jeudi 15 novembre 2012

La maison en pain d'épices

J'ai aujourd'hui testé mon premier roman suédois avec La maison en pain d'épices de Carin Gerhardsen. Ce titre m'a de suite fait penser au conte de Hansel et Gretel, même s'il ne faut y voir aucun lien.
 
Enfant, Thomas était le souffre-douleur de ses petits camarades de classe. Coups, brimades, violence, rien ne lui a été épargné. Le pire a sans doute été que la maîtresse ne voyait rien, puisque personne n'a jamais été puni. 
Quarante ans plus tard, un homme est retrouvé assassiné, bientôt suivi d'une femme. Leur point commun? Avoir été en classe avec Thomas.
Alors que les meurtres se succèdent, la police se tourne naturellement vers lui: se pourrait-il que l'ancienne victime ait décidé de se venger et de devenir bourreau à son tour? Bien qu'il fasse figure de suspect idéal, Thomas jure qu'il est innocent... Qui croire? Les apparences peuvent-elles être trompeuses?
 
Ce que j'ai apprécié, c'est que le récit soit entrecoupé de morceaux du journal de l'assassin. Il nous y raconte son état d'esprit en voyant ce que sont devenus ses anciens tortionnaires, il y décrit les meurtres, sa manière de procéder... C'est parfois même assez gore! Mais cela donne du rythme au récit, on a l'impression d'assister au jeu du chat et de la souris avec les enquêteurs.
 
Du coup, la question se pose: Thomas est-il vraiment l'assassin? Ce journal est-il le sien? L'a-t-il écrit sous le coup de la folie, dans l'excitation qui suit le meurtre accompli? Car il y a une vraie différence de style entre le journal de l'assassin et les passages où Thomas nous raconte sa vie...
 
Au final, je ressors de ce roman avec un avis mitigé, qui ne concerne pas ma lecture mais plutôt le résumé de quatrième de couverture. Si on en croit ce qui y est dit, Thomas semble soupçonné dès le début de l'enquête, alors qu'il n'en est rien: les inspecteurs ne font le lien avec lui que vers les 2/3 du livre. Du coup, j'ai eu un peu l'impression d'avoir été trompée sur la marchandise...
D'autant qu'avec un peu d'attention, on devine assez rapidement qui est le coupable. Mais cela ne gâche en rien la lecture, car l'auteur nous brosse une peinture assez intéressante de l'esprit tordu du meurtrier, et pour ma part j'ai aimé suivre le déroulement de cette enquête.
 
lecture agréable
 
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