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mardi 27 novembre 2018

Pour tout l'or du Sud

Le combo couverture-résumé a été clairement déterminant dans mon achat de ce livre. Je ne sais pas vraiment à quoi je m'attendais quand je l'ai commencé, mais certainement pas ça...

Richmond, 1880. Chess Standish, la fille de l'une des plus anciennes familles de Virginie, épouse un obscur fermier de Caroline, Nathan Richardson, de sept ans son cadet. 
En ce lendemain de guerre civile, l'Amérique toute entière est à reconstruire, et la personnalité forte de Richardson, ses projets ambitieux, ont tout pour séduire Chess. Que Nathan l'ait épousée par intérêt lui importe peu: elle se résigne à n'être pour l'instant que sa brillante associée, car elle sait qu'elle transformera ce mariage de raison en une histoire d'amour...

Je ne peux pas nier que ce livre est bien écrit, d'ailleurs par moments il m'a été difficile de décrocher. Pourtant, il manque singulièrement de souffle, si vous vous attendez à une saga familiale épique et romanesque eh bien passez votre chemin.


Les personnages sont niais, d'ailleurs à la lecture des premières pages je me suis franchement demandé si je n'étais pas en train d’halluciner. Nathan rencontre la fille d'un pasteur itinérant, Lily, dont il tombe immédiatement amoureux. S'ensuit alors une scène surréaliste où il lui déclare ses sentiments et tente désespérément d'agir en homme et en gentleman alors qu'il ressemble plutôt à une bête tentant d'assouvir ses pulsions.  
De même, la scène où Chess rencontre Nathan est elle aussi digne d'un mauvais roman à l'eau de rose, même si sa réaction semble un peu plus naturelle. Chess s'émeut en effet de voir Nathan torse nu, chose impensable au vu des mœurs de l'époque. Mais là encore cette espèce d'amour au premier regard m'a parue mièvre au possible.

Je ne peux pourtant pas dire que je n'ai pas aimé cette histoire, j'ai beaucoup aimé suivre l'évolution de Nathan et Chess, voir leur développement en tant que producteurs de cigarettes. Leur acharnement va s'avérer payant, de petits producteurs de feuilles de tabac ils vont peu à peu s'imposer et compter parmi les leaders de l'industrie de la cigarette.
 
Même si j'ai adoré toute cette partie, j'avoue avoir été un peu larguée par les termes techniques employés par l'auteure. On sent qu'elle maîtrise son sujet, la bataille entre petits producteurs et magnats déjà installés est bien retranscrite et comble un peu la platitude du récit en y apportant quelques rebondissements bienvenus.

Car à côté de cela, on se contente de suivre la vie de Nathan et Chess, entre hauts et bas. Chess ne désespère pas de se faire aimer de Nathan, qui de son côté se contente de la traiter comme une partenaire et de jouer au minimum son rôle de mari.
Je trouve vraiment dommage que leur histoire reste aussi plate et sans rebondissements notables, si on y ajoute les fréquentes ellipses temporelles qui m'ont elles aussi perdues, cela me laisse une impression d'inachevé que la fin ne parvient hélas pas à rattraper.

Je me suis d'ailleurs demandé s'il s'agissait bien de la fin du roman tant celle-ci est abrupte, j'ai même pensé qu'il me manquait des pages. Le roman se clôture en pleine action, chose que j'ai trouvée assez étrange et inhabituelle.

J'ai l'impression d'être très dure avec ce livre, mais il faut hélas avouer que les qualités ont bien du mal à contrebalancer tous les petits défauts que j'ai pu y trouver.

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 lecture sympa, sans plus

vendredi 23 juin 2017

Val-Jalbert, tome 2 - Le rossignol de Val-Jalbert

Ce deuxième tome, c'était un peu celui de la dernière chance. J'ai bien aimé le tome 1, même si des détails avaient fini par m'agacer et par un peu me gâcher le plaisir de ma lecture. J'espérais donc vraiment que ces petits défauts seraient gommés dans ce tome 2, et s'il est vrai que les choses se sont un peu améliorées hélas ça n'a pas été suffisant.

Noël 1932, près du lac Saint-Jean, au cœur de la forêt québécoise. Hermine coule des jours heureux avec Toshan, son mari métis, et Mukki, leur bébé de deux mois. Élevée comme une orpheline par des religieuses, celle que les habitants de Val-Jalbert surnomment le "rossignol des neiges", en raison de sa voix exceptionnelle, a renoncé à sa passion pour le chant. Elle s'est résolue à devenir une épouse et une mère de famille fidèle aux traditions québécoises. Mais peut-on empêcher un rossignol de chanter? En cédant à l'appel de sa vocation, Hermine va réveiller les fantômes du passé...

Ce tome démarre directement après les évènements du tome 1. Hermine a épousé Toshan, son grand amour, et est devenue maman du petit Mukki. Elle est bien décidée à renoncer au chant et à devenir une parfaite petite épouse canadienne qui reste au foyer à élever ses enfants, qu'elle aura au rythme d'un par an (vous l'aurez compris au ton que j'ai pris, ce n'est pas du tout le genre de vie idéale à mes yeux ^^').

Au fond, le problème n'est pas tant le choix d'Hermine de renoncer à chanter, mais plutôt son incapacité à s'y tenir. Toshan, son mari, refuse qu'elle puisse faire carrière, ne voyant en elle qu'une bonne petite épouse. Il est hors de question qu'elle s'expose, et en fait je crois que ce qu'il ne veut surtout pas, c'est que d'autres hommes puissent la voir. Il suffit de voir la scène de la course de traîneau pour comprendre qu'il est jaloux et qu'il veille sur Hermine comme un avare veille sur un bijou précieux.

Au début, c'est mignon, à force c'est étouffant. Hermine se retrouve tiraillée entre sa passion et l'envie de faire plaisir à son mari, et elle pourrait très bien concilier les deux s'il n'arrêtait pas de lui dire que sa place est auprès de ses enfants. Seulement voilà, est-il possible de garder un rossignol enfermé dans une cage, aussi dorée soit-elle? 

Ce tiraillement que vit Hermine est au centre de ce livre, ce qui ne poserait pas problème si l'auteure n'étirait pas ce problème sur plus de 800 pages. Ca traîne en longueur, Hermine ressasse toujours les mêmes questions, et au final nous en revenons toujours au même point: quel sera son choix? Rendez-vous au troisième tome pour le savoir!

Il y a encore beaucoup de guimauve dans ce livre, et très honnêtement je ne me vois pas encore continuer comme ça pendant encore quatre tomes. 

Point positif, Laura, la mère d'Hermine, semble s'être un peu calmée sur les "mon enfant chérie". Hélas, niveau caractère, elle est toujours aussi jalouse et capricieuse, on dirait une enfant gâtée qui fait une crise quand elle n'a pas ce qu'elle veut. 
Donc, quand Hermine décide de ne plus chanter pour ne pas se fâcher avec son mari (mais aussi parce que sa mère lui met la pression), Laura boude. Une phrase mémorable illustre parfaitement la situation (je cite de mémoire ^^'): "faut-il donc que je sois poitrinaire et mourante moi aussi pour avoir la chance de t'entendre chanter?"

Laura projette ses désirs sur sa fille, on va de disputes en réconciliations, Hermine se reproche de ne pas être la gentille fille que Laura est en droit d'espérer, Laura se reproche de ne pas avoir été là quand Hermine était petite fille, Toshan est trop fier et ne veut pas vivre aux crochets de sa famille, bref j'ai trouvé ça gnan gnan au possible.
Ajoutez à cela des rebondissements quelque peu tirés par les cheveux, et vous aurez là toutes les raisons qui font que je ne compte pas continuer cette saga.

Alors oui les résumés des prochains tomes donnent envie, Hermine semble (enfin!) décidée à prendre son destin en main, mais pour ma part c'est trop tard. J'espérais beaucoup de ce second tome, et malgré une écriture agréable qui permet de tourner les pages sans que l'on s'en rende compte, il y a pour moi trop de défauts qui ont épuisé ma patience.
Vous l'aurez compris, la suite ce sera définitivement sans moi!

lecture décevante

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mercredi 24 mai 2017

Val-Jalbert, tome 1 - L'orpheline des neiges

C'est Margaud qui m'a donné envie de lire ce livre, qui faisait partie de sa PAL pour le challenge Cold Winter 2015. N'ayant pas envie d'investir dans une nouvelle saga et belle-maman étant une fan inconditionnelle de l'auteure, je n'ai eu qu'à demander pour que les six tomes atterrissent sur mes étagères... 

Janvier 1916. Dans le village de Val-Jalbert sur les bords du lac Saint-Jean au cœur de la forêt québécoise, une religieuse découvre un bébé abandonné dans un ballot de fourrures, sur le perron enneigé du couvent-école.
D'où vient ce poupon aux yeux si bleus, qui porte le nom de Marie-Hermine, comme en témoigne une courte lettre cachée dans ses vêtements?
L'enfant sera élevée et instruite par les sœurs du Bon-Conseil et souvent confiée à une jeune mère de famille des environs, Élisabeth Marois. Dotée d'une voix exceptionnelle, au fil des années, l'orpheline gagnera le surnom de "rossignol des neiges"...

J'ai passé un bon moment en compagnie de ce livre, mais hélas c'est loin d'être le coup de cœur que j'espérais. Certes, l'histoire est très belle, l'héroïne est mignonne, les personnages sont attachants, mais toute cette mignonnerie a fini par un peu me lasser.
En fait, si j'ai globalement apprécié Marie-Hermine, elle m'a également pas mal agacée. Elle est parfois si naïve qu'elle en paraît presque... simplette. Certes, une héroïne sans fards et sans chichis est une chose assez rare, mais je ne sais pas, ça a un peu coincé avec moi. Je crois que le souci c'est justement cette absence de filtre: Hermine vit tout à 100%, ses sentiments sont purs, soit elle aime, soit elle déteste, il y a rarement de juste milieu. 

Après, il faut avouer que les mœurs ont pas mal changé depuis 1916! Les femmes ont gagné en autonomie, nous ne dépendons plus des hommes pour vivre et pouvons mener notre barque comme bon nous semble. Nous sommes également plus au courant des "choses de la vie", contrairement à Hermine. Du coup, quand cette dernière grandit, elle est forcément ignorante de certaines choses, sans oublier qu'en plus elle a été élevée par des religieuses. Alors que nous pouvons parler sexualité et contraception, à l'époque c'était une chose tout simplement impensable! 

Je pense que mon malaise vis-à-vis de notre héroïne est également dû à cela, je n'ai pas grandi dans les mêmes conditions qu'elle, qui s'étonne de choses qui sont pour moi presque "banales". 
En fait, Hermine, l'orpheline qui pourrait faire carrière dans la chanson, rêve d'autre choses et aspire à une vie simple: trouver un mari qui l'aime et fonder une famille.
Du coup, il faut bien l'avouer, ce roman est un vrai choc des générations, mais il ne faut pas oublier qu'il se déroule il y a 100 ans!
De même, il n'y a pas énormément d'action dans ce tome, on est vraiment dans une pure chronique de la vie villageoise. C'est agréable à lire, tout le monde connaît tout le monde, on se salue, on se côtoie aux boutiques du coin, c'est chaleureux et convivial, bien loin de notre époque! 

Une autre chose m'a gênée dans ma lecture - et j'ai cru voir dans d'autres avis que je ne suis pas la seule, ce qui me rassure un peu! - c'est l'utilisation (un peu abusive à mon sens) des "ma petite chérie", "mon enfant chérie", "ma Mimine", etc. Un peu, ça va, mais à force j'avoue que j'étais lassée et que ça me faisait lever les yeux au ciel.

Mais il n'empêche que c'est avec plaisir que je plongerai dans le tome 2, Le rossignol de Val-Jalbert. Cependant, si l'héroïne n'évolue pas un minimum, alors il est clair que la suite ce sera sans moi!

lecture sympa

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samedi 14 janvier 2017

Lizzie Martin, tome 1 - Un intérêt particulier pour les morts

J'ai acheté ce livre quasiment à sa sortie, intriguée par cette jolie couverture. Le résumé donnait terriblement envie, et sachant que j'adore les policiers historiques qui se passent durant la période victorienne, je me demande ce qui a bien pu me retenir si longtemps. Finalement, je me dis qu'il aurait bien pu dormir encore un peu sur mes étagères...

Nous sommes en 1864 et Lizzie Martin accepte un poste de dame de compagnie à Londres auprès d’une riche veuve qui est aussi une propriétaire de taudis. Lizzie est intriguée d'apprendre que la précédente dame de compagnie a disparu, apparemment après s’être enfuie avec un inconnu. Mais quand le corps de la jeune fille est retrouvée dans les décombres de l'un des bidonvilles démolis récemment autour de la nouvelle gare de St Pancras, Lizzie commence à se demander ce qui s'est passé. Elle renoue avec un ami d'enfance, devenu l’inspecteur Benjamin Ross, et commence à enquêter avec son aide, au péril de sa vie, pour découvrir la vérité sur la mort de la jeune fille dont le sort semble étroitement lié au sien.

Il y a longtemps que je voulais lire ce livre, j'ai même failli acheter toute la série avant même de l'avoir entamée, mais je repoussais sans cesse cette lecture sans vraiment savoir pourquoi.
Puis j'ai vu passer l'avis de Maureen du Bazar de la Littérature et je me suis finalement décidée.

Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé, mais certains détails m'ont un peu chiffonnée.
Déjà, j'ai trouvé ce roman très long. Il faut attendre d'avoir dépassé les 100 pages pour que l'on mentionne la fameuse première dame de compagnie. L'enquête traîne en longueur aussi, ce qui est dommage, surtout quand on voit comme la fin est rapide.
Je voyais les pages restantes s'amenuiser, et toujours pas de résolution d'enquête à l'horizon: j'avoue que je commençais à m'inquiéter! Finalement, la solution se profilera dans les 30 dernières pages, me faisant ressentir une grande frustration.

J'ai pensé: tout ça pour ça? Avoir pris autant de temps, avoir tant traîné en longueur, pour une fin que pour ma part j'ai trouvée trop rapide et bâclée?
L'inspecteur a une espèce de trait de génie qui lui permet d'un coup de comprendre ce qu'il s'est passé. Vous savez, un peu comme dans Dr House (j'adore cette série!): on blablate pendant tout l'épisode, on s'intéresse à la vie des autres, on s'asticote tout en cherchant une solution sans la trouver, puis hop il suffit d'un mot pour que soudain tout s'éclaire. 
Bah ici, c'est un peu pareil: on s'intéresse surtout aux relations humaines, on dissèque les mœurs de l'époque, on discute, et l'enquête n'avance pas d'un pouce.

Par contre, je dois reconnaître que niveau ambiance, c'est franchement réussi. L'auteur retranscrit à merveille l'époque victorienne, c'est une vraie réussite! L'ambiance, les mœurs, le style vestimentaire, tout y est, on s'y croirait.
Sa condition de parente pauvre contraint Lizzie à accepter un poste inférieur à sa condition, mais son père l'ayant laissée sans le sou, elle est bien obligée d'accepter la première place venue. 

Mieux vaut un poste de gouvernante et un toit au-dessus de la tête que la déchéance, et cela Lizzie l'a bien compris. Sauf que notre héroïne a la langue bien pendue et qu'il lui est parfois difficile de rester en retrait, comme le voudrait son rang. Cela lui attire bien sûr des ennuis, notamment avec le Dr Tibbett, qui a une conception toute prête sur le rôle des femmes. D'ailleurs, cet homme a une opinion bien tranchée sur à peu près tous les sujets, il m'a profondément agacée et j'espère que Lizzie aura l'occasion de le remettre à sa place dans les prochains tomes.

Je crains malheureusement de ne pas pouvoir assister à cette scène (que j'imagine oh combien réjouissante), car je n'ai pas l'intention de lire la suite. J'ai eu confirmation que les autres tomes étaient écrits dans le même style, et honnêtement ça ne me fait pas envie. C'est dommage, car Lizzie et Ben Ross sont des personnages sympas, tout comme la petite bonne, mais cela ne suffit pas. Il semblerait que les autres tomes sont aussi longs que celui-ci, du coup ce sera sans moi!

lecture sympa, sans plus...

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mercredi 9 novembre 2016

L'oiseau des neiges

Dès que ce livre a commencé à circuler sur la blogo, je l'ai voulu. Tout en lui m'interpellait: la couverture, juste sublime, et le résumé, on ne peut plus intriguant...

Janvier 1831. Aurelia Vennaway, huit ans, héritière d'une riche famille aristocratique du comté de Surrey, découvre lors d'une promenade dans les bois
du domaine familial un nouveau-né bleu de froid, posé à même la neige. Malgré l'hostilité de ses parents, elle réussit à leur faire recueillir l'enfant, qu'elle baptise Amy Snow. A ses dix-huit ans, on découvre à Aurelia une maladie qui lui laisse peu de temps à vivre. Elle décide donc de partir en voyage quelques mois. Avant de mourir, elle laisse pour Amy une série de lettres qui vont l'aider à découvrir qui elle est et lui transmettre l'héritage qui lui revient. Amy s'embarque alors pour un périple aux quatre coins de l'Angleterre, avec, à chaque étape, une énigme à résoudre.

Avant tout, je tiens à remercier NetGalley et Aurélie des éditions Presses de la Cité pour m'avoir permis de découvrir ce livre avec lequel j'ai passé un excellent moment! J'ai totalement craqué pour la couverture, et à force de voir les avis élogieux pleuvoir un peu partout j'ai eu moi aussi envie de découvrir cette belle histoire.
Alors préparez le plaid, le chocolat chaud et installez-vous confortablement pour un récit initiatique qui va vous faire voyager dans l'Angleterre du 19è siècle!

Amy Snow vient de perdre sa seule amie, Aurelia Vennaway. Les deux jeunes filles étaient des compagnes, des confidentes, presque des sœurs, et Amy est dévastée par cette perte. Aurelia, bien décidée à offrir à Amy l'héritage qu'elle estime devoir lui revenir, a organisé une chasse au trésor un peu particulière qui conduira Amy de ville en ville, à travers l'Angleterre victorienne, et qui lui permettra de se savoir qui elle est et ce qu'elle veut faire de sa vie.

J'ai beaucoup aimé suivre le périple d'Amy, c'est une jeune fille attachante qui n'a pas eu une vie facile au sein de la famille Vennaway, qui n'a eu de cesse de lui faire sentir qu'elle n'était pas à sa place chez eux. Maintenant qu'Aurelia n'est plus là, elle n'a plus de raison de rester et c'est sans regrets qu'Amy prend la route avec pour objectif de résoudre la quête qu'Aurelia lui a confiée. 
C'est le début d'un voyage qui va permettre à Amy de se découvrir, elle qui cherche désespérément savoir quoi faire de sa vie et qui n'a jamais pensé qu'un jour les quelques rêves qu'elle a pu avoir pourraient se réaliser.

Grâce à cette chasse au trésor, Amy va découvrir l'amitié, la solidarité, elle va comprendre qu'elle n'est plus seule et qu'il y a des gens qui tiennent à elle.
Ces mêmes personnes, qu'Aurelia a rencontrés avant elle, vont lui être d'une aide précieuse, car la quête ne sera pas toujours de tout repos: en effet, Aurelia ayant exigé le secret le plus absolu, cela oblige Amy à voyager seule et à garder son secret, quitte à blesser des gens.

De ce fait, Amy est tiraillée entre aller jusqu'au bout de la quête et honorer la mémoire de sa seule amie, ou abandonner et vivre enfin sa vie. Seulement voilà, Amy a un sens de l'honneur assez poussé, et l'idée de laisser tomber et de ne pas connaître le secret d'Aurelia lui est finalement intolérable. 
Mais en faisant ce choix, Amy risque de perdre l'amour qu'elle vient juste de rencontrer, son prétendant ne comprenant pas forcément son choix et sa loyauté indéfectible à Aurelia.

Cela ne m'a pas empêchée de passer un très bon moment en compagnie de ce livre, et ce malgré le fait que j'avais découvert le secret d'Aurelia depuis un moment, avant même qu'Amy ait des soupçons. Je n'ai pourtant pas été frustrée, car j'étais curieuse de voir comment l'auteur allait amener ce secret. Je craignais une explication rocambolesque, mais il n'en a rien été, bien au contraire! C'est une très jolie histoire, forcément triste, et qui m'a beaucoup émue.

Ajoutez à cela le fait que les deux amies sont des passionnées de lecture, que l'on parle régulièrement de Dickens et même du grand Wilkie Collins, et vous comprendrez que cela a achevé de me séduire.
Le côté historique est parfaitement retranscrit, que ce soit les tenues, l'atmosphère, les auteurs de l'époque, tout sonne vrai et je me suis vraiment crue à l'époque victorienne.
De plus, le style est fluide, ça se lit tout seul, et plus d'une fois je me suis retrouvée happée par ce livre, incapable de le reposer afin de me consacrer à d'autres choses.

C'est donc avec un pincement au cœur que j'ai refermé ce livre, que je ne peux que vous conseiller si vous aimez les belles histoires tragiques et les romans historiques! 

lecture très agréable

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un auteur qui a été une découverte pour moi

mercredi 7 septembre 2016

Le secret de Pembrooke Park

Quand j'ai vu ce livre dans mon centre culturel, j'ai su que je ne résisterais pas: la couverture (non mais regardez-moi cette robe!), le résumé, le livre objet lui-même, tout me disait qu'il fallait que je l'achète. Une chose est sûre: je ne regrette pas mon achat, juste d'avoir attendu si longtemps avant de le lire! ^^

Jeune femme sensée, Abigail Foster s'inquiète pour l'avenir de sa famille depuis qu'ils sont ruinés jusqu à ce qu'un étrange notaire leur propose d'emménager dans un grand manoir, Pembrooke Park, abandonné depuis dix-huit ans. Son père et elle s'y rendent et sont accueillis par le charmant vicaire, William Chapman, qui leur apprend que, selon des rumeurs, la maison renfermerait un trésor... Aux prises entre de vieux amis et de nouveaux ennemis, Abigail ignore les dangers auxquels elle devra faire face avant de lever le voile sur ces mystères et de trouver l'amour qu'elle recherche depuis toujours...

Avouez... Entre ce résumé plus qu'alléchant et cette sublime couverture, comment résister? Alors certes, c'est une jolie petite brique, mais il se lit tout seul, et plus d'une fois j'ai eu du mal à le reposer tellement j'étais prise par l'histoire.

C'est fluide, bien écrit, dans la pure tradition du roman gothique: il y a une vieille demeure abandonnée, pleine de poussière, avec ses coins sombres, ses fantômes et ses secrets vieux de vingt ans. Un beau programme pour notre héroïne, et du coup pour moi aussi: ce livre n'est pas sans me rappeler ceux de Wilkie Collins, un auteur que j'aime énormément, et ce n'est pas peu dire car à mes yeux peu d'auteurs sont capables de rivaliser avec lui. 

Ca a été un vrai plaisir de suivre Abigail, une héroïne attachante, forte, mais aussi sensible, sur qui sa famille a un peu trop tendance à se reposer. Aussi, quand sur son conseil son père investit dans une affaire qui par la suite fait faillite, elle accepte d'en prendre tout le blâme.  
Alors qu'elle cherche un logement plus adapté à leurs moyens, voilà que se présente à leur porte un étrange notaire qui leur propose d'emménager à Pembrooke Park, un manoir abandonné depuis dix-huit ans. N'ayant pas vraiment le choix et la demeure appartenant à de la famille éloignée, Abigail accepte...

Pembrooke Park recèle bien évidemment son lot de secrets et de fantômes dans ses placards, et la nature curieuse d'Abigail va la conduire à mener l'enquête. Mais plus elle pose des questions quant au propriétaire, au passé des Pembrooke ou autre, moins elle a de réponses tant certains habitants semblent peu déterminés à remuer le passé. 

Les personnages ne sont pas en reste, et ils sont tous intéressants à leur manière, que ce soit le séduisant vicaire, la mystérieuse Jane ou le cousin un peu trop curieux. Chacun a un caractère bien dessiné, même les personnages secondaires ne sont pas en reste, ce qui est fort agréable et nous change des héroïnes au QI d'huître et autres personnages aussi creux qu'une cuillère à soupe.

Il y a également de la romance dans ce récit, mais fort heureusement cela ne prend pas toute la place. Abigail se pose des questions quant à son avenir, notamment amoureux. En effet, elle n'est toujours pas mariée et l'homme qu'elle aime en secret semble lui préférer sa petite sœur, très jolie mais un peu trop frivole. L'entrée en scène de William Chapman bouleverse un peu ses certitudes, car le séduisant vicaire semble être tombé sous son charme et il ne la laisse pas non plus indifférente. 

Du coup, j'avoue avoir eu très peur de me retrouver face à un triangle amoureux, mais mes craintes se sont finalement avérées infondées (ouf!!). Abigail hésite, certes, mais ses tergiversations sont on ne peut plus légitimes: entre la ruine, la petite sœur qui attire tous les regards et son amour qu'elle pensait immuable pour Gilbert, Abigail ne sait plus trop où donner de la tête.

Seul tout petit bémol: j'avais plus ou moins deviné le secret d'un des personnages assez tôt dans le roman. Cependant, Julie Klassen a réussi à noyer le poisson et à partir dans une autre direction, ce qui fait que je me suis demandé si mon raisonnement était le bon. Du coup, cela n'a en rien gâché ma lecture, puisque je me suis posé des questions jusqu'à la fin, ne criant victoire qu'une fois la confirmation de mes soupçons enfin obtenue. 

Bref, ce roman est un habile mélange entre les romans de Jane Austen pour la peinture des coutumes et mœurs de l'époque ainsi que pour la jolie romance, ceux de Wilkie Collins pour le côté enquête, le tout saupoudré d'un peu de l'ambiance torturée et un peu gothique que l'on retrouve dans les romans des sœurs Brontë. 
L'auteur n'a donc pas à rougir de la comparaison avec de si illustres auteurs, car c'est fort mérité pour un roman franchement réussi!

coup de cœur!

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