mardi 21 juin 2016

Le sang des Dieux et des Rois, tome 1

Quand ce livre a commencé à apparaître partout sur les blogs, j'avoue qu'il a titillé ma curiosité. Alors quand Babelio a organisé une Masse Critique spéciale pour le recevoir, j'ai décidé de me laisser tenter...

A 16 ans, Alexandre, héritier du trône de Macédoine, est en passe de découvrir son destin de conquérant, mais se trouve irrésistiblement attiré par une nouvelle venue... 
Katerina doit naviguer dans les eaux troubles des intrigues de cour tout en taisant sa mission secrète : tuer la reine. Mais c'est sans compter sur son premier amour... 
Jacob est prêt à tout sacrifier pour gagner le cœur de Katerina, même si cela signifie se mesurer à Héphestion, tueur sous la protection d'Alexandre. 
Et, par-delà les mers, Zofia, princesse persane fiancée à Alexandre sans l'avoir rencontré, désire changer sa destinée en partant en quête des légendaires et mortels Mangeurs d'Esprit.

J'aime beaucoup tout ce qui touche à la mythologie grecque (il faudrait d'ailleurs qu'un de ces jours je me décide à terminer la saga Percy Jackson) et j'avoue qu'à la lecture du résumé de ce livre, je me suis dit qu'il pourrait fortement me plaire. Ajoutez à cela le nom d'Alexandre et la sublime couverture, et il était bien sûr impossible que je passe à côté.

Quand j'ai vu qu'il s'agissait d'un roman jeunesse, j'ai quand même eu une légère appréhension: en général, j'ai du mal avec ce genre, je suis très exigeante et souvent déçue. Mais une fois encore, ce livre me prouve que j'ai tort, qu'il existe de très bons romans dans cette catégorie et que tous ne sont pas à mettre dans le même panier.
 
Le gros point fort de ce livre, c'est le côté choral. Nous suivons sept personnages, chaque chapitre concerne l'un d'eux et nous permet de suivre ses aventures. 
Alors oui, il y en a que j'ai préférés à d'autres, mais forcément sur les sept je savais d'avance que je ne les apprécierais pas tous. J'ai eu une petite préférence pour Kat, elle et Alexandre sont les deux personnages qui ont l'évolution la plus intéressante.
Cynané, la demi-sœur d'Alexandre, est un personnage difficile à cerner, j'ai hâte de voir où l'auteur va l'emmener par la suite. Quant à la reine Olympias, c'est LA garce du roman! Même si au final peu de chapitres lui sont consacrés, cela a suffi pour que je m'en méfie comme de la peste, et là aussi j'ai hâte de voir ce que la suite lui réserve.
Même chose pour Jacob, que l'on quitte dans une position délicate à la fin de ce premier tome. 
Quant à Zofia, c'est celle avec qui j'ai eu le plus de mal. C'est la petite princesse pourrie gâtée incapable de se satisfaire de ce qu'elle a et qui veut toujours autre chose. Elle est d'une grande naïveté et se jette bêtement dans la gueule du loup sous couvert de vouloir vivre une autre vie, amenant par là le chaos autour d'elle. Bref, j'avoue que j'ai souvent levé les yeux au ciel en lisant les chapitres qui lui étaient consacrés, et même si ce qu'elle vit n'est vraiment pas enviable j'ai eu du mal à la plaindre...

On sent également qu'il y a un gros travail de recherche au niveau historique et mythologique, et cela s'avère payant car pour ma part je me suis plutôt bien immergée dans l'époque choisie, je n'ai pas relevé d'anachronismes particuliers durant ma lecture. C'est bien retranscrit, les détails sont foisonnants mais sans que cela alourdisse le texte, qui d'ailleurs est d'une grande fluidité et très agréable à lire.

J'avoue par contre m'être fait une petite frayeur en ce qui concerne Alexandre et Katerina: dès leur rencontre, on sent entre eux comme une étincelle, leur relation évolue de suite vers quelque chose d'ambigu, et là je me suis dit "Oh non par pitié ne me dites pas que ces deux-là vont se la jouer romance!" Le suspense est très bien maintenu pendant la quasi-totalité du livre avant que l'on comprenne au final la véritable nature de cette relation.
Là encore d'ailleurs, petit bémol: je trouve qu'Alexandre prend les choses plutôt bien! Les révélations qu'on lui annonce ne sont pas banales, et il les accepte sans broncher, sans poser de questions ou même essayer de les réfuter. Dommage, car cela enlève de la crédibilité à son personnage! 

Cependant, il y a aussi quelques petits points négatifs que je n'ai pas pu m'empêcher de relever: déjà, cette manie qu'a l'auteur de donner des surnoms à ses personnages: Alex, Kat, Cyn, Héph... C'est peut-être un détail, mais j'avoue que ça m'a agacée, j'ai trouvé que ça ne faisait vraiment pas raccord avec l'ambiance et l'époque.

Il y a aussi pas mal d'intrigues emmêlées dans ce premier tome, du coup il est facile de perdre le fil! J'espère que l'auteur trouvera à chacune une solution satisfaisante, sans céder aux sirènes de la facilité.
De même, les personnages secondaires sont un peu trop nombreux: je sais que tout est fait pour donner à ce récit des accents de vérité et un aperçu de la vie telle qu'elle était à l'époque, mais entre les soldats, les Seigneurs ésariens, les suivantes, etc, j'avoue que parfois je ne savais plus trop qui était qui.

Sont à noter également quelques maladresses, des petites longueurs et répétitions, mais rien de bien méchant. Eleanor Herman rend son temps, il est vrai qu'il y a pas mal de descriptions, mais n'oublions pas qu'il s'agit avant tout d'un tome d'introduction qui sert à poser les bases de l'univers choisi par l'auteur ainsi que des nombreuses intrigues qu'elle a réussi à tisser tout au long des pages de ce livre.
Du coup, tout cela laisse peu de place à l'action, celle-ci intervenant surtout dans les dernières pages. Soudain tout s'accélère, on a quelques éléments de réponse, et tout cela laisse bien entendu la porte ouverte à la suite de cette histoire.

Et enfin, pour un roman de fantasy, il est dommage que la magie n'intervienne que si peu. Il faut attendre d'avoir dépassé la moitié (bien tassée) pour avoir une définition assez peu approfondie hélas des différents types de magie qui parcourent le monde de nos héros: j'espère qu'on en saura plus dans le prochain tome, car là aussi l'auteur a titillé ma curiosité tout en offrant peu de réponses, me laissant sur ma faim.

Il n'empêche que j'ai passé un très bon moment en compagnie de ce livre, et j'avoue avoir hâte de lire le tome 2 et de connaître la suite des aventures d'Alexandre, Katerina et les autres.


lecture très agréable

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Encore merci à Babelio et à leur Masse Critique pour m'avoir permis de découvrir ce livre!


Merci également aux Editions Robert Laffont et à la Collection R pour cet envoi!

dimanche 19 juin 2016

Lockwood & co, tome 1 - L'escalier hurleur

Je connaissais Jonathan Stroud de nom, suite à sa trilogie Bartiméus, que je n'ai jamais lue alors que j'ai pendant très longtempshésité à me la procurer. Puis je suis tombée sur ce titre, et là je n'ai pas hésité, le résumé en promettait tellement!

Un terrible fardeau s’abat sur Londres : des fantômes envahissent les rues de la ville, s’introduisent dans les maisons et terrorisent leurs occupants… La jeune et talentueuse Lucy Carlyle, promise à une grande carrière de chasseuse de spectres, vient d’intégrer la modeste agence du déjanté Anthony Lockwood. Mais leurs affaires vont mal. Les agences d’extermination de fantômes fleurissent et la concurrence est rude. Impossible de refuser le moindre contrat, même si la mission s’avère des plus dangereuses… C’est ainsi que Lockwood et Lucy se retrouvent en pleine nuit dans la terrifiante demeure de la famille Hope, à traquer le fantôme du sanguinaire duc rouge.
Un escalier hurlant, une chambre de torture, des squelettes derrière toutes les portes… un seul mot d’ordre: ressortir vivants!

Avant tout, je voudrais pousser une petite gueulante: c'est quoi cette manie de nous pondre des résumés qui dévoilent une partie voire toute l'intrigue? 
Ici, l'expédition de Lockwood et Lucy chez les Hope a lieu à la fin du livre. Du coup, plus j'avançais dans ma lecture, plus j'attendais cette fameuse rencontre avec le fantôme du duc rouge. Résultat, j'avoue avoir été un peu déçue car je pensais que cet évènement prendrait une place prépondérante et surtout arriverait beaucoup plus tôt.

Mais passons cela et concentrons-nous sur le reste.
Le gros point fort de ce livre, c'est son humour. Certes, je ne me suis pas tordue de rire, mais j'ai souri très souvent. Les personnages sont hauts en couleur, à commencer par Lockwood: c'est une tête brûlée, il a un peu tendance à prendre les choses à la légère et à foncer tête baissée sans vraiment se soucier des conséquences. Résultat, lui et son équipe se retrouvent bien souvent dans la mouise sans vraiment le vouloir.

Lucy est plus terre à terre, elle prend les choses plus au sérieux. C'est également elle la plus sensible, un don très utile qui lui permet d'entendre les fantômes.
Et enfin, il y a George, le mec un peu lourdaud qui manie l'ironie comme personne. C'est le plus réfléchi de tous, celui qui se colle aux recherches, l’accro aux bouquins qui aime prendre son temps quand Lockwood se montre totalement impulsif.
Bref, ce trio pas comme les autres va se retrouver aux prises avec différents fantômes, et s'en sortir de façon pas toujours très heureuse.

Car depuis quelques années, Londres est aux prises avec le Problème: la ville est envahie par les fantômes, pas tous très sympathiques d'ailleurs. Cela va de la simple apparition à l'esprit réclamant vengeance, et c'est à ce type de spectres que Lucy et les autres vont avoir affaire. Peu à peu, nous suivons notre trio dans son enquête pour découvrir l'identité de la malheureuse assassinée et de son meurtrier. 

J'ai beaucoup aimé ce côté "enquête", au vu du résumé je ne m'y attendais pas vraiment. L'autre aspect que j'ai adoré, c'est l'ambiance oppressante du livre: couvre-feu, fantômes (pas forcément pacifiques) qui envahissent la ville... Je n'ai pas hurlé de peur, mais je pense qu'un lecteur plus jeune pourra avec ce livre avoir sa dose de frissons pour un petit moment!

Par contre, j'ai trouvé qu'il y avait pas mal de longueurs, on tourne parfois en rond, et j'avoue qu'il m'est arrivé de ne pas avoir vraiment envie de reprendre ma lecture. Les choses se mettent en place trop lentement, certaines révélations ne m'ont pas surprise car je les avais devinées par avance, bref j'avoue m'être ennuyée par moments.
Et pourtant, la fin m'a emballée. A partir du moment où notre trio prend la route de la demeure des Hope, j'ai été scotchée et j'ai dévoré toute cette partie. D'ailleurs, je regrette que le livre n'ait pas eu la même intensité tout du long!

Bref, Lockwood & co est un bon livre de fantômes, angoissant comme il faut par moments et également capable de petites touches d'humour bienvenues. 
Je pense être malgré tout un peu passée à côté car je ne l'ai pas lu d'une traite, c'était mon livre "de sac à main", du coup je l'ai lu de façon très hachée et j'ai eu beaucoup de mal à m'y plonger.
Du coup, je ne sais pas si je lirai la suite des aventures de notre trio de chasseurs de fantômes: si l'occasion se présente, pourquoi pas, mais je me jetterai pas dessus à sa sortie en poche...

lecture sympa

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mercredi 15 juin 2016

Désolée, je suis attendue

J'ai lu tant de belles choses au sujet de ce roman que je n'ai pas pu résister à la tentation de m'y plonger à mon tour. Sachant que c'est le premier livre de l'auteur que je lis, le pari a-t-il été réussi? Je vous laisse deviner...

Yaël ne vit que pour son travail. Brillante interprète pour une agence de renom, elle enchaîne les réunions et les dîners d'affaires sans jamais se laisser le temps de respirer. Les vacances, très peu pour elle, l'adrénaline est son moteur. Juchée sur ses éternels escarpins, elle est crainte de ses collègues, et ne voit quasiment jamais sa famille et ses amis qui s'inquiètent de son attitude. Peu lui importe les reproches qu'on lui adresse, elle a simplement l'impression d'avoir fait un autre choix, animée d'une volonté farouche de réussir. Mais le monde qu'elle s'est créé pourrait vaciller face aux fantômes du passé...

C'est le premier roman de l'auteur que je lis, mais certainement pas le dernier! J'avoue que les précédents titres m'attiraient par leur originalité sans que j'ose me lancer. Mais ici, le titre combiné à cette couverture que je trouve magnifique ont eu raison de moi. Ajoutez à cela les avis très positifs qui ont commencé à fleurir un peu partout, et vous comprendrez aisément qu'il était impossible que je résiste à la tentation.

Nous suivons donc Yaël, working girl pur jus, qui court de rendez-vous en dîners d'affaires et qui fait passer le travail avant tout, même avant sa famille. Brillante interprète dans une prestigieuse agence, elle est admirée mais surtout crainte de ses collègues. Peu importe les reproches que l'on peut lui faire, pour Yaël sa vie est parfaite et elle n'est pas prête d'en changer.

Pourtant, au tout début de ce livre, nous avons affaire à une Yaël bien différente, qui aime faire la fête et qui n'en a pas grand chose à faire de son travail. Un évènement va venir bousculer tout cela, et on se rend compte que c'est à partir de ce moment que la vie de Yaêl va changer, faisant d'elle la femme froide qu'elle est devenue.

Car il faut bien l'avouer, Yaël est une vraie harpie, un glaçon que rien ne peut atteindre, vouée corps et âme à son travail, accro à son téléphone et à ses escarpins, et bien souvent j'ai eu envie de lui mettre des claques.
Puis arrive le moment où cette belle carapace se fissure, quand soudain Yaël n'a plus le choix: son patron l'envoie en vacances forcées, et contre toute attente elle accepte de partir avec sa sœur et son ancienne bande d'amis. 
Là-bas, peu à peu, Yaël laisse tomber le masque, et je dois avouer que cette jeune femme-là est bien plus agréable à vivre que l'accro du travail! 
Le retour de son ami Marc dans sa vie lui permet de prendre un nouveau départ, de s'apercevoir que sa conception de la vie n'est peut-être pas la bonne et que l'on peut être épanouie sans travailler comme une forcenée.

Alors oui, au vu du premier chapitre de ce roman, on se doute bien de ce qui a poussé Yaël à devenir celle qu'elle est aujourd'hui, on devine quelle blessure profonde l'a marquée au point de lui faire radicalement changer de vie. Du coup, il n'y a pas vraiment de suspense de ce côté-là, mais c'est si joliment raconté que pour ma part je n'en veux pas à l'auteur de ne nous avoir rien laissé deviner par nous-mêmes
Je me suis laissée guider, mener par le bout du nez, avec un plaisir non dissimulé. J'étais totalement accro à cette lecture, et je n'avais qu'une hâte, pouvoir m'y replonger.


Bref, ce livre est une ode à la vie, à l'espoir, à la reconstruction de soi et au bonheur des secondes chances. Yaël saura-t-elle saisir la sienne? Fera-t-elle les bons choix? Pourra-t-elle de nouveau accorder sa confiance aux autres? Pour le savoir, lisez ce livre, honnêtement c'est une vraie pépite...

coup de cœur!

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mardi 14 juin 2016

Top Ten Tuesday #127



Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini.
Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et est désormais repris en français sur le blog de Froggy.


Voici le thème du jour:  Les 10 raisons qui font que je préfère les livres papier aux ebooks.



1. S'il y a bien une chose qu'on ne peut faire qu'avec un livre papier, c'est le toucher. Le sentir sous ses doigts, il n'y a rien de mieux!

2. Difficile également de feuilleter un ebook! Personnellement, c'est l'une des choses que je préfère faire ^^

3. Admirer la couverture. Pour peu qu'en plus elle soit en relief ou brillante, c'est encore mieux! Ca rend rarement aussi bien sur tablette ou liseuse...

4. Voir les dos s'aligner sur les rayonnages d'une bibliothèque, ou dans une librairie, ça n'a pas de prix et c'est tellement beau!

5. Enfouir le nez dans un livre pour en sentir l'odeur... Je vous défie d'en faire autant avec un livre numérique!

6. Mettre un marque-page, regarder sa progression et voir combien de pages environ il reste avant la fin.

7. Flâner dans une librairie/un centre culturel/une bibliothèque...



Et voilà pour moi! Et vous, quelles sont les 10 raisons qui font que vous préférez les livres papier aux ebooks?