Mon avis sur les autres tomes:
Tome 2 - L'Impératrice des sept collines 
Tome 3 - Les Héritières de Rome